École verte à Madagascar : Des leçons à considérer pour les écoles et les partenaires

Entretien jardin d'ecole« Une école primaire déterminée à former, dans un cadre pédagogique inspirant, une génération citoyenne soucieuse de l’environnement ». C’est ce qui qualifie l’école publique primaire (EPP) Avenue Pasteur au regard des travaux d’embellissement que ses membres lui procurent malgré des difficultés techniques et financières. En 2016, des travaux d’embellissement ont été amorcés par l’école, avec la collaboration de l’ONG Azimut et de la société civile Mandresy. Ces travaux ont abouti en la construction de parterres et d’une aire de jeux à partir de matières recyclées. L’expérience vécue par l’EPP Avenue Pasteur en 2016 fournit des leçons à partager avec les écoles intéressées à s’engager dans des projets « école verte » similaires.

Témoignage de Madame Olga Ratsimbaharisoa, directrice de l’EPP Avenue Pasteur, deux ans après la collaboration.

blog - 20 juillet 2018 1de2« Entretenir un espace vert et divertissant est un défi que je me suis fixé pour maintenir l’intérêt des élèves pour l’éducation et l’environnement. » Depuis les premiers embellissements,  Madame Ratsimbaharisoa et son corps enseignant ont pu constater des résultats concrets sur la motivation des élèves à fréquenter l’école : « Ils sont nombreux à venir plus tôt que prévu à l’école pour savourer des moments de plaisir dans des galops parmi les attractions en pneus recyclés ».

Les espaces verts aménagés sont utiles pour mobiliser les enfants autour des principes de l’écologie enseignés dans les classes. Au début, la directrice rapporte qu’il fallait inciter les jeunes à prendre soin des parterres en leur faisant de nombreux rappels à ce propos. A présent, cela fait partie de leur quotidien. Des automatismes ont été créés. Aujourd’hui, si les élèves trouvent des déchets par terre, ils les ramassent.

Une leçon à retenir pour les collaborateurs souhaitant appuyer des projets d’embellissement

blog - 20 juillet 2018 2de2Les aménagements réalisés par l’ONG Azimut en 2016 nécessitent des entretiens périodiques (ajout d’engrais et de fleurs, travaux de peinture) et l’achat de matériels de jardinage. L’école a mis en place un système d’organisation interne qui appelle à l’engagement du personnel et des élèves pour l’arrosage des parterres de fleurs. Chaque classe s’occupe du secteur qui lui est attribué. Cette mobilisation est couronnée chaque fin du mois par la journée statutaire consacrée au nettoyage de l’enceinte scolaire.

Les aires de jeux nécessitent en contrepartie plus d’investissement. « Il y a eu des périodes où les bancs à base de pneus s’étaient détériorés. Or, l’école ne dispose pas de budget propre pour financer ce type d’activités » partage la Directrice. Pour tenter de financer ce type d’entretien, l’école a adopté des options qui n’ont toutefois pas abouties. En voici les raisons :

  • La participation financière libre. Cet appel a été adressé aux parents d’élèves et au personnel. Tenant compte des difficultés sociales et financières à Madagascar, cette option n’aura pas porté de fruits. « Les parents d’élèves eux-mêmes ont encore du mal à payer les charges de scolarité de leurs enfants » selon les responsables.
  • La recherche de partenaires. Le personnel de l’école n’a pas les compétences pour monter un document de projet. En outre, les informations sur les appels à projet potentiels ne leur parviennent pas.

Des facteurs importants à considérer

Avant qu’une école malagasy envisage un projet d’embellissement il faut tenir compte de quelques éléments :

