Des actions pour la jeunesse et l’environnement à Diego Suarez

blog - 22 mars 2017 1de2Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) pour mobiliser la jeunesse diégolaise dans le but de  former une relève de citoyens bénévoles qui s’investiront dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales.

Azimut a amorcé cette démarche en menant d’abord des entretiens individuels avec des personnes ressources. Ensuite en s’appuyant sur les suggestions obtenues de ces personnes ressources, Azimut a constitué un groupe de réflexion pour créer un modèle de collaboration entre différents acteurs de la société et des jeunes de la CUDS. Un groupe de jeunes bénévoles aux capacités renforcées en leadership, en communication, en rétroaction et en techniques d’approche a également été mis sur pied (Voir articles : Billet #1 et Billet #2).

blog - 22 mars 2017 2de2Toute cette démarche a été mise en place pour contribuer à répondre aux nombreuses problématiques de formation d’éco-citoyens (Voir article: Promotion du bénévolat malgache pour la protection de l’environnement : une solution ?) qui ont été soulevées par les acteurs de la commune. Le but d’Azimut n’est pas de se substituer aux programmes ou aux initiatives pour les jeunes déjà en place mais plutôt de réfléchir à un modèle différent inspiré par la base, c’est-à-dire par des citoyens de la Commune.

Élise Lortie, Stephano Boudi et Rodriguez Belalahy, ont pris la relève de ce défi en ce début d’année 2017. Tous les trois stagiaires de l’ONG Azimut, ils se sont donné pour mission de poursuivre les efforts déjà entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs en 2016 afin de contribuer à l’inclusion des jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de la région. Au cours des 3 prochains mois ils auront pour tâches de :

  • Développer et diffuser 3 outils d’appui aux jeunes utiles à la réalisation d’activités bénévoles de protection environnementale ;
  • Définir une stratégie de mise à jour de ces outils ;
  • Évaluer l’effectivité de ces outils dans la réalisation d’activités de protection environnementale.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #022017

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Diffuser et adapter un kit pédagogique d’éducation à l’environnement pour un développement durable dans les écoles primaires de la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy – Montagne des Français, Madagascar

Durée de la mission / stage

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Août ou septembre 2017

Acceptation des candidatures

Fin juin 2017

Attention: Les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité.

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

La Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF) est un des massifs forestiers de l’extrême Nord de Madagascar. Cette aire protégée, située à 7 km à l’est de la ville de Diego-Suarez et dont la protection a été confiée à l’ONG Service d’Appui à la Gestion de l’Environnement (SAGE), bénéficie du statut de création définitive depuis 2015.

La NAP AA MdF regorge de potentialités touristiques assurées par son patrimoine naturel, historique et culturel. Toutefois la pauvreté des habitants du nord de Madagascar a jusqu’ici freiné l’amorce d’une dynamique de développement qui en préserverait les richesses naturelles et qui mettrait les paysages d’intérêt touristique à l’abri des détériorations. Des activités destructrices de l’environnement y prennent de l’ampleur (brûlis, charbonnage, chasse). Le contexte sociopolitique instable du pays n’a pas été favorable à la mise en œuvre de projets de sauvegarde du site. Le SAGE est d’avis que faire connaître le riche patrimoine de cette NAP permettrait d’en augmenter les retombées économiques auprès des populations locales et contribuerait, couplé à d’autres actions de conservation et de sensibilisation, à réduire les pressions anthropiques observées.

Pour l’aider à faire face à cette situation préoccupante, le SAGE a confié le développement et la gestion touristique de la zone nord de la NAP à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez en 2014. Cette même année, le SAGE a également fait appel à la région Diana, à des partenaires financiers, ainsi qu’aux compétences techniques de l’ONG Azimut pour réaliser les premières phases du programme de développement écotouristique de la NAP AA MdF.

En dehors des appuis financiers pour le développement écotouristique, l’ONG SAGE perçoit depuis 2013 un financement de la Fondation des Aires Protégées et de la Biodiversité à Madagascar (FAPBM) ce qui lui a permis de faciliter l’obtention du statut de création définitive de la Nouvelle Aire Protégée, de mettre en place des bornes de délimitation afin de renforcer la sécurisation physique de la NAP, de créer des nouvelles activités génératrices de revenus.

