Mesure de la perception des usagers des services publics à Madagascar : une nouvelle enquête à portée régionale

L’ONG Azimut travaille à la mise en place d’un dispositif d’évaluation de la satisfaction des citoyens des services publics de 17 communes rurales de la Région DIANA.

blog - 14 avril 2018 1de2L’amélioration de la qualité des services publics offerts à la population de la région DIANA, dans le nord de Madagascar, est un enjeu important à la fois pour l’État Malagasy et pour les acteurs du Projet de développement communal inclusif et de décentralisation (ProDéCID).

C’est dans ce contexte que l’ONG Azimut, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) et le ProDéCID ont contribué à monter une nouvelle enquête pour mesurer la perception d’usagers de zone rurale au sujet des services de base et administratifs dont ils bénéficient.

Chargée de mener cette enquête, l’ONG Azimut compte sur la participation des Comités de Contrôle Citoyen (CCC) mis en place par le BIANCO à Antsiranana dans 17 communes rurales de la région DIANA. La mission qui leur a été confiée par le BIANCO est d’effectuer le suivi de la bonne application des « standards de services administratifs » dans le but d’améliorer la transparence et le traitement égalitaire des citoyens en ce qui concerne l’émission des actes d’état civil notamment.

L’ONG Azimut envisage de confier aux membres des CCC le suivi de la gestion de ces services de base qui regroupent l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets et l’assainissement. Un programme d’accompagnement des membres des comités de contrôle citoyen a été développé pour permettre à ces derniers de mener l’enquête en toute autonomie.

blog - 14 avril 2018 2de2Durant la première semaine du mois d’avril, les questionnaires d’enquête élaborés ont été soumis à une phase « test » auprès de citoyens de la commune urbaine de Diego Suarez. Les animateurs de l’ONG Azimut ont retenu quatre points stratégiques : une école publique, une borne fontaine, la commune et un centre de santé de base. Cette phase préparatoire a pu porter un regard attentif sur les réactions possibles des interviewés et sur leur compréhension des questions. Dans l’ensemble, l’équipe d’animateurs est satisfaite des résultats. Après quelques révisions et recadrages, Azimut est prête à passer à l’action et à prêter main forte aux membres des CCC.

On ne s’attend certes pas que cette enquête puisse répondre à tout. Toutefois, l’éclairage apporté sur le plan de l’organisation des services, complémentaire aux données portant sur la santé, l’accès à l’eau potable, ou l’éducation de la population, saura contribuer à définir les priorités d’action pour améliorer la satisfaction des usagers.

Produire une information statistique pertinente, fiable, intelligible et accessible, c’est là l’engagement « qualité » de l’ONG Azimut d’ici la fin de l’année 2018.

Gestion des services publics en zone rurale à Madagascar : problèmes majeurs et solutions possibles

Monsieur Alain Zomadi, consultant béninois, spécialisé dans la gestion des services communaux en Afrique de l’ouest, a animé un atelier de travail organisé par le ProDéCID-GIZ (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) les 14 et 15 mars 2018 à l’hôtel La Terrasse du Voyageur à Antsiranana.

Les acteurs du projet d’amélioration de la qualité des services communaux et des représentants de 17 communes rurales ont alimenté les débats autour des problématiques qui endiguent la saine gestion des services de base dans les communes rurales de la Région DIANA.

blog - 05 avril 2018 2de3Dans une ambiance franche et amicale, les échanges ont porté entre autres sur les questions de confiance et de volonté politique, sur les compétences et les connaissances des acteurs communaux pour assurer leurs responsabilités, ainsi que sur les problèmes de financement pour l’entretien et la gestion des infrastructures.

Voici un résumé des débats, un aperçu des recommandations apportées par Monsieur Alain Zomadi et une présentation des perspectives de travail pour l’ONG Azimut dans le cadre de son projet intitulé « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

Des textes hors de portée

Dans la région DIANA, il existe un problème d’accessibilité aux textes de lois et à leurs décrets d’application concernant la délégation de gestion des services publics. Les dirigeants des communes ont difficilement accès à ces références qui définissent les responsabilités et modalités de gestion dans les communes. De ce fait, de nombreux maires ne maîtrisent pas leurs contenus. D’après Monsieur Zomadi, il est nécessaire que l’ensemble des acteurs concernés connaissent et s’approprient les textes réglementaires et légaux sur la délégation de gestion des services publics pour permettre un partenariat équilibré entre les Communes et les Associations de la région. L’ONG Azimut prévoit rassembler et compulser ces documents de référence afin de les mettre à disposition des parties concernées et de les vulgariser dans un souci de compréhension pour tous.