  • Le plan d’aménagement de l’école: Il faut prendre en considération les espaces disponibles pour les parterres et les aires de jeux. Identifier les zones potentielles et penser à segmenter les espaces dédiés (p.ex. : pour les activités d’éducation physique).
  • La sécurisation de la cour d’école: Les zébus, poules et chèvres circulent encore en toute liberté dans les villes et villages de Madagascar. En installant une clôture ou un muret, on évite que les animaux viennent brouter et déraciner le fruit du travail des élèves et enseignants qui s’investissent bénévolement dans l’entretien des parterres.
  • L’accès à l’eau et le choix des plantes : Entretenir un parterre de fleurs requiert des arrosages fréquents. Une école qui ne dispose pas d’accès facile à l’eau, doit s’interroger sur le type de plantes le plus adapté aux conditions environnementales dans sa localité. Attention toutefois aux plantes pouvant porter atteinte à la sécurité et à la santé des élèves.
  • L’entretien des parterres et des infrastructures : Il faut mettre en place une forme d’organisation adaptée au contexte de chaque établissement et considérer devoir s’investir durant les absences du personnel et des élèves.
  • La rentabilité financière : Mettre en place une aire de jeu ou des espaces verts requiert de l’entretien et donc des dépenses annuelles. Celles-ci ont-elles été prises en considération dans le budget par la direction de l’école avant de s’engager dans le projet ?
  • La cohérence avec les activités de l’école : Rallier les initiatives de l’école avec d’autres programmes ou recommandations émanant de l’Etat ou d’autres organisations, permet de consolider les objectifs visés par la mise en place d’embellissements dans la cour de l’école.

Un conseil aux établissements scolaires : Si mettre en place un projet d’embellissement apparaît complexe, démontrer une participation franche lorsqu’un appui est à disposition rassure d’éventuels collaborateurs. Le démontrent l’engagement de l’EPP Avenue Pasteur dans le maintien des embellissements de 2016 et la participation de la Directrice qui prend à sa charge l’achat de nouveaux plants. Ce sont ces facteurs qui ont incité un particulier du secteur à offrir un toboggan et une balançoire pour agrémenter l’aire de jeu.

Mesure de la perception des usagers des services publics à Madagascar : une nouvelle enquête à portée régionale

L’ONG Azimut travaille à la mise en place d’un dispositif d’évaluation de la satisfaction des citoyens des services publics de 17 communes rurales de la Région DIANA.

blog - 14 avril 2018 1de2L’amélioration de la qualité des services publics offerts à la population de la région DIANA, dans le nord de Madagascar, est un enjeu important à la fois pour l’État Malagasy et pour les acteurs du Projet de développement communal inclusif et de décentralisation (ProDéCID).

C’est dans ce contexte que l’ONG Azimut, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) et le ProDéCID ont contribué à monter une nouvelle enquête pour mesurer la perception d’usagers de zone rurale au sujet des services de base et administratifs dont ils bénéficient.

Chargée de mener cette enquête, l’ONG Azimut compte sur la participation des Comités de Contrôle Citoyen (CCC) mis en place par le BIANCO à Antsiranana dans 17 communes rurales de la région DIANA. La mission qui leur a été confiée par le BIANCO est d’effectuer le suivi de la bonne application des « standards de services administratifs » dans le but d’améliorer la transparence et le traitement égalitaire des citoyens en ce qui concerne l’émission des actes d’état civil notamment.

L’ONG Azimut envisage de confier aux membres des CCC le suivi de la gestion de ces services de base qui regroupent l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets et l’assainissement. Un programme d’accompagnement des membres des comités de contrôle citoyen a été développé pour permettre à ces derniers de mener l’enquête en toute autonomie.

blog - 14 avril 2018 2de2Durant la première semaine du mois d’avril, les questionnaires d’enquête élaborés ont été soumis à une phase « test » auprès de citoyens de la commune urbaine de Diego Suarez. Les animateurs de l’ONG Azimut ont retenu quatre points stratégiques : une école publique, une borne fontaine, la commune et un centre de santé de base. Cette phase préparatoire a pu porter un regard attentif sur les réactions possibles des interviewés et sur leur compréhension des questions. Dans l’ensemble, l’équipe d’animateurs est satisfaite des résultats. Après quelques révisions et recadrages, Azimut est prête à passer à l’action et à prêter main forte aux membres des CCC.

On ne s’attend certes pas que cette enquête puisse répondre à tout. Toutefois, l’éclairage apporté sur le plan de l’organisation des services, complémentaire aux données portant sur la santé, l’accès à l’eau potable, ou l’éducation de la population, saura contribuer à définir les priorités d’action pour améliorer la satisfaction des usagers.

Produire une information statistique pertinente, fiable, intelligible et accessible, c’est là l’engagement « qualité » de l’ONG Azimut d’ici la fin de l’année 2018.

