Recrutement d’un stagiaire malgache en recherche socio-économique

L’ONG Azimut intègre de jeunes malgaches dans les tâches de développement de leur coin de pays, en leur offrant une expérience encadrée pour qu’ils puissent mettre à profit les connaissances acquises au cours de leurs études ou de leur parcours professionnel. Azimut leur permet ainsi d’acquérir des compétences et des attitudes complémentaires dont ils auront besoin pour travailler efficacement.

Josée-Anne Bouchard et Maryse Sahondra Parent, respectivement stagiaire et directrice générale de l’ONG Azimut reçoivent en entrevue une dizaine de candidats qui ont été retenus parmi ceux qui ont postulé pour le poste de stagiaire en recherche socio-économique de la pêche au crabe de mangrove. Le stagiaire malgache embauché participera à l’élaboration de questionnaires d’enquête sur la pêche au crabe dans l’extrême nord de Madagascar et à la réalisation d’entrevues au sein de villages côtiers. Il aidera à la traduction des documents et développera des pistes d’analyse à l’aide des données recueillies.

Esquisse d’un circuit de tourisme durable à Madagascar

Voici le projet : un tracé de 250 kilomètres reliant l’île touristique de Nosy Be à la 2ème plus grande baie du monde, celle de Diego Suarez, en passant par les deux pôles ruraux d’Ambanja et d’Ambilobe. Sur ce parcours, une palette de 19 sites mettant en vedette les patrimoines socio-culturels et naturels de cette région. Et en surplus, une implication assurée de la population locale… Voilà les principales caractéristiques d’une proposition pour un  circuit de tourisme durable que l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) projette de mettre en place d’ici 2014.

Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, est un des auteurs du design de ce circuit. Il nous fait part de ses constatations à propos de l’activité touristique à Madagascar :

« Actuellement, le tourisme est majoritairement concentré dans le Sud de la Grande île. Tant les tour-opérateurs internationaux que les nationaux dirigent leurs clients vers les circuits du Sud de l’île, qui sont, il faut le dire, plus diversifiés, plus longs et mieux organisés que ceux proposés dans le Nord. Les circuits du Nord sont nombreux mais on n’y retrouve pas encore de circuits de type long-séjour (2 à 3 semaines). L’extrême Nord malgache en particulier souffre du fait qu’on lui ait accolé l’étiquette réductrice d’un tourisme statique de villégiature balnéaire ».

C’est mal connaître les potentialités et opportunités que propose notre région, font remarquer les membres de l’Office Régional du tourisme de Diego Suarez (ORTDS), mais nous sommes forcés de constater qu’il existe une certaine ignorance, liée au manque de promotion efficace de notre part, chez les touristes internationaux. En effet, ces derniers sous-estiment la richesse et la diversité des atouts touristiques du Nord. Ils ignorent pour la plupart qu’il existe des parcs naturels associés à la montagne et à la forêt, et des tsingy enchanteurs… ».

« Dans un souci d’améliorer, de renforcer et de diversifier son offre en termes de tourisme itinérant, l’ORTDS va monter ce nouveau circuit de tourisme durable et se conformer ainsi à la politique de l’État malgache qui préconise ce type de tourisme. »

« Le tourisme durable comme chacun sait est un tourisme basé sur les principes éthiques de la responsabilité et de la solidarité, qui se veut respectueux des patrimoines naturels et socio-culturels d’un territoire. Et ne l’oublions pas, c’est un tourisme qui contribue au développement économique local. »

Étude de la pêche au crabe: une première visite à Ambodibonara

Une sortie en brousse du côté de la côte ouest a été réalisée le 21, 22 et 23 mars 2013 afin d’obtenir des informations préliminaires sur la pêche au crabe. Josée-Anne Bouchard, stagiaire de l’ONG Azimut, nous raconte son séjour dans le village d’Ambodibonara, isolé par les mauvaises conditions routières.

« Nous avons quitté Diego Suarez en taxi-brousse le jeudi 21 à 3h du matin pour notre première étape : la ville d Ambilobe (138 km) atteinte après une crevaison. Nous avons visité le marché d’Ambilobe en attendant un second taxi-brousse qui nous amènerait à Ambodibonara. Nous avons profité du délai pour discuter avec quelques vendeurs de crabes du marché local et pour avertir par radio les villageois de notre arrivée.