Une compréhension erronée de la gestion

blog - 05 avril 2018 1de3Il existe de la confusion concernant la propriété des infrastructures situées sur le territoire communal. À qui appartiennent-elles ? Précisons que le constat est sombre quant à l’état des infrastructures en zone rurale : environ 90% de ces dernières seraient en « piteux état » selon les résultats préliminaires des travaux sur le Registre des Infrastructures Communales (RIC) présentés lors de l’atelier. Il s’agit d’un symptôme d’une gestion déficiente ou mal comprise. D’après l’étude sur le RIC, il n’existerait aucun répertoire des infrastructures dans les communes et des maires ignoraient même l’existence de nombreuses infrastructures au niveau de leurs localités respectives. Interrogés sur l’identité des propriétaires des infrastructures de base dans les communes, la majorité des personnes enquêtées (communes, citoyens) n’en savait rien.

Un manque de confiance répandu

Un problème récurrent qui limite la coordination des activités au sein des communes est le manque de confiance entre la population, les services techniques déconcentrés (STD) et les dirigeants des Communes. Les causes évoquées lors de l’atelier sont diverses mais elles sont toutes associées au manque de transparence des flux financiers : dépenses non justifiées, promesses non tenues, manque d’explication sur le choix des achats effectués par les Mairies, suspicion de disparition de sommes d’argent au sein des structures de gestion… Cette crise de confiance est fortement accentuée pour la Commune et les STD et, à l’heure actuelle, il n’existe aucune convention de partenariat qui définisse les engagements et responsabilités de chacune des parties dans la gestion des infrastructures communales.

blog - 05 avril 2018 3de3Pour réguler ce « capital confiance », le consultant-invité a proposé de normaliser les procédures de reddition des comptes (notion de redevabilité) dans la Région en développant un guide qui en décrirait les étapes, les procédures et les canevas à compléter. Il s’agit de répéter une expérience qui a profité au Bénin: « on a réglé ce problème de confiance en insistant sur la nécessaire reddition des comptes », selon Monsieur Zomadi. Ce dernier a également insister sur l’importance d’établir des conventions claires pour clarifier l’engagement et la responsabilité des entités dans le cadre de la délégation de gestion des services publics. Pendant l’atelier, trois groupes de travail ont été constitués autour des thématiques de gestion des services d’accès à l’eau potable, d’éducation et d’assainissement (solide et liquide). Le résultat attendu ? Concevoir des conventions de partenariat entre les STD concernés et les communes qui éclairciront les engagements et responsabilités de chacune des parties.

Une communication quasi absente entre les communes et les citoyens

Pour tenter de rétablir la confiance entre dirigeants communaux et la population, l’ONG Azimut prévoit, courant avril 2018, mettre en place un dispositif pour donner une voix aux citoyens afin qu’ils puissent formuler leur appréciation auprès de leurs dirigeants sur les services publics qui doivent leur être rendus. Pour y arriver, Azimut accompagnera des groupes de contrôle citoyens dans 17 communes de la région, pour mener des enquêtes d’évaluation de la satisfaction des usagers sur six services : l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé, la gestion des déchets, l’assainissement de base et la gestion de l’état civil. Au cours de l’atelier, les questionnaires d’enquête ont été révisés et validés par l’ensemble des acteurs.

Les membres de l’équipe de l’ONG Azimut souhaitent adresser leurs vifs remerciements à Monsieur Alain Zomadi et à l’équipe du ProDéCID Antenne DIANA pour l’organisation de cet atelier.