En 2016, une partie des fonds de la FAPBM a été utilisée par le SAGE pour mener des actions de renforcement de l’éducation relative à l’environnement pour un développement durable (EEDD) auprès des enfants scolarisés dans six écoles primaires publiques bordant la NAP.

Le défi était de taille pour le SAGE qui a dû réaliser, avec la collaboration d’AZIMUT, une soixantaine d’interventions réparties dans les six établissements scolaires et ce avec le peu de ressources financières et humaines disponibles. Le SAGE et AZIMUT ont également dû innover car au-delà de la simple transmission d’information et de la réalisation d’activités de sensibilisation, le gestionnaire de la NAP AA MdF souhaitait réaliser des activités d’EEDD qui permettraient d’avoir un véritable impact à long terme sur le comportement des jeunes ciblés en les associant à la lutte pour la protection des ressources dont leur bien-être dépend.

Le succès des interventions d’EEDD réalisées par le consortium SAGE/AZIMUT en 2016 a permis d’étendre les actions d’EEDD au sein de la NAP AA MdF avec l’appui d’un nouveau partenaire : Le Programme d’Appui à la Gestion de l’Environnement de la coopération allemande (PAGE/GIZ).

Un des objectifs visés en 2017 est de poursuivre les efforts engagés par le SAGE et AZIMUT en renforçant le concept d’écocitoyenneté auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Dans ce cadre, le PAGE/GIZ souhaite promouvoir la diffusion du KIT MAD’ERE, un ensemble de matériels didactiques visant à soutenir l’inscription et l’intégration de l’éducation environnementale comme dimension transversale dans le programme scolaire national.

[1] Communiqué de presse rectifié du Conseil du Gouvernement de Madagascar – « Adoption des décrets portant création de nouvelles aires protégées » – publié en ligne le 28 Avril 2015.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, la personne recrutée devra collaborer avec les techniciens de l’ONG SAGE et du PAGE-GIZ afin de diffuser le Kit MAD’ERE et l’adapter aux exigences du programme scolaire national et aux besoins du gestionnaire en termes de protection de la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy – Montagne des Français. La personne recrutée se verra confier les tâches suivantes :

  • Préparer la formation des enseignants à l’utilisation du Kit MAD’ERE afin qu’elle permette de rendre les élèves acteurs de changement au sein de leur communauté ;
  • Établir le calendrier des interventions dans les écoles primaires selon les disponibilités des techniciens du SAGE et celles du corps enseignant des écoles ciblées ;
  • Aider à la réalisation de la formation des enseignants dans 04 écoles limitrophes à la NAP AA MdF ;
  • Organiser par école une activité d’embellissement ou de reboisement pour les élèves à la suite des séances de formation/sensibilisation des enseignants ;
  • Proposer un programme de suivi et d’évaluation de l’utilisation des kits MAD’ERE par les enseignants ;
  • Organiser à la fin du projet une réunion de capitalisation et rédiger le compte-rendu conjointement avec les partenaires.

Profil recherché

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Savoir utiliser un logiciel de traitement d’images serait un atout.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

STAGE OU MISSION DE BÉNÉVOLAT DE COMPÉTENCES #012017

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Étude de marché / étude marketing des équipements de cuisson domestiques dans le nord de Madagascar (secteur énergies renouvelables)


Durée de la mission / stage

3 à 4 mois à temps plein

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année

Téléchargez la fiche de poste

FAAContexte et justification

La demande en charbon de bois de la part des ménages urbains ne cesse d’augmenter, ce qui laisse supposer que ce type d’énergie occupera encore une place importante dans le mix d’énergie de la région DIANA au cours des prochaines décennies.

Actuellement 90 % des ménages urbains, principaux consommateurs de charbon de bois, ont encore un comportement favorisant le gaspillage du bois-énergie par l’adoption d’équipements de cuisson énergivores. Il s’avère important d’agir dès maintenant en diffusant à large échelle des équipements de cuisson économes, appelés foyers améliorés en argile (FAA). En effet, l’utilisation par un (1) ménage d’un FAA permet d’éviter la déforestation de 0,02 ha/an. Aujourd’hui, seuls 24 % des 33 300 ménages de la ville d’Antsiranana ont adopté l’utilisation de FAA.

