New working spaces at NGO Azimut

L’ONG Azimut fait peau neuve avec la rénovation de ses aires de travail. Une peinture fraîche  des espaces de travail ergonomiques, une bibliothèque qui s’étoffe, des plantes vertes pour agrémenter les lieux…

La bibliothèque offre une cinquante de livres, l’accès aux journaux scientifiques en ligne, une connexion Internet wifi, un écran de projection, un répertoire électronique de quelques centaines de manuels techniques et l’accès aux journaux locaux…

Les équipes d’Azimut, stagiaires et partenaires, disposent donc d’une plateforme stimulante pour leurs travaux.

D’autres projets d’agrandissement des locaux de l’ONG Azimut sont prévus pour les prochains mois.

Final meeting with partners for Claire Michelet and Simon Fournier

Claire Michelet et Simon Fournier, stagiaires chez l’ONG Azimut, se sont mérité les félicitations des partenaires impliqués dans le projet de mise en place de la gestion communautaire des îlots de la mer d’Émeraude. Ces derniers ont insisté sur l’excellente qualité du travail accompli, preuve de leur implication remarquée dans le milieu.

Les deux stagiaires venaient de leur présenter les résultats des travaux qu’ils ont menés durant leur 5 mois de stage à Diego Suarez. La présentation a eu lieu dans le bureau de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) en présence de l’Adjoint au Maire de la commune d’Andranovondronina, de Nina Adélaide Bory, responsable du volet écoutourisme pour le Conseil Général du Finistère, et des représentants de l’ORTDS. Se trouvaient également sur place un représentant des pêcheurs du village de Ramena et un guide-pêcheur formé par Claire.

Récompensés par des applaudissements et de multiples remerciements, Claire et Simon repartent heureux, le cœur léger et satisfaits d’avoir pu contribuer à l’avancée du développement écotouristique de la région de Diego Suarez.

Un grand merci à vous deux. Vous allez nous manquer!

The first graduated tour guides of the Emerald Sea

La dernière journée de formation des quatre guides-pêcheurs de Ramena a été dédiée entièrement à l’évaluation de leurs apprentissages. En début de matinée, ils furent soumis à un test écrit qu’ils réussirent tous avec brio. Puis une sortie en mer sous les yeux des évaluateurs ont permis de vérifier leurs réactions en face de vrais touristes recrutés pour l’occasion, dont un canadien de 72 ans bien sonnés, un couple franco-malgache et une dame allemande propriétaire de l’hôtel-restaurent Le Badamera en bord de plage à Ramena.

Chacun des guides-pêcheurs dû tirer au sort un sujet dont il était responsable devant les touristes : soit le briefing avant l’embarquement, la description et le rôle des mangroves et des coraux dans l’environnement et enfin les mesures de sécurité à prendre tout au long du trajet.

Avant de franchir la passe, les touristes ont eu la chance de visiter quelques tsingy coralliens accessibles qu’à marée haute. Grâce à un arrêt après la sortie de la baie le groupe put visiter le village de pêcheurs d’Andavokonko et la mangrove qui en est le front de mer. Tout en haut du village, un point de vue sur la mer d’Émeraude a permis aux touristes d’anticiper la route que la barque allait emprunter et de prendre quelques clichés des eaux turquoises de la zone.

Ces stops sont rarement proposés aux touristes. Les quatre guides-pêcheurs pourront dorénavant les mettre au menu de chaque sortie en mer et ainsi améliorer leur prestation et faire découvrir plus aux touristes qui ne demandent qu’à ce que leurs sens soient éveillés.

Sur l’îlot un temps a été consacré à la découverte du sentier d’interprétation pour améliorer leurs prestations touristiques. Ajoutons que ces derniers sont au fait des données récoltées sur les oiseaux des îlots de la mer d’Émeraude par Simon Fournier et des observations d’insectes et de reptiles rassemblées par Loïc Fasan, deux récents stagiaires chez Azimut.

La traversée sur l’îlot Suarez fut fort agréable, entrecoupée de rires et de quolibets.

Le retour, un peu tardif, fut arrosé d’embruns et rendu difficile par le bas niveau des eaux dans la fausse passe. Malgré cette petite difficulté, l’ambiance ne faiblit pas un seul instant.

Les gars se sont vu remettre leur diplôme délivrés par l’Office Régionale du Tourisme de Diego Suarez qui prendra dorénavant la relève pour les formations à venir.

Claire Michelet, stagiaire chez l’ONG Azimut qui a contribué à mettre sur pied la formation avec l’appui de Juldas Milatianjary, stagiaire de l’ORTDS, verra à finaliser le manuel du formateur. Les formations devraient reprendre au courant du mois de septembre de façon à laisser suffisamment de temps pour bien former les formateurs.

Voici quelques clichés de la journée!

Tour guide training in Ramena in progress

Dans le programme de la mise en place d’une gestion communautaire de la mer d’Émeraude, voulu par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et facilité par un financement du Conseil général du Finistère, l’ONG Azimut a contribué à dresser un plan de formation des guides-pêcheurs de Ramena, un village de plage situé à quelques encablures de la passe qui permet la sortie de la baie de Diego Suarez et donne accès à la mer d’Émeraude. La principale prestation des guides-pêcheurs de Ramena était d’assurer une logistique fort primaire des excursions touristiques sur les îlots de la mer d’Émeraude (convoiement des touristes en barque, préparation des repas et fourniture des boissons). Il était fort peu question dans leur approche de l’accueil des touristes, de leur sécurité, de la présentation de la géologie et de l’histoire maritime de la région, d’un exposé de la faune et de la flore des lieux visités, de réponses adéquates aux questions des touristes. Toutefois une étude préliminaire de la situation avait indiqué que chez les guides-pêcheurs de Ramena il y avait un désir de formation dans plusieurs des secteurs de leurs activités touristiques.

