Campagne de nettoyage du point de vue sur le Pain de Sucre (Nosy Lonjo)

Les adhérents à la charte : « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » ont entrepris avec pelles et râteaux le nettoiement d’un emplacement situé sur la route de Ramena d’où l’on aperçoit Nosy Lonjo, une île de la baie de Diego qui a la forme conique des pains de sucre traditionnels. Cette action communautaire qui s’inscrit dans les engagements auxquels ont souscrit les adhérents à la charte s’est déroulée le 2 juin 2015 dans le cadre de la Journée mondiale pour un tourisme responsable et respectueux.

Ce point de vue sur le Pain de Sucre (Nosy Lonjo) est fréquenté par les visiteurs de la Grande île  qui s’y arrêtent pour photographier cet îlot rocheux d’origine volcanique, lieu sacré et emblème du nord de Madagascar. L’emplacement du point de vue appartient à la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS). Laissé à l’abandon depuis plusieurs années, il a servi de décharge sauvage à des individus et à des entreprises de la place. Des déchets malodorants de toutes natures en provenance de cette décharge finissent par polluer les eaux de la Baie de Diego Suarez située en contrebas. Un tractopelle a dégagé ordures et déchets en les poussant en contrebas de la colline. Cette intervention toutefois n’a servi qu’à les soustraire à la vue et certains passants auraient préféré qu’ils soient acheminés à la décharge municipale de la CUDS.

Des mesures ont toutefois été prises pour éviter le retour d’une décharge sauvage sur cet emplacement: un panneau de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS), qui incite à maintenir la propreté de l’emplacement, vient d’y être dressé. D’autres mesures sont prévues: installation de bancs et plantation d’une haie verte et de quelques arbres.

Azimut adhère à la Charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable »

L’ONG Azimut compte parmi les adhérents à la nouvelle charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable ».

C’est Monsieur Richard Bohan, consultant en tourisme durable qui est l’auteur de cette charte qu’il a contribué à implanter dans la région. Il a consacré le mois de mars 2015 à expliquer sa démarche auprès de plusieurs opérateurs touristiques des villes phares de la région. Les 41 adhérents à la charte se sont vu attribuer quelques bonnes pratiques à prioriser au cours des six prochains mois.

Azimut s’est engagée : (1) à consommer du « Charbon vert » (charbon issu des plantations d’eucalyptus) et à sensibiliser son personnel à sa consommation; (2) à s’impliquer dans la lutte contre l’exploitation des mineurs; et (3) à mener une enquête d’opinion auprès de ses hôtes quant à la qualité des prestations touristiques fournies et d’en partager les données avec l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez. Azimut participera avec les autres adhérents de la charte aux journées de ramassage des déchets organisées par la commission de suivi.

Richard Bohan est ravi des premiers résultats : « Il y a eu un véritable engouement pour ce projet de charte qui est encadré par l’Office de Tourisme de Diego Suarez, soutenu par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et appuyé par la GIZ (coopération allemande) et par le Conseil Départemental du Finistère.

La diversité des adhérents à la charte en fait l’une de ses forces. Parmi les adhérents on retrouve des associations, des centres de soins, des centres sportifs et de loisirs, des hôtels, des parcs nationaux, des ONG comme Azimut, des restaurants, des tours opérateurs…

La charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » a été développée à l’image de la charte « Nosy Be s’engage pour un tourisme durable » mise en place en 2011 dans l’île aux parfums. Le label « Tourisme Durable à Madagascar » servira éventuellement de modèle à l’ONTM pour la mise en place d’une charte nationale.