Restez informé sur notre site. Nous publierons d’autres articles sur le projet « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

L’ONG Azimut reçoit une subvention pour l’amélioration des services communaux dans la région DIANA

Une subvention locale a été octroyée à l’ONG Azimut en novembre 2017 par le GIZ-ProDéCID (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) pour participer à l’amélioration de services communaux publics de base et de services administratifs ciblés de 17 communes groupées dans les districts de Diego II, d’Ambilobe et d’Ambanja. L’ONG Azimut se propose d’impliquer tous les acteurs clés dans l’atteinte de cet objectif. Les premières étapes ont été entamées.

blog - 26 février 2018 1de2L’amélioration de la gestion et de la qualité des services publics de base au niveau communal fait partie des défis à relever dans le processus de décentralisation à Madagascar. Le manque d’implication citoyenne dans la gestion des services, l’absence de synergie entre les acteurs locaux et l’insuffisance des moyens humains, matériels et financiers, endiguent la capacité des communes à jouer leur rôle de coordinateurs du développement local. De nombreux usagers sont insatisfaits des services publics rendus. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de mobiliser tous les acteurs (population, organisations de la société civile, services techniques déconcentrés) pour l’amélioration de la gestion des services de base. L’implication des Organisations de la Société Civile (OSCs) dans la gestion de certaines infrastructures communales apparaît comme une piste d’amélioration de la situation.

blog - 26 février 2018 2de2Quinze projets de gestion des services publics seront soutenus  financièrement dans la région DIANA. Pour sélectionner ces projets, un concours a été lancé fin 2017 dans les 17 communes partenaires de la région. Suite à une première sélection, 24 projets portant sur l’éducation, la santé, l’état civil et l’accès à l’eau potable ont été retenus pour être approfondis et faire l’objet d’une seconde sélection qui aboutira sur leur concrétisation avec le soutien financier du GIZ-ProDéCID et un accompagnement technique de l’ONG Azimut.

Une formation encadrée par l’ONG Azimut et Genderlinks (ONG impliquée dans la promotion de l’égalité des genres) a été organisée le 07 et 08 février 2018 à l’Hôtel La Terrasse du Voyageur pour renforcer la capacité des acteurs concernés. Y ont participé les maires des 17 communes rurales, les responsables des services techniques déconcentrés et les porteurs de projets. Il s’agissait d’une étape clef pour clarifier le rôle de chacun des participants dans l’objectif d’améliorer la collaboration entre les citoyens et les responsables des communes. Les modes de gestion d’infrastructures communales, la responsabilité respective de chaque entité et l’intégration du genre dans les projets ont été passés en revue. Assistés par des techniciens et des représentants de chaque secteur (éducation, santé, eau et assainissement), les porteurs de projets ont pu remanier certains détails techniques de leurs projets.

De retour dans leurs communes respectives, les 24 porteurs de projets sont à présent en train de peaufiner leur dossier de projet avec l’accompagnement des animateurs de l’ONG Azimut. La sélection finale des projets est prévue au cours de mars 2018. Affaire à suivre.

Stage ou bénévolat de compétences #012019

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Appui à l’autonomie de gestion d’une plateforme d’organisations de la société civile pour l’environnement à Madagascar

Durée de la mission :  4 mois plein temps
Lieu d’affectation : Diego Suarez, Madagascar
Début souhaité de la mission : Janvier, février ou mars 2019
Acceptation des candidatures : Jusqu’au 10 décembre 2019
Téléchargez la fiche de poste

Contexte

Les organisations de société civile dans le nord de Madagascar sont fortement caractérisées par un recours au soutien de l’État et des bailleurs de fonds. La recherche perpétuelle de subventions et le retard dans l’émergence d’une société civile autonome masque la capacité contestataire de ces organisations.

C’est le cas d’une organisation de la société civile engagée dans la défense des causes environnementales qui désire disposer d’une politique de gestion qui lui permettrait de mettre en œuvre les activités de son choix.

L’autonomisation financière et de gestion recherchée par l’organisation n’est pas la recherche de sa pérennité (fut elle importante) mais elle doit lui permettre de s’adapter au regard de son environnement et toujours dans le respect des valeurs qui fondent sa raison d’être.

