Collecte de déchets sur les îlots de la mer d’Émeraude

Collecte de déchets de l’îlot Suarez animée par Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut et Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) : 24 participants (transporteurs, masseuses, artisans, représentants de l’ONG Azimut et de l’ORTDS), une cinquantaine de sacs de ciment remplis de déchets. Un beau succès!

Chacune des cinq équipes avait son coin d’ancrage sur l’îlot. Les déchets ne proviennent pas uniquement des activités touristiques. En effet beaucoup sont apportés par les marées et les courants marins. Deux équipes ont été postées au sud de l’îlot, les trois autres se sont partagé les aires situés derrière les paillotes là où se situent les décharges sauvages. Chaque participant disposait de deux sacs et d’un gant pour éviter les blessures.

Laurène et Julda ont profité de cette occasion pour organiser une visite guidée des nouveaux aménagements pour la gestion du tri des déchets comme le bac à ordures et les sceaux et panneaux d’indications pour le tri des déchets.

La journée s’est terminée par un  repas cuisiné par deux volontaires suivi de la baignade dans les eaux turquoise.

De retour au port de Ramena l’équipe était attendue par Monsieur Mervin Mobeeboccus, gérant de la société Ecologik Mada venu pour récupérer les matières plastiques. Les coques de noix de coco ont été remises  à des artisans qui s’en serviront pour la fabrication de bijoux, de boutons et d’autres objets d’artisanat. Les déchets considérés comme non inutilisables car brûlés par le soleil ou attaqués par les embruns marins ont été acheminés par le camion prêté par Toto Circuits Diego à la décharge municipale de Diego Suarez.

Toto Circuits Diego a favorisé cette activité de cueillette de déchets par le prêt de sa vedette dotée d’un très sympathique équipage.

Merci aussi à Évasion Sans Frontières pour son don en argent qui a permis d’acheter le carburant nécessaire pour cette sortie.

Enfin merci à tous les participants, transporteurs et masseuses de Ramena qui ont fait honneur à leur communauté!

Atelier d’animation sur le tri et la valorisation des déchets

Deuxième atelier d’animation dans la cour de l’école primaire de Ramena sur le tri et la valorisation des déchets de l’îlot Suarez en mer d’Émeraude avec la participation des transporteurs et des masseuses qui y travaillent.

Il s’est agi :

  • D’enseigner et d’illustrer les techniques de fabrication de compost à partir de déchets organiques. De donner des indications sur les matières à exclure du compost, celles à éviter pour réduire le risque de mauvaises odeurs. D’indiquer les méthodes d’arrosage et de retournement. Les explications de Monsieur Aristide Hery, animateur bénévole pour l’ONG Azimut, ont été appréciées par les participants dont certains se sont déclarés enthousiasmés par ces techniques si bien exposées. L’animateur a su présenter les étapes de fabrication du compost en les adaptant au milieu local.
  • D’initier par le biais d’un jeu les participants au nouveau système de tri des déchets sur l’îlot Suarez. C’est sous les rires que les joueurs devaient récolter les yeux bandés des déchets éparpillés sur un parcours d’une vingtaine de mètres. Guidés par leurs coéquipiers, ils devaient tout au cours de leur cueillette éviter les obstacles (monticules de sable) avant de déposer les déchets recueillis dans les seaux appropriés : un premier pour les déchets compostables, un deuxième pour les déchets réutilisables, un dernier pour les déchets inutilisables. Ce sont des seaux des mêmes types que l’on retrouve près de la cuisine de chaque paillotte sur l’ilot Suarez.
  • De permettre aux exécutifs de diverses associations d’artisans, comme le CITE et SAMEVA, d’expliquer leur mission et de présenter leurs besoins en matières premières pour la réalisation de produits d’artisanat telles que  cannettes, coques de noix de coco, bouteilles de plastique ou de verre, capsules de boissons gazeuses.

L’atelier s’est terminé par un concours de la plus belle œuvre réalisée à partir de déchets réutilisables rencontrés sur l’îlot Suarez. Des œuvres toutes aussi inventives les unes que les autres ont été présentées : pots à fleurs, rideaux, voitures-jouet, colliers, décorations. Le choix des gagnants s’est fait par la mesure de l’importance des applaudissements accordés par l’assistance.

Les deux chevilles ouvrières de l’atelier, Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut et Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez sont  reparties  pleines d’espoir pour la mise en œuvre effective du système de gestion des déchets sur l’Ilot Suarez.