Gestion des services publics en zone rurale à Madagascar : problèmes majeurs et solutions possibles

Monsieur Alain Zomadi, consultant béninois, spécialisé dans la gestion des services communaux en Afrique de l’ouest, a animé un atelier de travail organisé par le ProDéCID-GIZ (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) les 14 et 15 mars 2018 à l’hôtel La Terrasse du Voyageur à Antsiranana.

Les acteurs du projet d’amélioration de la qualité des services communaux et des représentants de 17 communes rurales ont alimenté les débats autour des problématiques qui endiguent la saine gestion des services de base dans les communes rurales de la Région DIANA.

blog - 05 avril 2018 2de3Dans une ambiance franche et amicale, les échanges ont porté entre autres sur les questions de confiance et de volonté politique, sur les compétences et les connaissances des acteurs communaux pour assurer leurs responsabilités, ainsi que sur les problèmes de financement pour l’entretien et la gestion des infrastructures.

Voici un résumé des débats, un aperçu des recommandations apportées par Monsieur Alain Zomadi et une présentation des perspectives de travail pour l’ONG Azimut dans le cadre de son projet intitulé « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

Des textes hors de portée

Dans la région DIANA, il existe un problème d’accessibilité aux textes de lois et à leurs décrets d’application concernant la délégation de gestion des services publics. Les dirigeants des communes ont difficilement accès à ces références qui définissent les responsabilités et modalités de gestion dans les communes. De ce fait, de nombreux maires ne maîtrisent pas leurs contenus. D’après Monsieur Zomadi, il est nécessaire que l’ensemble des acteurs concernés connaissent et s’approprient les textes réglementaires et légaux sur la délégation de gestion des services publics pour permettre un partenariat équilibré entre les Communes et les Associations de la région. L’ONG Azimut prévoit rassembler et compulser ces documents de référence afin de les mettre à disposition des parties concernées et de les vulgariser dans un souci de compréhension pour tous.

Une compréhension erronée de la gestion

blog - 05 avril 2018 1de3Il existe de la confusion concernant la propriété des infrastructures situées sur le territoire communal. À qui appartiennent-elles ? Précisons que le constat est sombre quant à l’état des infrastructures en zone rurale : environ 90% de ces dernières seraient en « piteux état » selon les résultats préliminaires des travaux sur le Registre des Infrastructures Communales (RIC) présentés lors de l’atelier. Il s’agit d’un symptôme d’une gestion déficiente ou mal comprise. D’après l’étude sur le RIC, il n’existerait aucun répertoire des infrastructures dans les communes et des maires ignoraient même l’existence de nombreuses infrastructures au niveau de leurs localités respectives. Interrogés sur l’identité des propriétaires des infrastructures de base dans les communes, la majorité des personnes enquêtées (communes, citoyens) n’en savait rien.

Un manque de confiance répandu

Un problème récurrent qui limite la coordination des activités au sein des communes est le manque de confiance entre la population, les services techniques déconcentrés (STD) et les dirigeants des Communes. Les causes évoquées lors de l’atelier sont diverses mais elles sont toutes associées au manque de transparence des flux financiers : dépenses non justifiées, promesses non tenues, manque d’explication sur le choix des achats effectués par les Mairies, suspicion de disparition de sommes d’argent au sein des structures de gestion… Cette crise de confiance est fortement accentuée pour la Commune et les STD et, à l’heure actuelle, il n’existe aucune convention de partenariat qui définisse les engagements et responsabilités de chacune des parties dans la gestion des infrastructures communales.

blog - 05 avril 2018 3de3Pour réguler ce « capital confiance », le consultant-invité a proposé de normaliser les procédures de reddition des comptes (notion de redevabilité) dans la Région en développant un guide qui en décrirait les étapes, les procédures et les canevas à compléter. Il s’agit de répéter une expérience qui a profité au Bénin: « on a réglé ce problème de confiance en insistant sur la nécessaire reddition des comptes », selon Monsieur Zomadi. Ce dernier a également insister sur l’importance d’établir des conventions claires pour clarifier l’engagement et la responsabilité des entités dans le cadre de la délégation de gestion des services publics. Pendant l’atelier, trois groupes de travail ont été constitués autour des thématiques de gestion des services d’accès à l’eau potable, d’éducation et d’assainissement (solide et liquide). Le résultat attendu ? Concevoir des conventions de partenariat entre les STD concernés et les communes qui éclairciront les engagements et responsabilités de chacune des parties.