Mission

Sous la supervision d’Azimut, la personne recrutée se verra confiée les tâches suivantes :

  • Étudier la gestion actuelle de l’organisation
  • Collaborer à la mise en place de solutions pour une meilleure gestion interne
  • Dresser un manuel de procédures et accompagner les membres dans son application
  • Renforcer la communication entre les organisations membres de la plateforme

Profil recherché

Aptitudes et savoir-être :

  • Titulaire d’une formation ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft
  • Savoir prendre des initiatives
  • Faire montre d’assurance dans la recherche de solutions
  • Connaître les techniques du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité
  • Faire preuve d’esprit d’équipe et posséder une bonne capacité d’écoute
  • Pouvoir travailler sous pression, respecter des délais, et gérer les priorités
  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité
  • Savoir s’adapter aux difficultés de communication avec sa famille et ses amis
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique

Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger
  • Expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités
  • Expérience du volontariat (ou du bénévolat)

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Redynamisation du Conseil Régional de l’Éducation, Région DIANA

blog - 18 juillet 2017Le 11 juillet 2017, les acteurs et forces vives de l’éducation dans la région DIANA se sont réunis sur invitation de la Région DIANA et de l’organisation Handicap International afin de reconstituer le bureau et le groupe technique de travail du Conseil Régional de l’Éducation (CRE).

La mission du Conseil est claire : Promouvoir la réflexion, la concertation et la coordination des actions pour améliorer l’éducation au niveau régional. Le CRE avait été mise en place en 2014 sous l’impulsion de l’UNICEF. Suite au retrait des techniciens de l’UNICEF dans la Région en 2015, les membres du CRE ont cessé de se réunir.

Handicap International a souhaité relancer les rencontres du CRE dans le cadre de leur projet pilote d’éducation inclusive dénommé « Bea-Zo » mis en œuvre avec le Ministère de l’Éducation Nationale malgache dans les régions Analanjirafo et DIANA. Ce projet a pour objectif d’enrayer toute forme d’exclusion freinant l’accès de tous les enfants à l’éducation, quelles que soient leurs conditions physiques et leur classe sociale.

Comme Handicap International, d’autres acteurs voient l’intérêt de la redynamisation du CRE dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs. C’est le cas de l’ONG Azimut, présente à la rencontre du 11 juillet 2017, et qui mène depuis 2015 une série d’actions dans les domaines de l’éducation civique et citoyenne et de l’éducation environnementale.

À l’occasion de cette rencontre, les participants se sont entendus pour nommer un président du Conseil qui soit issu de la société civile. Pour les organisations de la société civile, cette élection constitue une belle opportunité de donner voix aux citoyens en matière d’éducation. Cela pourrait également améliorer les échanges et le relais d’information entre le CRE et les citoyens à la base au niveau des districts qui seront amenés prochainement à se regrouper en Conseil Local de l’Éducation (CLE). L’élection du président du CRE est prévue se dérouler ce vendredi 21 juillet 2017 au Centre d’Écoute et de Conseils Juridiques de la Commune Urbaine de Diego Suarez.

Azimut adhère à la Charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable »

L’ONG Azimut compte parmi les adhérents à la nouvelle charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable ».

C’est Monsieur Richard Bohan, consultant en tourisme durable qui est l’auteur de cette charte qu’il a contribué à implanter dans la région. Il a consacré le mois de mars 2015 à expliquer sa démarche auprès de plusieurs opérateurs touristiques des villes phares de la région. Les 41 adhérents à la charte se sont vu attribuer quelques bonnes pratiques à prioriser au cours des six prochains mois.

Azimut s’est engagée : (1) à consommer du « Charbon vert » (charbon issu des plantations d’eucalyptus) et à sensibiliser son personnel à sa consommation; (2) à s’impliquer dans la lutte contre l’exploitation des mineurs; et (3) à mener une enquête d’opinion auprès de ses hôtes quant à la qualité des prestations touristiques fournies et d’en partager les données avec l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez. Azimut participera avec les autres adhérents de la charte aux journées de ramassage des déchets organisées par la commission de suivi.

Richard Bohan est ravi des premiers résultats : « Il y a eu un véritable engouement pour ce projet de charte qui est encadré par l’Office de Tourisme de Diego Suarez, soutenu par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et appuyé par la GIZ (coopération allemande) et par le Conseil Départemental du Finistère.

La diversité des adhérents à la charte en fait l’une de ses forces. Parmi les adhérents on retrouve des associations, des centres de soins, des centres sportifs et de loisirs, des hôtels, des parcs nationaux, des ONG comme Azimut, des restaurants, des tours opérateurs…

La charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » a été développée à l’image de la charte « Nosy Be s’engage pour un tourisme durable » mise en place en 2011 dans l’île aux parfums. Le label « Tourisme Durable à Madagascar » servira éventuellement de modèle à l’ONTM pour la mise en place d’une charte nationale.