Une base de données des sites touristiques de la région DIANA

Les outils

Dans le cadre du projet de développement du circuit touristique Grand Nord de Madagascar, l’équipe  responsable de la conception des supports de promotion de ce circuit de tourisme durable a conçu quatre outils de récolte de données a propos des sites touristiques à promouvoir.  Les voici :

  1. Une fiche « état des lieux » pour les informations descriptives et techniques des sites touristiques ;
  2. Un questionnaire d’enquête à mener auprès des acteurs locaux (communautés, associations, ONG, etc.) impliqués dans la gestion des sites touristiques ;
  3. Un questionnaire d’enquête, destiné aux touristes, à diffuser dans  les bureaux de l’Office du tourisme, les hôtels, l’aéroport, etc.) ; et
  4. Une grille d’évaluation inspirée des critères propres aux chartes internationales sur le tourisme durable et pour mieux positionner le type de tourisme rencontré sur chaque site.

Le planning à court terme

Du 10 mai au 10 juin 2013, l’équipe de travail composée de Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, et de ses acolytes de l’ORTDS, Nino Rabotoarimonjy et Jerry Raminosoa respectivement chargés de la communication et du marketing, et du développement des produits, visiteront les 18 sites touristiques  le long de la route nationale reliant les 4 pôles de la région DIANA soit : Nosy Be – Ambanja – Ambilobe – Diego Suarez.

Nosy Be : Marodoka, Parc national de Lokobe, Réserve d’Ambatozavavy, Nosy Sakatia, Nosy Komba, Mont Passot et ses lacs.

Ambanja : Cascade des Bons Pères et village d’Ambobakaha, Village d’Anjiavamilay, Village d’Antsahampano, Antanambaon’ambahatra.

Ambilobe : Parc de l’Ankarana, Cascade sacrée, Barrage hydraulique.

Diego Suarez: Mer d’Émeraude, Parc de la Montagne d’Ambre, Kiosque R’art Vato à Joffreville, Ambohitsara chez Madame Myriam, Tsingy Rouges.

La base de données sur les sites touristiques

Les données récoltées sur les sites touristiques visités serviront aux activités de promotion de l’ORTDS, dont une brochure grand public du circuit.  Il est aussi prévu de s’en servir pour développer des outils de promotion pour les professionnels du tourisme et les investisseurs. La base de données servira aux gestionnaires des sites et la région DIANA y recourra pour définir une marque territoriale.

Esquisse d’un circuit de tourisme durable à Madagascar

Voici le projet : un tracé de 250 kilomètres reliant l’île touristique de Nosy Be à la 2ème plus grande baie du monde, celle de Diego Suarez, en passant par les deux pôles ruraux d’Ambanja et d’Ambilobe. Sur ce parcours, une palette de 19 sites mettant en vedette les patrimoines socio-culturels et naturels de cette région. Et en surplus, une implication assurée de la population locale… Voilà les principales caractéristiques d’une proposition pour un  circuit de tourisme durable que l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) projette de mettre en place d’ici 2014.

Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, est un des auteurs du design de ce circuit. Il nous fait part de ses constatations à propos de l’activité touristique à Madagascar :

« Actuellement, le tourisme est majoritairement concentré dans le Sud de la Grande île. Tant les tour-opérateurs internationaux que les nationaux dirigent leurs clients vers les circuits du Sud de l’île, qui sont, il faut le dire, plus diversifiés, plus longs et mieux organisés que ceux proposés dans le Nord. Les circuits du Nord sont nombreux mais on n’y retrouve pas encore de circuits de type long-séjour (2 à 3 semaines). L’extrême Nord malgache en particulier souffre du fait qu’on lui ait accolé l’étiquette réductrice d’un tourisme statique de villégiature balnéaire ».

C’est mal connaître les potentialités et opportunités que propose notre région, font remarquer les membres de l’Office Régional du tourisme de Diego Suarez (ORTDS), mais nous sommes forcés de constater qu’il existe une certaine ignorance, liée au manque de promotion efficace de notre part, chez les touristes internationaux. En effet, ces derniers sous-estiment la richesse et la diversité des atouts touristiques du Nord. Ils ignorent pour la plupart qu’il existe des parcs naturels associés à la montagne et à la forêt, et des tsingy enchanteurs… ».