Une communication quasi absente entre les communes et les citoyens

Pour tenter de rétablir la confiance entre dirigeants communaux et la population, l’ONG Azimut prévoit, courant avril 2018, mettre en place un dispositif pour donner une voix aux citoyens afin qu’ils puissent formuler leur appréciation auprès de leurs dirigeants sur les services publics qui doivent leur être rendus. Pour y arriver, Azimut accompagnera des groupes de contrôle citoyens dans 17 communes de la région, pour mener des enquêtes d’évaluation de la satisfaction des usagers sur six services : l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé, la gestion des déchets, l’assainissement de base et la gestion de l’état civil. Au cours de l’atelier, les questionnaires d’enquête ont été révisés et validés par l’ensemble des acteurs.

Les membres de l’équipe de l’ONG Azimut souhaitent adresser leurs vifs remerciements à Monsieur Alain Zomadi et à l’équipe du ProDéCID Antenne DIANA pour l’organisation de cet atelier.

Restez informé sur notre site. Nous publierons d’autres articles sur le projet « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

L’ONG Azimut reçoit une subvention pour l’amélioration des services communaux dans la région DIANA

Une subvention locale a été octroyée à l’ONG Azimut en novembre 2017 par le GIZ-ProDéCID (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) pour participer à l’amélioration de services communaux publics de base et de services administratifs ciblés de 17 communes groupées dans les districts de Diego II, d’Ambilobe et d’Ambanja. L’ONG Azimut se propose d’impliquer tous les acteurs clés dans l’atteinte de cet objectif. Les premières étapes ont été entamées.

blog - 26 février 2018 1de2L’amélioration de la gestion et de la qualité des services publics de base au niveau communal fait partie des défis à relever dans le processus de décentralisation à Madagascar. Le manque d’implication citoyenne dans la gestion des services, l’absence de synergie entre les acteurs locaux et l’insuffisance des moyens humains, matériels et financiers, endiguent la capacité des communes à jouer leur rôle de coordinateurs du développement local. De nombreux usagers sont insatisfaits des services publics rendus. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de mobiliser tous les acteurs (population, organisations de la société civile, services techniques déconcentrés) pour l’amélioration de la gestion des services de base. L’implication des Organisations de la Société Civile (OSCs) dans la gestion de certaines infrastructures communales apparaît comme une piste d’amélioration de la situation.

blog - 26 février 2018 2de2Quinze projets de gestion des services publics seront soutenus  financièrement dans la région DIANA. Pour sélectionner ces projets, un concours a été lancé fin 2017 dans les 17 communes partenaires de la région. Suite à une première sélection, 24 projets portant sur l’éducation, la santé, l’état civil et l’accès à l’eau potable ont été retenus pour être approfondis et faire l’objet d’une seconde sélection qui aboutira sur leur concrétisation avec le soutien financier du GIZ-ProDéCID et un accompagnement technique de l’ONG Azimut.

Une formation encadrée par l’ONG Azimut et Genderlinks (ONG impliquée dans la promotion de l’égalité des genres) a été organisée le 07 et 08 février 2018 à l’Hôtel La Terrasse du Voyageur pour renforcer la capacité des acteurs concernés. Y ont participé les maires des 17 communes rurales, les responsables des services techniques déconcentrés et les porteurs de projets. Il s’agissait d’une étape clef pour clarifier le rôle de chacun des participants dans l’objectif d’améliorer la collaboration entre les citoyens et les responsables des communes. Les modes de gestion d’infrastructures communales, la responsabilité respective de chaque entité et l’intégration du genre dans les projets ont été passés en revue. Assistés par des techniciens et des représentants de chaque secteur (éducation, santé, eau et assainissement), les porteurs de projets ont pu remanier certains détails techniques de leurs projets.

De retour dans leurs communes respectives, les 24 porteurs de projets sont à présent en train de peaufiner leur dossier de projet avec l’accompagnement des animateurs de l’ONG Azimut. La sélection finale des projets est prévue au cours de mars 2018. Affaire à suivre.

