Redynamisation du Conseil Régional de l’Éducation, Région DIANA

blog - 18 juillet 2017Le 11 juillet 2017, les acteurs et forces vives de l’éducation dans la région DIANA se sont réunis sur invitation de la Région DIANA et de l’organisation Handicap International afin de reconstituer le bureau et le groupe technique de travail du Conseil Régional de l’Éducation (CRE).

La mission du Conseil est claire : Promouvoir la réflexion, la concertation et la coordination des actions pour améliorer l’éducation au niveau régional. Le CRE avait été mise en place en 2014 sous l’impulsion de l’UNICEF. Suite au retrait des techniciens de l’UNICEF dans la Région en 2015, les membres du CRE ont cessé de se réunir.

Handicap International a souhaité relancer les rencontres du CRE dans le cadre de leur projet pilote d’éducation inclusive dénommé « Bea-Zo » mis en œuvre avec le Ministère de l’Éducation Nationale malgache dans les régions Analanjirafo et DIANA. Ce projet a pour objectif d’enrayer toute forme d’exclusion freinant l’accès de tous les enfants à l’éducation, quelles que soient leurs conditions physiques et leur classe sociale.

Comme Handicap International, d’autres acteurs voient l’intérêt de la redynamisation du CRE dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs. C’est le cas de l’ONG Azimut, présente à la rencontre du 11 juillet 2017, et qui mène depuis 2015 une série d’actions dans les domaines de l’éducation civique et citoyenne et de l’éducation environnementale.

À l’occasion de cette rencontre, les participants se sont entendus pour nommer un président du Conseil qui soit issu de la société civile. Pour les organisations de la société civile, cette élection constitue une belle opportunité de donner voix aux citoyens en matière d’éducation. Cela pourrait également améliorer les échanges et le relais d’information entre le CRE et les citoyens à la base au niveau des districts qui seront amenés prochainement à se regrouper en Conseil Local de l’Éducation (CLE). L’élection du président du CRE est prévue se dérouler ce vendredi 21 juillet 2017 au Centre d’Écoute et de Conseils Juridiques de la Commune Urbaine de Diego Suarez.

Azimut adhère à la Charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable »

L’ONG Azimut compte parmi les adhérents à la nouvelle charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable ».

C’est Monsieur Richard Bohan, consultant en tourisme durable qui est l’auteur de cette charte qu’il a contribué à implanter dans la région. Il a consacré le mois de mars 2015 à expliquer sa démarche auprès de plusieurs opérateurs touristiques des villes phares de la région. Les 41 adhérents à la charte se sont vu attribuer quelques bonnes pratiques à prioriser au cours des six prochains mois.

Azimut s’est engagée : (1) à consommer du « Charbon vert » (charbon issu des plantations d’eucalyptus) et à sensibiliser son personnel à sa consommation; (2) à s’impliquer dans la lutte contre l’exploitation des mineurs; et (3) à mener une enquête d’opinion auprès de ses hôtes quant à la qualité des prestations touristiques fournies et d’en partager les données avec l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez. Azimut participera avec les autres adhérents de la charte aux journées de ramassage des déchets organisées par la commission de suivi.

Richard Bohan est ravi des premiers résultats : « Il y a eu un véritable engouement pour ce projet de charte qui est encadré par l’Office de Tourisme de Diego Suarez, soutenu par l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et appuyé par la GIZ (coopération allemande) et par le Conseil Départemental du Finistère.

La diversité des adhérents à la charte en fait l’une de ses forces. Parmi les adhérents on retrouve des associations, des centres de soins, des centres sportifs et de loisirs, des hôtels, des parcs nationaux, des ONG comme Azimut, des restaurants, des tours opérateurs…

La charte « La DIANA s’engage pour un tourisme durable » a été développée à l’image de la charte « Nosy Be s’engage pour un tourisme durable » mise en place en 2011 dans l’île aux parfums. Le label « Tourisme Durable à Madagascar » servira éventuellement de modèle à l’ONTM pour la mise en place d’une charte nationale.