Les premiers diplômés parmi les guides-pêcheurs de la mer d’Émeraude

La dernière journée de formation des quatre guides-pêcheurs de Ramena a été dédiée entièrement à l’évaluation de leurs apprentissages. En début de matinée, ils furent soumis à un test écrit qu’ils réussirent tous avec brio. Puis une sortie en mer sous les yeux des évaluateurs ont permis de vérifier leurs réactions en face de vrais touristes recrutés pour l’occasion, dont un canadien de 72 ans bien sonnés, un couple franco-malgache et une dame allemande propriétaire de l’hôtel-restaurent Le Badamera en bord de plage à Ramena.

Chacun des guides-pêcheurs dû tirer au sort un sujet dont il était responsable devant les touristes : soit le briefing avant l’embarquement, la description et le rôle des mangroves et des coraux dans l’environnement et enfin les mesures de sécurité à prendre tout au long du trajet.

Avant de franchir la passe, les touristes ont eu la chance de visiter quelques tsingy coralliens accessibles qu’à marée haute. Grâce à un arrêt après la sortie de la baie le groupe put visiter le village de pêcheurs d’Andavokonko et la mangrove qui en est le front de mer. Tout en haut du village, un point de vue sur la mer d’Émeraude a permis aux touristes d’anticiper la route que la barque allait emprunter et de prendre quelques clichés des eaux turquoises de la zone.

Ces stops sont rarement proposés aux touristes. Les quatre guides-pêcheurs pourront dorénavant les mettre au menu de chaque sortie en mer et ainsi améliorer leur prestation et faire découvrir plus aux touristes qui ne demandent qu’à ce que leurs sens soient éveillés.

Sur l’îlot un temps a été consacré à la découverte du sentier d’interprétation pour améliorer leurs prestations touristiques. Ajoutons que ces derniers sont au fait des données récoltées sur les oiseaux des îlots de la mer d’Émeraude par Simon Fournier et des observations d’insectes et de reptiles rassemblées par Loïc Fasan, deux récents stagiaires chez Azimut.

La traversée sur l’îlot Suarez fut fort agréable, entrecoupée de rires et de quolibets.

Le retour, un peu tardif, fut arrosé d’embruns et rendu difficile par le bas niveau des eaux dans la fausse passe. Malgré cette petite difficulté, l’ambiance ne faiblit pas un seul instant.

Les gars se sont vu remettre leur diplôme délivrés par l’Office Régionale du Tourisme de Diego Suarez qui prendra dorénavant la relève pour les formations à venir.

Claire Michelet, stagiaire chez l’ONG Azimut qui a contribué à mettre sur pied la formation avec l’appui de Juldas Milatianjary, stagiaire de l’ORTDS, verra à finaliser le manuel du formateur. Les formations devraient reprendre au courant du mois de septembre de façon à laisser suffisamment de temps pour bien former les formateurs.

Voici quelques clichés de la journée!

L’atelier participatif : un outil pour la gestion communautaire de la mer d’Émeraude

L’atelier participatif est un outil de concertation fréquemment utilisé dans les pays en voie de développement, notamment en Amérique Latine. Il s’agit d’une démarche amorcée à partir de la base où les acteurs locaux qui détiennent les clés du changement et les informations nécessaires pour le progrès social de la communauté prennent leurs affaires en mains. L’atelier participatif vise l’intégration des populations locales durant les étapes où se prennent les décisions de montage d’un projet de développement. Il en résulte la garantie d’une appropriation du projet au niveau local.

C’est donc un atelier participatif d’une trentaine de participants, animé par des représentants de l’ONG Azimut et de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez, qui s’est tenu le 17 avril 2012 à l’école primaire du petit village de Ramena. L’objectif: amorcer la réflexion d’un groupe de guides touristiques (ou « guide-pêcheurs ») qui exercent présentement en mer d’Émeraude autour des problèmes rencontrés dans leurs activités et aborder l’examen des solutions à y apporter.

Le problème de la salubrité des sites visités par la clientèle des guides a été soulevé. L’installation de poubelles au port de Ramena et sur l’îlot le plus fréquenté de la mer d’Emeraude a été décidée. Les guides ont proposé de former une association puis de réclamer pour les membres une formation pour, entre autres choses, mieux faire face au non-respect des coutumes locales par leurs clients, atténuer la menace que présente pour la pérennisation de leur profession la surexploitation des ressources halieutiques de la mer d’Émeraude…

Cette prise de contact va permettre à Claire Michelet, stagiaire chez Azimut, de monter un plan de formation adéquat qui se tiendra au courant du mois de juin 2012.