Formation à l’utilisation du kit MAD’ErE : un bilan positif

blog - 05 janvier 2017 1de2Le programme de formation à l’utilisation du Kit MAD’ErE (MAtériel Didactique pour l’Education Relative à l’Environnement) qui a été ciblé pour le corps enseignant de 6 écoles primaires publiques s’est soldé par une réunion de capitalisation le 01 décembre 2017 en présence des instituteurs et des responsables pédagogiques de la circonscription scolaire du District Diego II. Pour Azimut et ses collaborateurs, cette réunion a été l’occasion de recueillir les principales leçons apprises lors de cette formation pilote et de dégager des principes généraux pour la formation des adultes en milieu scolaire, principes qu’ils pourront réutiliser dans d’autres contextes en milieu rural.

Le programme de formation mis en œuvre par le consortium Azimut/SAGE s’est majoritairement déroulé in situ, lors de leçons données en classe. Le programme complet qui s’est étalé sur une période de trois mois, a été adapté en prenant en considération les conditions difficiles dans lesquelles travaillent ces enseignants en milieu rural. Deux journées de formation théorique avaient au préalable permis de réunir les enseignants à Diego Suarez pour que ces derniers puissent prendre connaissance du kit. Puis les formateurs d’Azimut et du SAGE sont intervenus à trois reprises dans les salles de classe de chacune des six écoles pour que les enseignants puissent observer différentes façons d’utiliser le kit. Les enseignants ont ensuite donné une leçon de leur choix à l’aide du kit auprès de leurs élèves.

blog - 05 janvier 2017 2de2Pour boucler le programme de formation, chaque école a mis en œuvre une action environnementale de son choix (plantation d’arbres fruitiers, création de jardins potagers, réhabilitation et sécurisation de bornes fontaines) afin de renforcer les exemples illustrés durant la formation pour la protection des ressources naturelles environnantes. Les instituteurs témoignent des premières réactions favorables : « Certains de nos élèves plantent des légumes de leur propre volonté dans le potager de l’école et à la maison. Ils sont aussi beaucoup plus impliqués dans le nettoyage de l’établissement ».

« Forger les élèves à devenir acteurs pour l’environnement et sensibilisateurs au sein de leur communauté », telle est l’ambition avec laquelle la promotion du Kit MAD’ErE a été initiée en septembre 2017. Lors de la réunion de capitalisation, les efforts déployés par Azimut et l’ONG SAGE durant le processus de formation ont été salués par les instituteurs qui ont bénéficié de la formation. L’utilisation du kit constitue pour eux une approche pédagogique à la fois ludique, pratique et éducative. Les instituteurs sont unanimes : tous les élèves ont participé aux animations avec attention et enthousiasme.

À présent, les écoles visées désirent s’approprier le kit MAD’ErE. Étant donné leurs ressources financières limitées, une requête collective a été adressée à l’ONG SAGE en vue de les appuyer à financer l’achat de six kits en 2018, au coût de 400 000 MGA chacun.

Kit MAD’ErE : Les enseignants du District Diego II en pleine action pour la première utilisation

Dans le cadre de la promotion du kit MAD’ErE (un outil didactique d’éducation à l’environnement créé en 2007 par le Programme d’Appui à la Gestion de l’Environnement de la coopération allemande à Madagascar) l’ONG Azimut et le SAGE ont effectué un suivi de son application les 15, 16 et 17 novembre 2017 dans six Ecoles Primaires Publiques (EPP) situées près de la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF). L’objectif poursuivi par Azimut et le SAGE était d’évaluer l’aisance des enseignants dans l’utilisation du kit en classe.

Photo-pour-artcl-Kit-WebEn octobre 2017, une dizaine d’instituteurs et quatre représentants pédagogiques de la CISCO du District Diego II ont reçu une formation à l’emploi du kit MAD’ErE. Les EPP ciblées étaient celles d’Andavakoera, de Betahitra, d’Ambodimanary, d’Andranomanitra, de Mahagaga et d’Ampandriakilandy. Les enseignants de ces six écoles ont par la suite expérimenté l’utilisation du kit dans leurs classes respectives. Des sujets relatifs à l’environnement, concordant avec le programme scolaire national, y ont été traités avec la participation animée des élèves. La particularité des leçons illustrées par les enseignants à l’aide du kit était le lien effectué avec la situation environnementale au niveau local. Parmi les sujets mis en exergue il y avait : le rôle des plantes dans la protection contre l’érosion, la faune et flore dans la NAP AA MdF, les problèmes de l’eau.