La production de foyers est assurée par deux (2) unités artisanales au rythme de 150 foyers/mois, ce qui ne permettra pas de toucher une masse critique des ménages de la ville. Depuis 2016, une PME du sud de l’île vend aussi des FAA à Antsiranana qu’elle fait transporter par camion. Toutefois les pertes dues au transport sont fréquentes : argile fissurée dû à l’état de la route. Le prix de ces FAA, majoré du prix du transport est onéreux pour une population désargentée. En ce qui concerne les FAA fabriqués par les deux unités artisanales, l’effort de marketing des artisans est peu efficace. De plus leurs produits sont de qualité irrégulière.

Azimut souhaite appuyer la mise en place d’une unité industrielle de production de FAA qui permettrait de :

  1. Créer des emplois valorisants pour les jeunes de la région.
  1. Rassembler les artisans locaux qui fabriquent des FAA en argile afin d’augmenter la qualité des produits et en assurer le marketing auprès des consommateurs ;
  1. Contribuer à l’atteinte des objectifs du Plan Régional d’Énergie de Biomasse (PREB) :
  • Promotion de technologies de cuisson efficaces ;
  • Réduction de l’exploitation des forêts naturelles pour le bois de feu et le charbon de bois ;
  • Réduction du gaspillage en bois de feu et en charbon de bois ;
  • Amélioration des conditions de vie des ménages (meilleure hygiène, temps de cuisson optimisé, moins de fumées produites, économies) ;
  • Déploiement en masse de foyers améliorés.

La mise en place d’une telle unité de production requiert une étude de marché crédible pour capter l’intérêt des investisseurs.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, la personne recrutée devra collecter des informations au niveau de la Commune urbaine de Diego Suarez et les analyser afin de :

  • Comprendre la demande pour les foyers améliorés en argile : ses caractéristiques, son comportement, ses habitudes et ses attentes ;
  • Affiner la description de l’offre actuelle en termes d’équipements de cuisson traditionnels et de foyers améliorés en argile : sa structure, ses caractéristiques ainsi que les stratégies utilisées pour leur diffusion auprès des ménages ;
  • Dresser une description des préférences des ménages par rapport aux caractéristiques techniques des cuiseurs en argile à proposer ;
  • Proposer des recommandations concernant la stratégie de lancement des cuiseurs de la nouvelle entreprise.
  • Compiler les résultats de l’étude au sein de rapport.

Profil recherché

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos deux charmantes responsables de maison : Memena et Nadia.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Diverses ressources informationnelles et au matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une connexion Internet ADSL Wi-Fi.
  • Des espaces de travail ergonomiques.
  • Une salle de conférence extérieure et tout le matériel de projection.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel et de l’équipement de l’association.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Stages et missions de bénévolat de compétences à Madagascar 2017

Joignez-vous à notre équipe !

blog-05-octobre-2016-01Vous souhaitez effectuer un stage à l’étranger ? Ou peut-être souhaitez-vous confronter théorie et pratique pour mûrir vos ambitions professionnelles à l’occasion d’une mission de bénévolat de compétences à l’étranger ? Une année sabbatique ou une année de césure s’offre à vous ? Alors pourquoi ne pas en profiter pour valoriser votre CV et mettre vos connaissances à profit tout en travaillant dans un contexte stimulant où exercer de vraies responsabilités ?

L’ONG Azimut propose plusieurs offres de stage et de mission de bénévolat de compétences à Madagascar dans le cadre de ses activités visant à impliquer les citoyens malgaches à agir quotidiennement pour sauvegarder leur environnement et favoriser le développement durable du nord de la Grande Île.

Joignez-vous à notre équipe en 2017 pour participer à un stage ou une mission de bénévolat de compétences en collaboration avec nos partenaires à Diego Suarez.