C’est Claire Michelet, stagiaire de l’ONG Azimut, présente à Diego depuis la mi-février, qui a pris la responsabilité des études-terrains préalables (dont un atelier participatif d’identification des besoins auquel de nombreux guides-pêcheurs ont pris part et des enquêtes auprès de touristes ayant visités les îlots) à partir desquelles les besoins de formation ont été précisés. Parmi ces derniers on retrouvait en vrac : la sécurité des passagers, les précautions à prendre pour éviter le viol des fady, la timidité, les problèmes de marketing face à la concurrence débridée et l’absence de prix fixes convenus entre les guides-pêcheurs.

Claire a ainsi été amenée à définir trois modules de formation : un module environnement, un module histoire/culture et un module techniques en tourisme Une fois le plan de formation élaboré, Claire a eu à cœur de le tester in vivo. Dans ce but, quatre guides-pêcheurs de Ramena se sont portés volontaires pour une formation-test dont les séances se sont déroulées a Ramena du 2 au 09 juillet 2012 sous la houlette des intervenants suivants : Maryse Sahondra Parent, directrice d’Azimut, Philippe Zénone, rédacteur de la Tribune de Diego Suarez et du nord de Madagascar et passionné de l’histoire de la baie de Diego Suarez, Juldas Milatianjary, stagiaire à l’ORTDS, et Claire Michelet.

Tous nos remerciements vont à Swanie de l’hôtel-restaurant le Bademera, qui nous a offert une salle pour abriter les séances de formation.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.

Miraculous capture of yellow tuna in Emerald sea

Ce jour-là, le tout dernier de son ultime sortie dans l’îlot Diego situé en pleine mer d’Émeraude, Simon Fournier stagiaire chez l’ONG Azimut fait sa ronde habituelle de prospection des nids d’oiseaux.

C’est la marée basse.

Tout à coup Simon observe non loin de la rive des mouvements brusques qui agitent l’eau. Il pense à l’attaque d’un banc de poissons par des requins. Il s’approche doucement et aperçoit deux énormes thons jaunes surpris par la marée basse dans une piscine corallienne qui ne les libèrera que la marée haute venue.

Il retourne au campement pour recruter Janfary qui prévenu de la chance qui s’offre à eux le suit couteau bien en main. Les deux thons d’environ 15 kg chacun n’opposeront pas de résistance.

Une photo souligne le succès de nos heureux pêcheurs.

Janfary en est convaincu : il s’agit d’un don des ancêtres pour récompenser ceux qui respectent, comme Simon et lui, chacun des nombreux fady des îlots de la mer d’Émeraude. En effet il existe de nombreux interdits sur ces îlots (interdiction d’y dire des fadaises, interdiction d’y déféquer en retrait de la ligne atteinte par la marée haute, interdiction d’y consommer de la viande porcine, interdiction d’y prolonger indûment son séjour…).

Débarqués à Diego-Suarez sous les yeux ronds des pêcheurs du port de la Dordogne les deux thons n’ont pas tardé à être été dégustés.

Progress in establishing the marine mammal stranding network

Monsieur Jaomanana, directeur du parc marin de Nosy Hara, a bien voulu consentir à ce que Julie Galia et Janfary, respectivement stagiaire et agent de liaison chez l’ONG Azimut, se rendent dans le village d’Ampasindava où se trouvent le bureau d’accueil et le gîte-étape du parc marin. Il s’agissait pour eux de présenter à des membres du personnel de Madagascar National Parks, responsables de la gestion du parc marin, le projet de mise en place du réseau échouage national de mammifères marins dans la région de Diego Suarez et d’obtenir leur accord pour son implantation dans leur région. Parmi ceux-ci, on retrouvait Monsieur Firmin, le responsable scientifique du parc marin, Monsieur Clovis, le responsable du secteur d’Ampasindava, Monsieur Joël, le responsable du secteur nord et Théo le gardien du bureau d’accueil. Plus tard dans la journée Julie et Janfary ont fait une rencontre fort agréable avec Monsieur Fabrice le chef du Fokontany du village d’Ampasindava.

L’équipe de l’ONG Azimut a également rencontré Monsieur Nordine, maire de la commune de Mangaoko qui regroupe les villages du parc marin. La randonnée de 7 km entre Ampasindava et Mangaoko se déroule dans des paysages d’une rare beauté. Une visite au marché local qui se tient chaque jeudi a précédé la rencontre avec le maire Nordine. Ce dernier s’est montré fort intéressé par le projet de Cetamada et il a remis à l’équipe Azimut une lettre officielle autorisant Azimut à intervenir à ce propos dans les villages de la commune de Mangaoko.

De retour à Ampasindava avec un carnet de commandes bien rempli, Julie et Janfary ont profité de la quiétude des lieux en sirotant un soda dans la gargotte du village où ils ont grignoté des beignets aux épices achetés à une villageoise. Leur périple de trois jours s’est terminé autour d’une natte avec la famille d’un pêcheur en mangeant du poisson frais pêché le matin même.

Un grand merci aux officiels, aux notables et aux villageois rencontrés pour la chaleur de leur accueil.

La première formation concernant l’implantation du réseau Cetamada devrait avoir lieu d’ici le 24 ou 25 août 2012. Restez branchez!