Une base de données des sites touristiques de la région DIANA

Les outils

Dans le cadre du projet de développement du circuit touristique Grand Nord de Madagascar, l’équipe  responsable de la conception des supports de promotion de ce circuit de tourisme durable a conçu quatre outils de récolte de données a propos des sites touristiques à promouvoir.  Les voici :

  1. Une fiche « état des lieux » pour les informations descriptives et techniques des sites touristiques ;
  2. Un questionnaire d’enquête à mener auprès des acteurs locaux (communautés, associations, ONG, etc.) impliqués dans la gestion des sites touristiques ;
  3. Un questionnaire d’enquête, destiné aux touristes, à diffuser dans  les bureaux de l’Office du tourisme, les hôtels, l’aéroport, etc.) ; et
  4. Une grille d’évaluation inspirée des critères propres aux chartes internationales sur le tourisme durable et pour mieux positionner le type de tourisme rencontré sur chaque site.

Le planning à court terme

Du 10 mai au 10 juin 2013, l’équipe de travail composée de Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, et de ses acolytes de l’ORTDS, Nino Rabotoarimonjy et Jerry Raminosoa respectivement chargés de la communication et du marketing, et du développement des produits, visiteront les 18 sites touristiques  le long de la route nationale reliant les 4 pôles de la région DIANA soit : Nosy Be – Ambanja – Ambilobe – Diego Suarez.

Nosy Be : Marodoka, Parc national de Lokobe, Réserve d’Ambatozavavy, Nosy Sakatia, Nosy Komba, Mont Passot et ses lacs.

Ambanja : Cascade des Bons Pères et village d’Ambobakaha, Village d’Anjiavamilay, Village d’Antsahampano, Antanambaon’ambahatra.

Ambilobe : Parc de l’Ankarana, Cascade sacrée, Barrage hydraulique.

Diego Suarez: Mer d’Émeraude, Parc de la Montagne d’Ambre, Kiosque R’art Vato à Joffreville, Ambohitsara chez Madame Myriam, Tsingy Rouges.

La base de données sur les sites touristiques

Les données récoltées sur les sites touristiques visités serviront aux activités de promotion de l’ORTDS, dont une brochure grand public du circuit.  Il est aussi prévu de s’en servir pour développer des outils de promotion pour les professionnels du tourisme et les investisseurs. La base de données servira aux gestionnaires des sites et la région DIANA y recourra pour définir une marque territoriale.

La Tribune de Diego Suarez parle de l’ONG Azimut

Merci à Laurène Laham de l’ONG Azimut et à ses collègues de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) pour leur travail de janvier à avril 2013 qui a permis de préparer les acteurs concernés par la gestion de l’îlot Suarez en mer d’Émeraude à la mise en place d’un système de gestion des déchets de cet îlot. La Tribune de Diego Suarez et du Nord de Madagascar a résumé dans un article qui leur est dédié les dernières semaines de leurs travaux. Voici l’article :

Date de parution : 1er au 14 mai 2013

Corvée d’assainissement de l’îlot Suarez.

L’Îlot Suarez situé en mer d’Émeraude à une heure de barque d’Antsiranana, est l’une des destinations les plus prisées des touristes qui visitent le nord de Madagascar. D’une superficie de 41 hectares ce site appartient à la commune rurale d’Andranovondronina dont les représentants en ont accordé la gérance à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) depuis août 2012.

L’îlot Suarez attire jusqu’à 12 000 visiteurs par an sans compter de nombreux autres utilisateurs qui s’y rendent régulièrement : guides, transporteurs, masseuses et pêcheurs de passage. Les touristes doivent s’acquitter d’une taxe de 5 000 Ariary pour y accéder. Le budget ainsi constitué est géré par l’ORTDS. Il sert entre autre à l’entretien du site et à l’amélioration des prestations offertes aux touristes.

Avant que la gestion du site soit confiée à l’ORTDS, la mairie d’Andranovondronina avait mis en place un agent d’entretien pour nettoyer les paillotes situées sur la plage. L’ORTDS a réalisé un joro pour conjurer les fady associés à l’ilot Suarez dont certains imposaient des interdits freinant la mise en place d’actions pour l’entretien du site : « Les rats et les poules d’eau sont les gardiens de l’Îlot. On ne peut pas les tuer, ni leur faire du mal. », « Il faut faire ses besoins là où la marée haute peut les récupérer. ». En effet le dilemme était de taille : respecter à la fois l’environnement et les coutumes malgaches locales. En octobre 2012, l’ORTDS a effectué une journée de collecte de déchets avec la participation des transporteurs et fait construire un bac à ordures en ciment sur l’ilot. Or force fut de constater que les déchets s’étaient amassés derrière les paillottes. En plus des objets apportés par les courants marins, on retrouvait sur l’ilot des excréments, des bouteilles, des boîtes de conserves, des noix de coco… Les rats proliféraient. De mauvaises odeurs se faisaient sentir.