Une base de données des sites touristiques de la région DIANA

Les outils

Dans le cadre du projet de développement du circuit touristique Grand Nord de Madagascar, l’équipe  responsable de la conception des supports de promotion de ce circuit de tourisme durable a conçu quatre outils de récolte de données a propos des sites touristiques à promouvoir.  Les voici :

  1. Une fiche « état des lieux » pour les informations descriptives et techniques des sites touristiques ;
  2. Un questionnaire d’enquête à mener auprès des acteurs locaux (communautés, associations, ONG, etc.) impliqués dans la gestion des sites touristiques ;
  3. Un questionnaire d’enquête, destiné aux touristes, à diffuser dans  les bureaux de l’Office du tourisme, les hôtels, l’aéroport, etc.) ; et
  4. Une grille d’évaluation inspirée des critères propres aux chartes internationales sur le tourisme durable et pour mieux positionner le type de tourisme rencontré sur chaque site.

Le planning à court terme

Du 10 mai au 10 juin 2013, l’équipe de travail composée de Clément Corbic, volontaire de l’ONG Azimut, et de ses acolytes de l’ORTDS, Nino Rabotoarimonjy et Jerry Raminosoa respectivement chargés de la communication et du marketing, et du développement des produits, visiteront les 18 sites touristiques  le long de la route nationale reliant les 4 pôles de la région DIANA soit : Nosy Be – Ambanja – Ambilobe – Diego Suarez.

Nosy Be : Marodoka, Parc national de Lokobe, Réserve d’Ambatozavavy, Nosy Sakatia, Nosy Komba, Mont Passot et ses lacs.

Ambanja : Cascade des Bons Pères et village d’Ambobakaha, Village d’Anjiavamilay, Village d’Antsahampano, Antanambaon’ambahatra.

Ambilobe : Parc de l’Ankarana, Cascade sacrée, Barrage hydraulique.

Diego Suarez: Mer d’Émeraude, Parc de la Montagne d’Ambre, Kiosque R’art Vato à Joffreville, Ambohitsara chez Madame Myriam, Tsingy Rouges.

La base de données sur les sites touristiques

Les données récoltées sur les sites touristiques visités serviront aux activités de promotion de l’ORTDS, dont une brochure grand public du circuit.  Il est aussi prévu de s’en servir pour développer des outils de promotion pour les professionnels du tourisme et les investisseurs. La base de données servira aux gestionnaires des sites et la région DIANA y recourra pour définir une marque territoriale.

Arrivée de Clément Corbic, volontaire ONG Azimut

Madagascar a accueilli en juin 2012 dans le cadre de la Foire du tourisme d’Antananarivo les Troisièmes assises internationales du tourisme durable et éthique. Comme chacun sait, ce type de tourisme profite à la population locale, est respectueux de l’environnement et s’intéresse à la culture des pays d’accueil.

Dans le souci d’augmenter les retombées économiques du tourisme pour la population, des initiatives sont prises depuis plusieurs années dans le nord de Madagascar par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et par l’Office Régional du Tourisme de Nosy Be (ORTNB). Ces deux organismes se sont résolument orientés vers la promotion du tourisme solidaire et équitable. L’ONG Azimut s’est associée à cette stratégie et appuie l’ORTDS. Azimut aidera dans la réalisation d’une brochure concernant un nouveau circuit touristique durable de l’extrême nord de l’Île qui mettra en évidence les acteurs locaux impliqués.

Clément Corbic, nouveau volontaire de l’ONG Azimut, prendra les rênes de ce projet pour le mener à terme d’ici la fin du mois de juillet 2013. Il formera équipe avec Monsieur Nino Rabotoarimonjy, responsable du Marketing et des Communications au sein de l’ORTDS et avec Monsieur Jerry Raminosoa, agent de Développement des Produits de l’ORTDS. L’équipe compulsera la littérature disponible sur la promotion du tourisme durable, recensera les sites touristiques à promouvoir, dressera un état des lieux du développement du tourisme durable dans le nord de Madagascar, définira les outils de promotion du circuit, tout cela après la visite des sites et des rencontres avec les différents acteurs. Le circuit sera cartographié sur une carte interactive.