A 8 km d’Ambilobe, notre taxi-brousse est tombé en panne et nous avons dû patienter 2 heures avant de pouvoir monter dans un autre taxi-brousse. Il a fallu 2 heures supplémentaires pour effectuer 24 km et rejoindre un village à 3 km d’Ambodibonara. Un petit chariot en bois tiré par un zébu nous y attendait. La charrette et la marche à pied étaient les deux seules options pour atteindre notre village en cette fin de saison des pluies étant donné l’état des routes (boues et mares d’eau gigantesques). Nous sommes arrivés à Ambodibonara à 19h30, arrivée qui avait été planifiée pour 14h00…

Une première rencontre spontanée a été réalisée avec le plus vieux pêcheur de crabes du village le soir même. Monsieur Tarafa Robera n’est pas spécialisé dans la pêche au crabe, mais il s’y adonne puisqu’il ne possède pas les moyens financiers nécessaires pour réaliser d’autres types de pêche. Une trentaine de pêcheur pratiquerait la pêche au crabe, certains sont spécialisés dans ce type de pêche et d’autres le font par manque de moyens financiers.

Le lendemain, une rencontre avec Madame Martine, la seule collectrice du village, a eu lieu en matinée. Auparavant, ils étaient trois ou quatre collecteurs, mais aujourd’hui elle est la dernière du village. Elle achète le crabe aux pêcheurs. Les produits de la collecte sont expédies en taxi-brousse au marché d’Ambilobe.

Par la suite, nous avons fait la connaissance d’un jeune pêcheur de crabe de 19 ans, Monsieur Tombois. Ce dernier pratique la pêche nocturne à l’aide d’une lampe torche avec deux autres pêcheurs d’Ambodibonara. Monsieur Tombois a commencé à pêcher le crabe à 8 ans avec son père qui lui a transmis ses connaissances techniques. Aujourd’hui, son père a cessé de pêcher le crabe puisque la ressource a trop diminué.

D’autres discussions ont été effectuées avec des pêcheurs de crabe au cours de cette journée. Deux éléments principaux sont ressortis de l’ensemble des entrevues préliminaires réalisées: d’une part le crabe est un produit halieutique dont la pêche est peu couteuse et d’autre part les pêcheurs ont observé une diminution de la ressource depuis qu’ils ont commencé à pratiquer ce métier.

Nous avons quitté Ambodibonara pour revenir à Diego Suarez samedi avant le lever du soleil. Nous retournerons dans ce village pour effectuer des enquêtes exhaustives, mais nous attendrons encore quelques semaines…le temps que les routes soient praticables. Il faut s’adapter à la brousse et non l’inverse! »

Collecte de déchets sur les îlots de la mer d’Émeraude

Collecte de déchets de l’îlot Suarez animée par Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut et Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) : 24 participants (transporteurs, masseuses, artisans, représentants de l’ONG Azimut et de l’ORTDS), une cinquantaine de sacs de ciment remplis de déchets. Un beau succès!

Chacune des cinq équipes avait son coin d’ancrage sur l’îlot. Les déchets ne proviennent pas uniquement des activités touristiques. En effet beaucoup sont apportés par les marées et les courants marins. Deux équipes ont été postées au sud de l’îlot, les trois autres se sont partagé les aires situés derrière les paillotes là où se situent les décharges sauvages. Chaque participant disposait de deux sacs et d’un gant pour éviter les blessures.

Laurène et Julda ont profité de cette occasion pour organiser une visite guidée des nouveaux aménagements pour la gestion du tri des déchets comme le bac à ordures et les sceaux et panneaux d’indications pour le tri des déchets.

La journée s’est terminée par un  repas cuisiné par deux volontaires suivi de la baignade dans les eaux turquoise.

De retour au port de Ramena l’équipe était attendue par Monsieur Mervin Mobeeboccus, gérant de la société Ecologik Mada venu pour récupérer les matières plastiques. Les coques de noix de coco ont été remises  à des artisans qui s’en serviront pour la fabrication de bijoux, de boutons et d’autres objets d’artisanat. Les déchets considérés comme non inutilisables car brûlés par le soleil ou attaqués par les embruns marins ont été acheminés par le camion prêté par Toto Circuits Diego à la décharge municipale de Diego Suarez.

Toto Circuits Diego a favorisé cette activité de cueillette de déchets par le prêt de sa vedette dotée d’un très sympathique équipage.

Merci aussi à Évasion Sans Frontières pour son don en argent qui a permis d’acheter le carburant nécessaire pour cette sortie.