« Dans un souci d’améliorer, de renforcer et de diversifier son offre en termes de tourisme itinérant, l’ORTDS va monter ce nouveau circuit de tourisme durable et se conformer ainsi à la politique de l’État malgache qui préconise ce type de tourisme. »

« Le tourisme durable comme chacun sait est un tourisme basé sur les principes éthiques de la responsabilité et de la solidarité, qui se veut respectueux des patrimoines naturels et socio-culturels d’un territoire. Et ne l’oublions pas, c’est un tourisme qui contribue au développement économique local. »

Arrivée de Clément Corbic, volontaire ONG Azimut

Madagascar a accueilli en juin 2012 dans le cadre de la Foire du tourisme d’Antananarivo les Troisièmes assises internationales du tourisme durable et éthique. Comme chacun sait, ce type de tourisme profite à la population locale, est respectueux de l’environnement et s’intéresse à la culture des pays d’accueil.

Dans le souci d’augmenter les retombées économiques du tourisme pour la population, des initiatives sont prises depuis plusieurs années dans le nord de Madagascar par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et par l’Office Régional du Tourisme de Nosy Be (ORTNB). Ces deux organismes se sont résolument orientés vers la promotion du tourisme solidaire et équitable. L’ONG Azimut s’est associée à cette stratégie et appuie l’ORTDS. Azimut aidera dans la réalisation d’une brochure concernant un nouveau circuit touristique durable de l’extrême nord de l’Île qui mettra en évidence les acteurs locaux impliqués.

Clément Corbic, nouveau volontaire de l’ONG Azimut, prendra les rênes de ce projet pour le mener à terme d’ici la fin du mois de juillet 2013. Il formera équipe avec Monsieur Nino Rabotoarimonjy, responsable du Marketing et des Communications au sein de l’ORTDS et avec Monsieur Jerry Raminosoa, agent de Développement des Produits de l’ORTDS. L’équipe compulsera la littérature disponible sur la promotion du tourisme durable, recensera les sites touristiques à promouvoir, dressera un état des lieux du développement du tourisme durable dans le nord de Madagascar, définira les outils de promotion du circuit, tout cela après la visite des sites et des rencontres avec les différents acteurs. Le circuit sera cartographié sur une carte interactive.

La campagne marketing du circuit sera amorcée par la préparation d’affiches et sera le porte-étendard de la région DIANA au Salon du Tourisme et de l’Économie Solidaire qui se tiendra à Colmar (France) en novembre 2013.

Les premiers diplômés parmi les guides-pêcheurs de la mer d’Émeraude

La dernière journée de formation des quatre guides-pêcheurs de Ramena a été dédiée entièrement à l’évaluation de leurs apprentissages. En début de matinée, ils furent soumis à un test écrit qu’ils réussirent tous avec brio. Puis une sortie en mer sous les yeux des évaluateurs ont permis de vérifier leurs réactions en face de vrais touristes recrutés pour l’occasion, dont un canadien de 72 ans bien sonnés, un couple franco-malgache et une dame allemande propriétaire de l’hôtel-restaurent Le Badamera en bord de plage à Ramena.

Chacun des guides-pêcheurs dû tirer au sort un sujet dont il était responsable devant les touristes : soit le briefing avant l’embarquement, la description et le rôle des mangroves et des coraux dans l’environnement et enfin les mesures de sécurité à prendre tout au long du trajet.

Avant de franchir la passe, les touristes ont eu la chance de visiter quelques tsingy coralliens accessibles qu’à marée haute. Grâce à un arrêt après la sortie de la baie le groupe put visiter le village de pêcheurs d’Andavokonko et la mangrove qui en est le front de mer. Tout en haut du village, un point de vue sur la mer d’Émeraude a permis aux touristes d’anticiper la route que la barque allait emprunter et de prendre quelques clichés des eaux turquoises de la zone.

Ces stops sont rarement proposés aux touristes. Les quatre guides-pêcheurs pourront dorénavant les mettre au menu de chaque sortie en mer et ainsi améliorer leur prestation et faire découvrir plus aux touristes qui ne demandent qu’à ce que leurs sens soient éveillés.