Une première corvée de nettoyage vient de débarrasser l’ilot d’une grande partie des déchets dont on l’avait encombré au cours des visites qui y ont effectué pêcheurs et touristes depuis une dizaine d’années. L’esthétisme du site et son environnement étaient menacés par l’accumulation de déchets dont certains avaient un impact direct sur la faune et la flore (prolifération des rats) et sur l’hygiène et la santé des visiteurs. Cette corvée s’est inscrite  dans le projet de mise en place d’une gestion durable des déchets de la mer d’Emeraude mis au point par l’ONG Azimut et l’ORTDS du mois de janvier au mois d’avril 2013. Des associations de transporteurs, de masseuses et d’artisans, des opérateurs touristiques et d’autres ONG y ont pris une part active à la corvée de nettoyage le samedi 23 mars dernier. Les déchets ont été triés selon leur matière et leur utilité par les vingt-quatre personnes présentes à l’événement. Des ateliers d’animation pré-corvée, en vue de préparer les différents acteurs identifiés pour la mise en place du système de gestion, ont appris aux participants l’importance du tri et les techniques de compostage ; un concours a été organisé pour la réalisation d’œuvres d’art avec des déchets réutilisables avec la participation d’artisans de l’association Sameva et du CITE d’Antsiranana.

La corvée a permis de recueillir de nombreux sacs de coques de noix de coco qui sont des matières premières utiles aux artisans. Au total 55 sacs de déchets ont été remplis. Les déchets inutilisables ont été acheminés à la décharge de la Commune urbaine d’Antsiranana grâce au camion de Toto Circuits Diego. Les déchets réutilisables ont été récupérés par une entreprise de collecte de déchets, Ecologik’Mada, qui revend les déchets sur la capitale pour être retransformés. Cette journée a été rendue possible grâce à la taxe prélevée par l’ORTDS et grâce à la participation financière et en nature de Toto Circuits Diego et d’Evasion Sans Frontières.

Il a fallu à l’équipe de l’ONG Azimut et de l’ORTDS trois mois de travail et d’animation pour préparer cette journée de nettoyage. Pour assurer la collecte des déchets à court et à moyen terme, la mobilisation des acteurs locaux tels que les guides-transporteurs et les masseuses ainsi que les membres des associations d’artisans s’avère essentielle. L’absence de participation et de conscientisation des membres de ces communautés constituerait un handicap à la pérennisation de ce projet.

Le 7 avril, la directrice de l’ONG Azimut, Maryse Sahondra Parent, sa stagiaire Laurène Laham, et Julda Milatianjary, animatrice à L’ORTDS, ont fait un compte-rendu des activités de mise en route d’un système de gestion des déchets de la mer d’Emeraude. Un suivi rigoureux des membres gestionnaires de l’ORTDS reste à effectuer auprès des différents acteurs impliqués pour que la chaîne tri-stockage-collecte-redistribution soit respectée et reste ancrée dans les pratiques de chacun des usagers. Affaire à suivre.

Une étape du projet de promotion d’un circuit de tourisme durable à Madagascar

L’équipe formée de représentants de l’ONG Azimut et de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) chargée de la conception des supports de promotion du circuit de tourisme durable dans la Région DIANA vient de valider la méthodologie et les outils d’enquête élaborés pour la phase terrain prévue en mai et en juin 2013. L’équipe récoltera des données ciblées sur les sites touristiques à promouvoir et les divers acteurs impliqués dans la gestion de ces sites. Soucieuse de tenir compte des avis de l’ensemble des acteurs du développement du tourisme local, l’équipe leur a présenté ses outils de travail lors d’une réunion tenue dans les locaux de l’ONG Azimut le mardi 30 avril 2013 à laquelle ont assisté les directeurs de la Direction du Développement Régional et de la Direction Régionale du Tourisme ainsi que le président du Conseil d’Administration de l’ORTDS. La réunion fut fort animée et enrichissante pour l’ensemble des invités. Ces derniers ont démontré leur intérêt pour le projet et ont promis leur soutien. Les informations récoltées au cours des enquêtes à venir serviront à élaborer une brochure sur un circuit de tourisme durable de la région DIANA. Il s’agit en fin de compte de concurrencer les circuits touristiques offerts dans le sud de Madagascar, de prolonger le séjour des touristes dans le nord et de diversifier l’offre touristique de la région DIANA, connue jusqu’à maintenant pour le seul tourisme de type balnéaire.