Enfin merci à tous les participants, transporteurs et masseuses de Ramena qui ont fait honneur à leur communauté!

Mer d’Émeraude : aménagements et tri des déchets

Samedi le 23 mars 2013, l’îlot Suarez fera l’objet d’une campagne de nettoyage.  Cette campagne est organisée de concert par l’ONG Azimut et l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS). Elle implique l’ensemble des acteurs locaux, tous intéressés par une gestion adéquate des déchets dans cette incontournable destination du circuit touristique du nord de Madagascar. Y prendront part des représentants de l’ORTDS et de l’ONG Azimut, les guides-transporteurs et les masseuses travaillant sur l’îlot, les représentants des associations d’artisans et des entreprises de collecte des déchets.

L’îlot Suarez attire chaque année plus de 12 000 visiteurs. La campagne de nettoyage vise à nettoyer le site à fond dans le but de prendre un nouveau départ pour instaurer la gestion pérenne des déchets.

Un grand merci à Évasion Sans Frontières et Toto Circuit Diego, deux tours opérateurs de Diego Suarez, pour leurs dons en nature ou argent qui faciliteront le transport en bateau des participants et l’évacuation des déchets recueillis.

Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut, et Julda Milatianjary, collaboratrice de l’ORTDS,  sont les deux animatrices de cette campagne de nettoyage. Elles prévoient installer jeudi 21 mars les premiers aménagements utiles pour le tri des déchets de l’îlot Suarez.

Stages en marketing à Madagascar 2013

Consultez en ligne les offres de stages en marketing et communications de l’ONG Azimut à Madagascar à pourvoir pour l’année 2013.

Le mot de la directrice :

« De nombreuses associations des pays du tiers monde font appel à des ONG pour les aider à mieux asseoir leur développement. Ces associations œuvrent dans des domaines aussi divers que l’environnement, le tourisme, la santé, la création d’emplois, l’apport de services et d’expertises… Les initiatives de ces associations sont étouffées par leur faible visibilité qui résulte d’une approche marketing déficiente ou même inexistante. De ce fait elles rencontrent de nombreuses difficultés dans le recrutement de nouveaux membres, dans l’obtention d’un financement adéquat, dans l’accès aux marchés où proposer leurs produits et leurs services. Et pourtant ces initiatives locales sont fondées sur la solidarité, le goût de l’amélioration des conditions de vie, le désir de progrès. Toutes choses précieuses dans un pays en voie de développement. Si vous êtes de ceux qui souhaitent encourager et appuyer ces initiatives alors je vous invite à consulter nos offres de stage et nos missions de volontariat disponibles en ligne.»

Au menu :

  • Marketing social et solidaire : Élaborer la stratégie de marketing et concevoir les outils de promotion d’une coopérative d’artisans à Madagascar qui souhaite s’impliquer dans le commerce équitable. Pour plus d’information…
  • Marketing tourisme solidaire : Accompagner une association locale de guides touristiques dans la qualification de son offre de services; élaborer une stratégie de marketing pour promouvoir leurs activités touristiques en mer d’Émeraude. Pour plus d’information…
  • Marketing tourisme durable : Appuyer la mise en place d’un programme de promotion du tourisme durable respectueux de l’environnement qui vise la création de nouvelles sources de revenus pour les populations locales du district d’Ambanja à Madagascar. Pour plus d’information…

Téléchargez notre brochure qui traite de notre programme de stages universitaires et de missions de volontariat à Madagascar.

Atelier d’animation sur le tri et la valorisation des déchets

Deuxième atelier d’animation dans la cour de l’école primaire de Ramena sur le tri et la valorisation des déchets de l’îlot Suarez en mer d’Émeraude avec la participation des transporteurs et des masseuses qui y travaillent.