La campagne marketing du circuit sera amorcée par la préparation d’affiches et sera le porte-étendard de la région DIANA au Salon du Tourisme et de l’Économie Solidaire qui se tiendra à Colmar (France) en novembre 2013.

Nageurs-sauveteurs Diégolais : formation initiale

Ça y est! La commission chargée du programme de formation de jeunes nageurs-sauveteurs est en place. Les membres ont tenu leur réunion le 3 octobre au siège de la Région DIANA.

L’idée d’une formation académique a été rejetée. Une formation de type professionnel dont la réussite sera attestée par la Direction Régionale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle a été retenue. Cette formation s’étalera sur une période d’environ 4 mois. Le projet ficelé sera présenté début novembre, accompagné de la liste des unités d’enseignements et de celle des encadreurs. La formation s’inspirera entre autre de celle donnée aux surveillants de baignade en piscine actuels. Elle comportera des modules d’adaptation au milieu marin de la Baie de Diego Suarez. Le Ministère malgache chargé du transport maritime et fluvial et le ministère chargé de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont montré leur intérêt pour cette initiative et encouragé le début d’une formation initiale parallèlement aux démarches administratives en train d’accomplissement.

Une quinzaine de jeunes sont déjà sélectionnés dont des pêcheurs, des plongeurs, des kitesurfeurs. Des cours de natation de mise à niveau ont déjà débuté.

Corps de nageurs-sauveteurs pour la région DIANA

La région DIANA dont la principale ville est Diego Suarez est murée d’eau. Bordée à l’ouest par le canal du Mozambique et à l’est par l’océan Indien elle accueille aussi la deuxième plus grande baie au monde. De nombreuses activités nautiques s’y sont développées : en plus de la pêche traditionnelle, on peut s’y adonner à la pêche récréative, à la moto marine, à la baignade et aux sports de glisse (windsurf, kitesurf). Toutefois les accidents de mer y sont fréquents : chavirement de bateaux, de pirogues, noyades, incidents durant la pratique des sports nautiques. Malheureusement à Madagascar aucune structure d’intervention n’a été mise sur pied jusqu’à maintenant pour secourir les victimes d’incidents. Pas de maîtres-nageurs, pas de vedettes de secourisme…

Un récent événement, la noyade à quelques encablures des côtes de la Ministre de la Population, Madame Ramaroson, a éperonné les autorités de la région Diana qui ont décidé de la création d’un corps de nageur-sauveteurs, premier maillon d’une chaîne de secours. Le Chef de la Région Diana, Monsieur Romuald Bezara, et le Directeur du Développement Régional, Monsieur Jualin Joanosy, ont suscité l’appui de l’Apostolat de la Mer, section jeunesse, de l’ONG Azimut et du cabinet MDC pour améliorer la gouvernance des activités nautiques pratiquées dans le cadre du tourisme de la région de Diego Suarez. Une table ronde a réuni récemment la Direction Régionale (DR) des Forêts et de l’Environnement, la DR du Tourisme et de l’Artisanat, la DR de la Jeunesse et des Loisirs, la DR des Sports, la DR de la Santé, la DR de l’APMF, la DR de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, la Commune Urbaine de Diego-Suarez, la Commune Urbaine de Nosy Be, le Commandant de la BANA, la Direction Générale de la SECREN, le Responsable SGPTSM, le Bureau de l’Antenne Finistère, la Présidence de la Croix Rouge Malagasy, les DR des compagnies d’assurance ARO, Ny Havana et Allianz, le chef des pompiers CUDS et les représentants des coopératives de pêcheurs pour entendre le trio formé par la directrice d’Azimut, les représentants de MDC et de l’Apostolat de la Mer. Le trio a suggéré la mise sur pied d’une brigade de jeunes nageur-sauveteurs. Ce projet a suscité un fructueux débat qui a permis de bien le cadrer.

Azimut est d’avis que ce projet permettra non seulement de sécuriser les activités nautiques, mais qu’il créera de nouveaux emplois tout en accroissant l’appropriation de la mer par les jeunes malgaches. D’autres réunions sont prévues au courant des prochains mois pour la mise sur pied effective de la brigade et la formation des jeunes qui en feront partie.