Une base de données des sites touristiques de la région DIANA

Les outils

Dans le cadre du projet de développement du circuit touristique Grand Nord de Madagascar, l’équipe  responsable de la conception des supports de promotion de ce circuit de tourisme durable a conçu quatre outils de récolte de données a propos des sites touristiques à promouvoir.  Les voici :

  1. Une fiche « état des lieux » pour les informations descriptives et techniques des sites touristiques ;
  2. Un questionnaire d’enquête à mener auprès des acteurs locaux (communautés, associations, ONG, etc.) impliqués dans la gestion des sites touristiques ;
  3. Un questionnaire d’enquête, destiné aux touristes, à diffuser dans  les bureaux de l’Office du tourisme, les hôtels, l’aéroport, etc.) ; et
  4. Une grille d’évaluation inspirée des critères propres aux chartes internationales sur le tourisme durable et pour mieux positionner le type de tourisme rencontré sur chaque site.

Le planning à court terme

Du 10 mai au 10 juin 2013, l’équipe de travail composée de Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, et de ses acolytes de l’ORTDS, Nino Rabotoarimonjy et Jerry Raminosoa respectivement chargés de la communication et du marketing, et du développement des produits, visiteront les 18 sites touristiques  le long de la route nationale reliant les 4 pôles de la région DIANA soit : Nosy Be – Ambanja – Ambilobe – Diego Suarez.

Nosy Be : Marodoka, Parc national de Lokobe, Réserve d’Ambatozavavy, Nosy Sakatia, Nosy Komba, Mont Passot et ses lacs.

Ambanja : Cascade des Bons Pères et village d’Ambobakaha, Village d’Anjiavamilay, Village d’Antsahampano, Antanambaon’ambahatra.

Ambilobe : Parc de l’Ankarana, Cascade sacrée, Barrage hydraulique.

Diego Suarez: Mer d’Émeraude, Parc de la Montagne d’Ambre, Kiosque R’art Vato à Joffreville, Ambohitsara chez Madame Myriam, Tsingy Rouges.

La base de données sur les sites touristiques

Les données récoltées sur les sites touristiques visités serviront aux activités de promotion de l’ORTDS, dont une brochure grand public du circuit.  Il est aussi prévu de s’en servir pour développer des outils de promotion pour les professionnels du tourisme et les investisseurs. La base de données servira aux gestionnaires des sites et la région DIANA y recourra pour définir une marque territoriale.

Arrivée de Clément Corbic, volontaire ONG Azimut

Madagascar a accueilli en juin 2012 dans le cadre de la Foire du tourisme d’Antananarivo les Troisièmes assises internationales du tourisme durable et éthique. Comme chacun sait, ce type de tourisme profite à la population locale, est respectueux de l’environnement et s’intéresse à la culture des pays d’accueil.

Dans le souci d’augmenter les retombées économiques du tourisme pour la population, des initiatives sont prises depuis plusieurs années dans le nord de Madagascar par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et par l’Office Régional du Tourisme de Nosy Be (ORTNB). Ces deux organismes se sont résolument orientés vers la promotion du tourisme solidaire et équitable. L’ONG Azimut s’est associée à cette stratégie et appuie l’ORTDS. Azimut aidera dans la réalisation d’une brochure concernant un nouveau circuit touristique durable de l’extrême nord de l’Île qui mettra en évidence les acteurs locaux impliqués.

Clément Corbic, nouveau volontaire de l’ONG Azimut, prendra les rênes de ce projet pour le mener à terme d’ici la fin du mois de juillet 2013. Il formera équipe avec Monsieur Nino Rabotoarimonjy, responsable du Marketing et des Communications au sein de l’ORTDS et avec Monsieur Jerry Raminosoa, agent de Développement des Produits de l’ORTDS. L’équipe compulsera la littérature disponible sur la promotion du tourisme durable, recensera les sites touristiques à promouvoir, dressera un état des lieux du développement du tourisme durable dans le nord de Madagascar, définira les outils de promotion du circuit, tout cela après la visite des sites et des rencontres avec les différents acteurs. Le circuit sera cartographié sur une carte interactive.