Sur l’îlot un temps a été consacré à la découverte du sentier d’interprétation pour améliorer leurs prestations touristiques. Ajoutons que ces derniers sont au fait des données récoltées sur les oiseaux des îlots de la mer d’Émeraude par Simon Fournier et des observations d’insectes et de reptiles rassemblées par Loïc Fasan, deux récents stagiaires chez Azimut.

La traversée sur l’îlot Suarez fut fort agréable, entrecoupée de rires et de quolibets.

Le retour, un peu tardif, fut arrosé d’embruns et rendu difficile par le bas niveau des eaux dans la fausse passe. Malgré cette petite difficulté, l’ambiance ne faiblit pas un seul instant.

Les gars se sont vu remettre leur diplôme délivrés par l’Office Régionale du Tourisme de Diego Suarez qui prendra dorénavant la relève pour les formations à venir.

Claire Michelet, stagiaire chez l’ONG Azimut qui a contribué à mettre sur pied la formation avec l’appui de Juldas Milatianjary, stagiaire de l’ORTDS, verra à finaliser le manuel du formateur. Les formations devraient reprendre au courant du mois de septembre de façon à laisser suffisamment de temps pour bien former les formateurs.

Voici quelques clichés de la journée!

Formations des guides-pêcheurs de Ramena en cours

Dans le programme de la mise en place d’une gestion communautaire de la mer d’Émeraude, voulu par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et facilité par un financement du Conseil général du Finistère, l’ONG Azimut a contribué à dresser un plan de formation des guides-pêcheurs de Ramena, un village de plage situé à quelques encablures de la passe qui permet la sortie de la baie de Diego Suarez et donne accès à la mer d’Émeraude. La principale prestation des guides-pêcheurs de Ramena était d’assurer une logistique fort primaire des excursions touristiques sur les îlots de la mer d’Émeraude (convoiement des touristes en barque, préparation des repas et fourniture des boissons). Il était fort peu question dans leur approche de l’accueil des touristes, de leur sécurité, de la présentation de la géologie et de l’histoire maritime de la région, d’un exposé de la faune et de la flore des lieux visités, de réponses adéquates aux questions des touristes. Toutefois une étude préliminaire de la situation avait indiqué que chez les guides-pêcheurs de Ramena il y avait un désir de formation dans plusieurs des secteurs de leurs activités touristiques.

C’est Claire Michelet, stagiaire de l’ONG Azimut, présente à Diego depuis la mi-février, qui a pris la responsabilité des études-terrains préalables (dont un atelier participatif d’identification des besoins auquel de nombreux guides-pêcheurs ont pris part et des enquêtes auprès de touristes ayant visités les îlots) à partir desquelles les besoins de formation ont été précisés. Parmi ces derniers on retrouvait en vrac : la sécurité des passagers, les précautions à prendre pour éviter le viol des fady, la timidité, les problèmes de marketing face à la concurrence débridée et l’absence de prix fixes convenus entre les guides-pêcheurs.

Claire a ainsi été amenée à définir trois modules de formation : un module environnement, un module histoire/culture et un module techniques en tourisme Une fois le plan de formation élaboré, Claire a eu à cœur de le tester in vivo. Dans ce but, quatre guides-pêcheurs de Ramena se sont portés volontaires pour une formation-test dont les séances se sont déroulées a Ramena du 2 au 09 juillet 2012 sous la houlette des intervenants suivants : Maryse Sahondra Parent, directrice d’Azimut, Philippe Zénone, rédacteur de la Tribune de Diego Suarez et du nord de Madagascar et passionné de l’histoire de la baie de Diego Suarez, Juldas Milatianjary, stagiaire à l’ORTDS, et Claire Michelet.

Tous nos remerciements vont à Swanie de l’hôtel-restaurant le Bademera, qui nous a offert une salle pour abriter les séances de formation.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.