Réunion de fin de stage pour Claire Michelet et Simon Fournier

Claire Michelet et Simon Fournier, stagiaires chez Azimut, se sont mérité les félicitations des partenaires impliqués dans le projet de mise en place de la gestion communautaire des îlots de la mer d’Émeraude. Ces derniers ont insisté sur l’excellente qualité du travail accompli, preuve de leur implication remarquée dans le milieu.

Les deux stagiaires venaient de leur présenter les résultats des travaux qu’ils ont menés durant leur 5 mois de stage à Diego Suarez. La présentation a eu lieu dans le bureau de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) en présence de l’Adjoint au Maire de la commune d’Andranovondronina, de Nina Adélaide Bory, responsable du volet écoutourisme pour le Conseil Général du Finistère, et des représentants de l’ORTDS. Se trouvaient également sur place un représentant des pêcheurs du village de Ramena et un guide-pêcheur formé par Claire.

Récompensés par des applaudissements et de multiples remerciements, Claire et Simon repartent heureux, le cœur léger et satisfaits d’avoir pu contribuer à l’avancée du développement écotouristique de la région de Diego Suarez.

Un grand merci à vous deux. Vous allez nous manquer!

Pêche miraculeuse au thon jaune à la mer d’Émeraude

Ce jour-là, le tout dernier de son ultime sortie dans l’îlot Diego situé en pleine mer d’Émeraude, Simon Fournier stagiaire chez l’ONG Azimut fait sa ronde habituelle de prospection des nids d’oiseaux.

C’est la marée basse.

Tout à coup Simon observe non loin de la rive des mouvements brusques qui agitent l’eau. Il pense à l’attaque d’un banc de poissons par des requins. Il s’approche doucement et aperçoit deux énormes thons jaunes surpris par la marée basse dans une piscine corallienne qui ne les libèrera que la marée haute venue.

Il retourne au campement pour recruter Janfary qui prévenu de la chance qui s’offre à eux le suit couteau bien en main. Les deux thons d’environ 15 kg chacun n’opposeront pas de résistance.

Une photo souligne le succès de nos heureux pêcheurs.

Janfary en est convaincu : il s’agit d’un don des ancêtres pour récompenser ceux qui respectent, comme Simon et lui, chacun des nombreux fady des îlots de la mer d’Émeraude. En effet il existe de nombreux interdits sur ces îlots (interdiction d’y dire des fadaises, interdiction d’y déféquer en retrait de la ligne atteinte par la marée haute, interdiction d’y consommer de la viande porcine, interdiction d’y prolonger indûment son séjour…).

Débarqués à Diego-Suarez sous les yeux ronds des pêcheurs du port de la Dordogne les deux thons n’ont pas tardé à être été dégustés.

Simon Fournier, photographe de talent et amoureux du terrain!

Simon Fournier, stagiaire chez Azimut et photographe de talent, nous fait voyager dans l’extrême nord de la Grande Île au travers de ses magnifiques clichés!

Présentation : Étudiant en Master 2 Sciences pour l’environnement, spécialité approche intégrée des écosystèmes littoraux à l’Université de la Rochelle.

Mandat : Étude préliminaire de l’abondance et de la distribution des espèces d’oiseaux des îlots de la mer d’Émeraude. Évaluation des menaces. Valorisation du birdwatching auprès des guides et touristes séjournant sur les îlots.

Durée du mandat : février à juillet 2012

Partenaires : Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS), Conseil Général du Finistère

Dossier « mer d’Émeraude » : avifaune et résultats préliminaires sur l’îlot Suarez

Simon Fournier, stagiaire chez Azimut, dévoile les premiers résultats de ses observations des communautés ornithologiques de l’îlot Suarez.

« J’ai pu observer et répertorier, durant la semaine du 11 au 17 mars 2012, quatorze espèces d’oiseaux dont trois sont endémiques de Madagascar et d’Aldabra, petit atoll des Seychelles à proximité de la Grande Île : le Coucal malgache (Centropus toulou), le Crécerelle malgache (Falco newtoni) et le Râle de Cuvier (Dryolminas cuvieri). Ce dernier est l’unique représentant aviaire non-volant de Madagascar et semble être présent en assez grand nombre sur Nosy Suarez. Il approche volontiers les lieux fréquentés par les touristes.

Deux autres espèces que j’ai pu identifier sont endémiques de la région du sud-ouest de l’océan Indien : le Souimanga malgache (Cinnyris sovimanga), un petit colibri et l’Aigrette dimorphe (Egretta dimorpha) dont la particularité est d’avoir une coloration du plumage variant du noir au blanc.

J’ai également fait la découverte de deux nids occupés par le Phaéton à queue blanche (Phaethon lepturus), oiseaux de mer emblématique des Mascareignes, aussi appelé paille-en-queue du fait de ses longues rectrices. La végétation de l’îlot est assez dense en certains endroits et rend la prospection des nids assez ardue.

Je prévois effectuer un second passage sur l’îlot au mois de juin prochain pour essayer d’identifier de nouvelles espèces d’oiseaux migrateurs. D’ici là j’irai visiter les autres îlots qu’abrite la mer d’Émeraude en espérant y trouver d’autres espèces remarquables ! ».