Il s’est agi :

  • D’enseigner et d’illustrer les techniques de fabrication de compost à partir de déchets organiques. De donner des indications sur les matières à exclure du compost, celles à éviter pour réduire le risque de mauvaises odeurs. D’indiquer les méthodes d’arrosage et de retournement. Les explications de Monsieur Aristide Hery, animateur bénévole pour l’ONG Azimut, ont été appréciées par les participants dont certains se sont déclarés enthousiasmés par ces techniques si bien exposées. L’animateur a su présenter les étapes de fabrication du compost en les adaptant au milieu local.
  • D’initier par le biais d’un jeu les participants au nouveau système de tri des déchets sur l’îlot Suarez. C’est sous les rires que les joueurs devaient récolter les yeux bandés des déchets éparpillés sur un parcours d’une vingtaine de mètres. Guidés par leurs coéquipiers, ils devaient tout au cours de leur cueillette éviter les obstacles (monticules de sable) avant de déposer les déchets recueillis dans les seaux appropriés : un premier pour les déchets compostables, un deuxième pour les déchets réutilisables, un dernier pour les déchets inutilisables. Ce sont des seaux des mêmes types que l’on retrouve près de la cuisine de chaque paillotte sur l’ilot Suarez.
  • De permettre aux exécutifs de diverses associations d’artisans, comme le CITE et SAMEVA, d’expliquer leur mission et de présenter leurs besoins en matières premières pour la réalisation de produits d’artisanat telles que  cannettes, coques de noix de coco, bouteilles de plastique ou de verre, capsules de boissons gazeuses.

L’atelier s’est terminé par un concours de la plus belle œuvre réalisée à partir de déchets réutilisables rencontrés sur l’îlot Suarez. Des œuvres toutes aussi inventives les unes que les autres ont été présentées : pots à fleurs, rideaux, voitures-jouet, colliers, décorations. Le choix des gagnants s’est fait par la mesure de l’importance des applaudissements accordés par l’assistance.

Les deux chevilles ouvrières de l’atelier, Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut et Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez sont  reparties  pleines d’espoir pour la mise en œuvre effective du système de gestion des déchets sur l’Ilot Suarez.

Rencontre avec un ancêtre d’Ambolobozokely, pêcheur de crabes

Le 12 mars 2013,  Josée-Anne Bouchard, stagiaire pour l’ONG Azimut, s’est rendue dans le village d’Ambolobozokely, situé à une trentaine de km à vol d’oiseau de Diego Suarez.   Il s’agissait d’un volet préparatoire à la formulation des questions de l’enquête sur la pêche au crabe qui aura lieu dans cette zone d’ici la mi-avril 2013.  Josée-Anne y a fait des rencontres intéressantes. Qu’on en juge.

« Monsieur Toto est à la fois pêcheur et boutiquier du village. Il nous a indiqué que le village ne compte plus que  trois personnes qui s’adonnent strictement à la pêche au crabe. Il y en aurait Une vingtaine d’autres que l’on qualifierait de pêcheurs opportunistes car l’importance de leurs  activités varie selon les saisons.  Monsieur Toto,  nous a indiqué le domicile du plus vieux pêcheur de crabes du village, Monsieur Papa ny Joby.»

« C’est Madame Edwige, la fille de Monsieur Papa ny Joby, qui nous a amené à la rencontre de l’ancêtre après nous avoir prévenus que son père ne pêche plus le crabe étant donné son âge avancé. Sa dernière sortie dans la mangrove s’est mal terminée. Il s’y est perdu.»

« Papa ny Joby arrive à situer en 1923 l’année de sa naissance en 1923 par déduction. Il avait 20 ans en 1943 quand il a servi sous les drapeaux. Démobilisé en 1948, il a pêché le crabe depuis lors. À ses débuts, il vendait ses paniers de crabes à Diego Suarez après les avoir transportés sur son dos jusqu’au marché. Il associe le transport automobile  avec l’arrivée de l’armée anglaise dans le nord de Madagascar au cours de la deuxième guerre mondiale. Son père qui lui a appris à pêcher le crabe quand il était petit. Il a poursuivi la tradition et a enseigné les techniques de cette pêche à tous ses fils qui ont poursuivi cette activité sans s’y adonner de façon exclusive toutefois. Les techniques actuelles  de pêche au crabe sont selon l’ancêtre toujours celles que lui a enseignées son père. Ses fils utilisent encore un bout de bois muni d’un crochet.»

« Papa ny Joby a remarqué que les quantités de crabe sont allées en diminuant dans sa zone. Avant, un pêcheur pouvait remplir plusieurs fois son panier et  faire quelques allers retours dans la journée. Aujourd’hui, un pêcheur peut mettre une journée pour remplir un panier et il doit se déplacer de plus en plus loin du village.»

Selon Papa ny Joby : « Avant, tout le monde s’en foutait du crabe. Je suis resté longtemps le seul pêcheur du village à exploiter la ressource. Aujourd’hui, tout le monde veut pêcher le crabe ».