Les premiers constats sont positifs. Les élèves ont été réactifs par rapport aux problèmes soulevés dans les cours. Ils se sont exprimés correctement avec les supports illustrés du kit. Selon l’agent de développement socio-environnemental auprès de l’ONG Azimut, les enseignants ciblés ont adopté le kit comme outil d’appui à leur enseignement et ce malgré que leurs écoles ne disposaient pas encore de tout le matériel didactique approprié. Ces enseignants sont d’avis que les messages environnementaux transmis par le canal de cet outil pédagogique suscitent chez leurs élèves l’intérêt pour la protection des ressources naturelles et pour leur bonne gestion.

Web4Pour le SAGE, le kit MAD’ErE permet une approche de sensibilisation susceptible de rejoindre les adultes, principaux responsables de la dégradation de la NAP AA MdF. En effet, le kit a été conçu pour inciter les élèves à intervenir auprès de leurs proches et de leurs parents.

Fin 2017, Azimut appuiera le SAGE dans la recherche de financement pour la mise en place d’un programme plus approfondi de suivi et d’évaluation du kit durant une année scolaire complète.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #0917

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Appui à l’autonomie de gestion d’une organisation de la société civile pour l’environnement dans le nord de Madagascar

Durée de la mission

4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

Les organisations de société civile dans la région DIANA au nord de Madagascar sont fortement caractérisées par un recours au soutien de l’État et des bailleurs de fonds. La recherche perpétuelle de subventions et le retard dans l’émergence d’une société civile autonome masque la capacité contestataire de ces organisations.

C’est le cas d’une organisation de la société civile pour l’environnement, dénommée « OSC-E Mandresy », dont la faiblesse de ses moyens d’action constitue un handicap réel quant à son autonomie de gestion. Jusqu’à présent, le champ d’action de l’OSC-E Mandresy se résume aux propositions bien souvent contraignantes des bailleurs (délais et champ d’action prescrits, lenteurs administratives, renforcement de capacités dirigé, etc.).

Pour trouver son indépendance et posséder une feuille de route qui ne dépende pas uniquement de celle prescrite par des entités externes, l’OSC-E Mandresy souhaite en 2018 focaliser ses efforts sur le développement de sa politique d’autofinancement. Elle ambitionne de disposer de ressources propres et pérennes qui lui permettraient de mettre en œuvre les activités de son choix indépendamment des offres parfois dirigistes des organismes d’appui qui se disent partenaires.

L’autonomisation financière recherchée par l’OSC-E Mandresy n’est pas la recherche de sa pérennité (fut elle importante) mais elle doit lui permettre de s’adapter au regard de son environnement et toujours dans le respect des valeurs qui fondent sa raison d’être.

Pour y arriver elle envisage de tirer profit de la mise en place d’une ou de deux activités génératrices de revenus (p.ex. transport, impression et photocopillage de documents, organisation d’activités lucratives). Les revenus générés par le système à mettre en place seront exclusivement réinvestis dans le fonctionnement et dans les opérations qui répondront à la vision de l’association.

La première étape vise la possibilité de l’association à prendre en charge les coûts récurrents relatifs aux charges salariales d’un noyau régional composé de 3 staff, aux loyers mensuels, aux fournitures de bureau et aux travaux administratifs d’usage.

Les activités génératrices de revenus envisagées doivent pouvoir être gérées de manière relativement libre pour ne pas occuper en permanence les membres ou le staff. Elles seraient réplicables dans les 5 districts de la région DIANA et seraient productives dans une période de 3 ans.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut et les membres de l’OSC-E Mandresy, la personne recrutée se verra confiée les tâches suivantes :

  • Identifier les activités génératrices de revenus (brainstorming, ateliers, revue littéraire).
  • Évaluer la faisabilité et la rentabilité des activités génératrices de revenus sélectionnées (enquête, revue littéraire, rapport).
  • Décliner et mettre en œuvre un plan de communication, suivant les cibles identifiées, pour collecter les fonds nécessaires à la mise en place des activités choisies.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

STAGE OU MISSION DE BÉNÉVOLAT DE COMPÉTENCES #0817

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Appuyer la mise en œuvre d’un plan de communication pour une entreprise sociale (secteur énergies renouvelables) – Région de Diana, Madagascar


Durée de la mission / stage

4 mois à temps plein

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année

Téléchargez la fiche de poste

FAAContexte et justification

La demande en charbon de bois de la part des ménages urbains à Madagascar ne cesse d’augmenter, ce qui laisse supposer que ce type d’énergie occupera encore une place importante dans le mix d’énergie de la Grande île au cours des prochaines décennies.

