Tourisme durable


Un tourisme durable pour Diego Suarez.

La lutte contre la pauvreté est à l’agenda politique du gouvernement malgache depuis plusieurs années. Elle constitue l’un des axes centraux d’une nouvelle stratégie de développement telle que celle présentée par le Madagascar Action Plan (MAP). Les projets envisagés visent une réduction de la pauvreté et une amélioration de la qualité de vie de la population. Afin d’atteindre ces objectifs Madagascar a présenté des stratégies liées à la protection de la biodiversité en s’appuyant sur le développement de secteurs à fort potentiel de croissance dont le tourisme. Le gouvernement malgache adhère au paradigme de « la valorisation de la biodiversité qui propose simultanément la réduction de la pauvreté et la préservation des ressources ». Il s’appuie sur le constat suivant: la préservation du capital naturel peut être utilisée comme levier de développement en positionnant le tourisme, en particulier l’écotourisme, comme un vecteur privilégié du développement durable.

Malgré les crises politiques à répétition que subit le pays depuis 2002, le nombre de touristes sur la Grande Île ne cesse d’augmenter. Bien que cette évolution représente une opportunité économique et sociale pour le pays, elle est également une source de pressions considérables sur l’environnement. Car un développement touristique non maitrisé risquerait d’altérer en de nombreux endroits de l’île la qualité et la richesse des patrimoines naturels et culturels.

La côte de la baie de Diego Suarez et son hinterland sont encore relativement intouchés par le développement touristique mais l’on voit en ville de Diego Suarez des bâtisses en rénovation ou en construction (supermarchés, banques, restaurants, boîtes de nuit, hôtels…), ce qui laisse présager l’arrivée en masse de touristes dans la région. En prévoyance d’un développement touristique non maitrisé, Azimut souhaite intervenir dans le plan du développement touristique de la ville de Diego Suarez et ses environs en se penchant sur cinq volets qu’elle considère prioritaires:

  1. faire évoluer les pratiques actuelles des professionnels du tourisme vers des pratiques durables;
  2. fournir de meilleurs bénéfices économiques aux populations locales et améliorer les conditions de vie des communautés d’accueil;
  3. fournir aux touristes l’occasion d’une visite agréable et d’un contact enrichi de relations étroites avec les populations locales et de la compréhension des problématiques culturelles, sociales et environnementales particulières à ce coin de pays;
  4. appuyer la promotion du tourisme vert;
  5. responsabiliser les individus, les organisations et les entreprises œuvrant dans le secteur du tourisme et les informer de l’impact de leurs actions.