Les bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi

JIJ 2016 - Affiche Comment trouver emploi sans diplomeDésireux d’assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS), un groupe de jeunes bénévoles ont, le 10 août 2016, profité de la Journée Internationale de la Jeunesse, pour animer une conférence-débat. Le titre était accrocheur : « Comment trouver un emploi sans diplôme ? ». L’objectif visé était d’entretenir les jeunes de la CUDS des bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi.

Le chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. Il atteint le taux de 6,4%[1]. Souvent, les qualifications de ces jeunes chômeurs ne satisfont pas les exigences du marché du travail en milieu urbain. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates arrivent chaque année sur le marché du travail[2].

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence animée par Marino Dahy, Landry, Mouna Souleman et Joëlle Dize Dio. Le nombre de participants peut apparaître dérisoire par rapport à tous les jeunes ciblés mais les organisateurs ne s’attendaient pas à autant d’intérêt de la part de ceux qui ont assisté à la conférence. Les quatre responsables de cette initiative s’estiment satisfaits des résultats atteints. Ils remercient l’ONG Azimut et cinq personnes ressources (Todizara Andrianajaina, Rachidy Ali, Eric Botoronono, Francklin Reydellet, Enrico Botoumamou) pour leur appui dans la réalisation de cette première.

Des avis mitigés sur le bénévolat

Au cours de la conférence, un débat « pour ou contre le bénévolat ? » a été organisé. De nombreux partisans du « contre » tenaient mordicus au fait que tout travail mérite un revenu. Suite à de mauvaises expériences bénévoles mal encadrées et aux objectifs flous, d’autres adversaires du bénévolat considéraient qu’il s’agit d’une perte de temps. Découragés par leur première expérience bénévole, certains ne souhaitent plus s’engager.

IMG_1507Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie travailler inutilement, illustre le manque de reconnaissance de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels partisans, alors que leurs bienfaits sont évidents.

Les participants en faveur du bénévolat ont su démontrer que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience, le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent à l’embauche. Selon ces participants, le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et montrer sans avoir à le mentionner qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Un employé de la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports a proposé une solution pour encourager les jeunes à s’engager bénévolement et pour rehausser l’image du bénévolat :il s’agirait de lui donner un cadre légal.

Le bénévolat : un substitut à l’emploi ?

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter son temps et ses compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du travail ou du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière de base.

IMG_1527Les animateurs ont essayé de démystifier le caractère négatif qu’on attribue au bénévolat en expliquant aux jeunes que le bénévolat n’est pas un emploi ni une activité dans laquelle s’engager à temps plein. En effet on peut participer bénévolement pour une journée ou quelques heures à une action ponctuelle de bénévolat. Marino, Mouna, Landry et Joëlle ont également suggéré aux participants de trouver un équilibre entre le bénévolat et leur recherche d’emploi mais aussi de cibler leurs actions bénévoles en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir, de leurs disponibilités et des attentes professionnelles des employeurs auprès desquels ils souhaitent postuler.

Comment trouver un emploi, sans diplôme ?

Des conseils utiles ont été prodigués lors de cette matinée, afin que les jeunes à la recherche d’emploi sachent construire un curriculum vitae fonctionnel, différent d’un simple CV chronologique habituel. Les jeunes présents ont compris qu’ils sont nombreux à posséder le même profil et à chercher à intégrer des postes dont le nombre est limité. Les animateurs les ont encouragés à participer à des expériences associatives ou bénévoles bien ciblées, qui serviront à enrichir leurs expériences. Se démarquer des autres en fait est un atout majeur pour intégrer un secteur d’activité gratifiant ou rémunérateur. Ne pas terminer ses études n’est pas forcément un facteur handicapant. Cette conférence débat était une première, qui promet des suites.

Texte rédigé par Maryse Sahondra PARENT et Cerveau KOTOSON

[1] Région Diana (2015) Schéma Régional de Promotion de l’Emploi de la région Diana, 67pp.

[2] Région Diana (2012) Schéma Régional de Développement Economique de la Région Diana, 105 pp.

blog - 29 août 2016

Financer son stage ou sa mission de bénévolat à Madagascar

Chaque départ pour un séjour à l’étranger est différent. Pour financer votre séjour à Madagascar, tout dépend de votre situation financière et du type de mission envisagée. Découvrez sans tarder quelques astuces pour vous aider à subventionner votre voyage.