Le crabe serait-il le nouvel or rose de Madagascar?

La Mission Pour l’Emploi organise une journée « Markethon »

La Mission Pour l’Emploi (MPE) est née du constat commun entre l’ONG Maison de Sagesse (MDS)1 et ses partenaires de la nécessité d’une structure pour la formation et l’insertion professionnelle des jeunes de 16 à 30 ans, scolarisés ou non, de la ville de Diego Suarez.

La MPE accueille, conseille, oriente et accompagne ces jeunes vers l’insertion professionnelle depuis 2010. Elle organise des permanences assurées par des conseillères d’insertion et des ateliers dynamiques de familiarisation aux outils de recherche d’emploi (rédaction de CV, lettre de motivation, recherche de stage et d’emploi, entretien d’embauche). La MPE finance à chaque année des formations pour une dizaine de jeunes déscolarisés en les accompagnant dans l’élaboration d’un projet professionnel et dans la recherche de stages, en les orientant vers les formations appropriées et en les aidant dans la résolution  des difficultés rencontrées durant la formation.

Cette année, la MDS et la MPE innovent en organisant une journée « Markethon » où de jeunes diégolais se mobiliseront et se rendront par petits groupes dans les principales entreprises de la Commune urbaine de Diego Suarez. Ils iront se renseigner sur les emplois disponibles. Véritable journée d’échanges, cet évènement favorisera les contacts entre les jeunes chômeurs et les entreprises de la place.

Ils découvriront les acteurs économiques et les besoins en ressources humaines de ces derniers, tout en s’exerçant à la prise de contact « professionnelle ». La MPE trouvera l’occasion de faire découvrir aux entreprises les services qu’elle offre, en termes d’une banque de CV et de lettres de motivation.

L’ONG Azimut s’est associée cette année à la MDS pour appuyer l’organisation de cette journée « Markethon » qui aura lieu à la fin du mois d’avril 2013. Restez branché!

1 L’ONG Maison de Sagesse (MDS) est une association française intervenant en faveur des droits de l’enfant en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Amérique centrale.

À Madagascar, MDS œuvre depuis 1994 dans la région de Diego Suarez dans le cadre de trois projets : (1) les classes adaptées pour enfants malvoyants et perturbés, (2) l’insertion professionnelle des jeunes et (3) la légalisation d’enfants sans acte d’état civil.

Développement du tourisme communautaire dans le nord de Madagascar

L’ONG Homme & l’Environnement (H&E), actuel gestionnaire de la réserve forestière d’Ambohidravy, œuvre depuis 2010 à la protection, à la conservation et à la saine gestion de l’environnement et des ressources de cette réserve forestière située à quelques 15 km au sud-ouest de la ville d’Ambanja, carrefour des routes menant à Nosy Be, à Diego Suarez et à Antananarivo. Il s’agit d’un massif forestier côtier, bordé d’une vaste mangrove et sillonné des canaux du delta du fleuve Sambirano qui irrigue une vallée riche en culture de rentes. Ce site de conservation d’une superficie approximative de 1050 ha, est un lieu aux enjeux à la fois économiques, écologiques et culturels.

Dans le cadre du plan d’aménagement et de gestion de la réserve, l’H&E a souhaité ajouter à la simple dimension de préservation l’objectif d’en faire un site écotouristique. L’H&E s’est associé avec un Tour Opérateur local engagé dans le tourisme durable, Libertalia Aventure, ainsi qu’avec le GOTS, une association d’opérateurs touristiques qui entendent promouvoir le tourisme dans la région d’Ambanja.

Un premier diagnostic a été réalisé en 2011. Ces premiers éléments de réflexion ont permis d’identifier les attraits culturels et naturels principaux et de repérer les pistes nécessaires à l’élaboration de circuits et d’offres touristiques autour d’Ambohidravy.

Le stage d’Aminatou Diallo, étudiante à la maîtrise en Environnement et Développement durable à l’Université de Montréal (Québec, Canada), s’inscrit dans la continuité du projet de développement du tourisme communautaire de la région. Stagiaire de l’ONG Azimut, Aminatou a reçu le mandat d’appuyer la confection d’un plan des aménagements et des infrastructures touristiques de la réserve forestière d’Ambohidravy. Une descente sur Ambanja est prévue d’ici une dizaine de jours pour une première rencontre avec les différents partenaires du projet dans le but de valider et de préciser les objectifs de ce mandat. À bientôt sur Ambanja.