Actuellement 90% des ménages urbains ont encore un comportement favorisant le gaspillage du bois-énergie par l’adoption d’équipements de cuisson énergivores. Il s’avère important d’agir dès maintenant en diffusant à large échelle des équipements de cuisson économes, appelés foyers améliorés en argile (FAA). En effet, l’utilisation par un (1) ménage d’un FAA permet d’éviter la déforestation de 0,02 ha/an. Aujourd’hui, un peu plus de 25% des 33 300 ménages de la ville d’Antsiranana ont adopté l’utilisation de FAA.

Depuis avril 2017, Azimut appui la mise en place d’une unité industrielle de production de foyers améliorés en argile, dénommée CUITOU, dont les objectifs à terme sont de:

  • Créer des emplois valorisants pour les jeunes de la région ;
  • Rassembler les artisans locaux qui fabriquent des FAA en argile afin d’augmenter la qualité des produits et en assurer le marketing auprès des consommateurs ;
  • Contribuer à l’atteinte des objectifs du Plan Régional d’Énergie de Biomasse 2016-2020 (PREB) : Promouvoir des technologies de cuisson efficaces, réduire l’exploitation des forêts naturelles pour le bois de feu et le charbon de bois, réduire le gaspillage en bois de feu et en charbon de bois, améliorer les conditions de vie des ménages et déployer en masse les foyers améliorés.

Jusqu’à présent, l’équipe d’Azimut a :

  • Mené une étude de marché auprès des ménages de la commune urbaine de Diego Suarez
  • Participé aux négociations pour l’obtention d’un terrain d’implantation de l’atelier de production des FAA
  • Tissé des partenariats stratégiques dans la Région
  • Intégré la cellule technique des membres de la Plateforme Régionale d’Échanges sur l’Énergie de Biomasse
  • Obtenu un financement pour acheter les machines nécessaires à l’unité de production des FAA
  • Développé une image de marque de l’unité de production
  • Échangé sur les possibilités de création d’une coopérative d’artisans locaux pour la fabrication de FAA
  • Capitalisé sur les initiatives de valorisation des foyers améliorés et des bonnes pratiques de cuisson dans la commune urbaine de Diego Suarez

L’équipe composée des membres d’Azimut et de CUITOU est consciente qu’elle doit avancer sur plusieurs fronts et également se préoccuper de la commercialisation éventuelle des foyers améliorés fabriqués. C’est pourquoi elle souhaite à présent se pencher sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de communication efficace et adapté aux ménages de la commune urbaine de Diego Suarez.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, la personne recrutée se verra confiée les tâches suivantes :

  • Définir l’image de marque des foyers améliorés en argile à commercialiser.
  • Compulser la documentation disponible sur la commercialisation de foyers améliorés en Afrique ou dans des contextes similaires.
  • Analyser les forces et faiblesses de chaque méthode de commercialisation.
  • Enquêter auprès des points de vente actuels de foyers améliorés en argile dans la commune.
  • Dresser le profil démographique et sociologique des ménages de la commune.
  • Établir la stratégie de communication (moyens, message, besoins en ressources humaines, financières et matérielles)
  • Initier la mise en œuvre de la stratégie établie (p.ex. élaborer les supports choisis, lancer un concours, rédiger le scénario d’un spot publicitaire à la radio ou à la télévision, …)

Profil recherché

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft et de traitement d’images/vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos deux charmantes responsables de maison : Memena et Nadia.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Diverses ressources informationnelles et au matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une connexion Internet ADSL Wi-Fi.
  • Des espaces de travail ergonomiques.
  • Une salle de conférence extérieure et tout le matériel de projection.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel et de l’équipement de l’association.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.