La campagne marketing du circuit sera amorcée par la préparation d’affiches et sera le porte-étendard de la région DIANA au Salon du Tourisme et de l’Économie Solidaire qui se tiendra à Colmar (France) en novembre 2013.

Nageurs-sauveteurs Diégolais : formation initiale

Ça y est! La commission chargée du programme de formation de jeunes nageurs-sauveteurs est en place. Les membres ont tenu leur réunion le 3 octobre au siège de la Région DIANA.

L’idée d’une formation académique a été rejetée. Une formation de type professionnel dont la réussite sera attestée par la Direction Régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a été retenue. Cette formation s’étalera sur une période d’environ 4 mois. Le projet ficelé sera présenté début novembre, accompagné de la liste des unités d’enseignements et de celle des encadreurs. La formation s’inspirera entre autre de celle donnée aux surveillants de baignade en piscine actuels. Elle comportera des modules d’adaptation au milieu marin de la Baie de Diego Suarez. Le Ministère malgache chargé du transport maritime et fluvial et le ministère chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont montré leur intérêt pour cette initiative et encouragé le début d’une formation initiale parallèlement aux démarches administratives en train d’accomplissement.

Une quinzaine de jeunes sont déjà sélectionnés dont des pêcheurs, des plongeurs, des kitesurfeurs. Des cours de natation de mise à niveau ont déjà débuté.

Corps de nageurs-sauveteurs pour la région DIANA

La région DIANA dont la principale ville est Diego Suarez est murée d’eau. Bordée à l’ouest par le canal du Mozambique et à l’est par l’océan Indien elle accueille aussi la deuxième plus grande baie au monde. De nombreuses activités nautiques s’y sont développées : en plus de la pêche traditionnelle, on peut s’y adonner à la pêche récréative, à la moto marine, à la baignade et aux sports de glisse (windsurf, kitesurf). Toutefois les accidents de mer y sont fréquents : chavirement de bateaux, de pirogues, noyades, incidents durant la pratique des sports nautiques. Malheureusement à Madagascar aucune structure d’intervention n’a été mise sur pied jusqu’à maintenant pour secourir les victimes d’incidents. Pas de maîtres-nageurs, pas de vedettes de secourisme…

Un récent événement, la noyade à quelques encablures des côtes de la Ministre de la Population, Madame Ramaroson, a éperonné les autorités de la région Diana qui ont décidé de la création d’un corps de nageur-sauveteurs, premier maillon d’une chaîne de secours. Le Chef de la Région Diana, Monsieur Romuald Bezara, et le Directeur du Développement Régional, Monsieur Jualin Joanosy, ont suscité l’appui de l’Apostolat de la Mer, section jeunesse, de l’ONG Azimut et du cabinet MDC pour améliorer la gouvernance des activités nautiques pratiquées dans le cadre du tourisme de la région de Diego Suarez. Une table ronde a réuni récemment la Direction Régionale (DR) des Forêts et de l’Environnement, la DR du Tourisme et de l’Artisanat, la DR de la Jeunesse et des Loisirs, la DR des Sports, la DR de la Santé, la DR de l’APMF, la DR de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, la Commune Urbaine de Diego-Suarez, la Commune Urbaine de Nosy Be, le Commandant de la BANA, la Direction Générale de la SECREN, le Responsable SGPTSM, le Bureau de l’Antenne Finistère, la Présidence de la Croix Rouge Malagasy, les DR des compagnies d’assurance ARO, Ny Havana et Allianz, le chef des pompiers CUDS et les représentants des coopératives de pêcheurs pour entendre le trio formé par la directrice d’Azimut, les représentants de MDC et de l’Apostolat de la Mer. Le trio a suggéré la mise sur pied d’une brigade de jeunes nageur-sauveteurs. Ce projet a suscité un fructueux débat qui a permis de bien le cadrer.

Azimut est d’avis que ce projet permettra non seulement de sécuriser les activités nautiques, mais qu’il créera de nouveaux emplois tout en accroissant l’appropriation de la mer par les jeunes malgaches. D’autres réunions sont prévues au courant des prochains mois pour la mise sur pied effective de la brigade et la formation des jeunes qui en feront partie.