1. N’attendez pas le dernier moment !

Pour avoir accès aux bourses et aux autres types d’aide financière, prenez de l’avance. Dès que vous connaissez vos périodes de stage ou la date à laquelle vous souhaitez nous joindre, allez-vous renseigner sur les sources potentielles de financement.

2. Définissez bien votre projet

Plus votre projet sera précis, plus vous aurez des chances de décrocher une bourse. Définissez votre projet de stage ou votre mission de telle sorte qu’il fera le lien entre votre formation et vos ambitions professionnelles.

blog - 18 août 20163. Bourses à la mobilité internationale : étudiants québécois

Bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec
Les universités du Québec accordent des bourses aux étudiants qui souhaitent acquérir une expérience à l’internationale. Le programme de bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec (PBCSE) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES), s’adresse aux étudiants qui souhaitent réaliser un séjour d’au moins deux mois à l’extérieur du Québec.

Université de Montréal (UdeM)
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Université de Laval
Université de Sherbrooke (UdeS)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ)
LOJIQ offrent des bourses pour les étudiants du Québec qui souhaitent réaliser un stage à l’international dans le cadre de leurs études. Ces bourses aident les étudiants à financer leur billet d’avion et leur assurance voyage et sont applicables à pratiquement tous les pays du monde. La nature de la bourse et les modalités de participation varient selon la destination. Pour toutes informations sur les critères d’admissibilité et le dossier de candidature, consultez le site web de LOJIQ.

http://www.lojiq.org/participer/soutien-financier/
http://www.lojiq.org/participer/programmes/etudes-et-stages/stages-et-projets-etudiants/

Prochaines dates de dépôt des candidatures : 29 août jusqu’au 20 septembre 2016 à 17h00 pour les départs à partir du 16 décembre 2016 et janvier, février et mars 2017.

4. Bourses à la mobilité internationale : étudiants français

Le CROUS, par l’intermédiaire du CNOUS, propose notamment une aide à la mobilité internationale en provenance du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui est destinée aux boursiers qui effectuent un trimestre ou un semestre à l’étranger dans le cadre de leur cursus. 

5. Organismes publics

Certaines mairies, conseils régionaux ou départementaux en France apportent leur soutien financier pour des stages professionnels ou pour des actions de solidarité à l’étranger aux jeunes de leur région ou de leur département. On peut également y obtenir des informations à propos d’aide disponible dans le cadre de projets précis. Au Québec on peut s’adresser aux députés ou maires d’arrondissement. En échange de l’aide obtenue, on peut proposer aux collectivités territoriales lors de son retour de mission d’organiser soit une exposition photo, soit une intervention dans les écoles ou encore un témoignage dans le bulletin municipal.

Contactez-les, faites-vous connaître, présentez votre projet et demandez les possibilités de financer votre séjour à l’étranger.

6. Entreprises et employeurs

On peut se faire sponsoriser ou aider financièrement par des entreprises qui ont des activités en rapport avec la thématique de la mission envisagée. On peut aussi solliciter l’aide de l’entreprise de son employeur. Les bénéfices que peuvent en retirer ces entreprises sont nombreux, en voici quelques exemples : preuves d’un soutien au développement durable, renforcement du lien salarié-entreprise, motivation des salariés, argument de recrutement, enrichissement de la culture d’entreprise, développement professionnel des salariés.

7. Autres astuces pour financer sa mission à l’étranger

  • Surveillez les pages Facebook des universités : ils font circuler l’information sur les bourses dès qu’ils les reçoivent.
  • Surveillez les sites web des universités et par département : des appels d’offres y sont publiés régulièrement.
  • Bourses offertes pour les enfants de parents travaillant dans des compagnies d’envergure au Québec (p.ex. Bombardier, Bell).
  • Soutien familial.
  • Institutions financières.
  • Financement communautaire (crowdfunding) : le web déborde de possibilités pour financer des projets individuels ou de groupe.
  • Organisez une levée de fond : de nombreuses ressources existent sur Internet pour vous guider ou vous donner des idées.
  • Ministères: Sous forme de bourses pour des objectifs et des publics ciblés.