Pour tous renseignements complémentaires sur notre programme cliquez sur les liens suivants :


Stages et missions à l’étranger 2017

1. Participer à la création d’une image de marque du bénévolat

TDR_developpement_benevolat_02OBJECTIF GÉNÉRAL :

Développer la visibilité et la notoriété du bénévolat dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Tisser des relations approfondies avec les médias, la commune et les autres acteurs à intéresser à la promotion du bénévolat.
  • Établir un plan d’action sur 2 ans pour assurer la promotion du bénévolat, le recrutement, la formation, la gestion-rétention et la reconnaissance des bénévoles au sein de la Commune Urbaine.
  • Élaborer une charte graphique de la marque « bénévole ».
  • Multiplier les événements de promotion du bénévolat en tenant compte des préoccupations des jeunes malgaches.
  • Identifier les canaux de communication pour une campagne de promotion efficace du bénévolat auprès des jeunes de la commune.
  • Développer des supports de communication à diffuser au travers des canaux de communication retenus.
  • Regrouper les clubs et associations de jeunes intéressés à promouvoir le bénévolat lors d’événements ciblés.

2. Collaborer à la dynamisation de la Maison des Jeunes de Diego Suarez, Madagascar

TDR_Maison_des_jeunes_02OBJECTIF GÉNÉRAL

Améliorer la qualité des services d’orientation et de formation des jeunes liés à la protection de l’environnement dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Participer à la résolution des problèmes de fonctionnement de la Maison des Jeunes.
    • Compulser les informations provenant des analyses antérieures et des documents concernant la Maison des Jeunes.
    • Compléter l’analyse des problèmes de fonctionnement des services d’orientation de la Maison des Jeunes par une enquête auprès des jeunes et des organes responsables.
    • Échanger avec les organes responsables de la Maison des Jeunes à propos des problèmes de fonctionnement et des solutions possibles.
    • Renforcer le respect du règlement intérieur de la Maison des Jeunes.
  • Opérationnaliser le Point Info Jeunesse.
    • Collecter les informations utiles aux jeunes pour alimenter le Point Info Jeunesse.
    • Décorer et organiser la salle du Point Info Jeunesse.
    • Identifier un responsable compétent au sein de l’équipe de la Maison des Jeunes et renforcer ses capacités en matière d’accueil et d’écoute des jeunes.
  • Augmenter la visibilité de la Maison des Jeunes.
    • Mobiliser une équipe de membres du Conseil Communal de la Jeunesse responsable de la communication pour appuyer l’élaboration et la mise en œuvre du plan de communication.
    • Élaborer un plan de communication des services offerts à la Maison des Jeunes qui soit réaliste et réalisable.
    • Valider le plan de communication auprès des organes responsables de la Maison des Jeunes.
    • Réaliser la campagne de communication de la Maison des Jeunes en priorisant les quartiers susceptibles d’y répondre.

3. Mise en place et animation d’un club de jeunes pour la protection de l’environnement vers un développement durable à Madagascar.

tdr_club_jpcc_02OBJECTIF GÉNÉRAL

Améliorer la qualité des services d’orientation et de formation des jeunes liés à la protection de l’environnement dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Collecter les informations concernant la mise en place du Club auprès des acteurs concernés.
  • Créer un espace de dialogue avec les personnes responsables du club dans deux collèges d’enseignement général.
  • Consulter les jeunes collégiens adhérents au club à propos d’activités ludiques d’échange et de dialogue à entreprendre.
  • Appuyer la Direction Régionale de l’Education de Masse et du Civisme-DIANA au niveau de la Commune Urbaine de Diego Suarez et les encadreurs du club dans la mise au point d’un plan d’action durant l’année scolaire 2016/2017.
  • Développer outils et collaboration pour le club.
  • Participer à la réalisation des activités du club établies dans le plan d’action.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #072016

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Mise en place et animation d’un club de jeunes pour la protection de l’environnement vers un développement durable, Madagascar

Durée de la mission

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission

Avril ou septembre 2017

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

La Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA (DREMC-DIANA) a fait appel à l’ONG Azimut pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme (Club JPCC) au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS). Cette Direction Régionale poursuit l’objectif d’impliquer et de responsabiliser les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme. Il s’agit de sensibiliser ces derniers au respect de l’environnement dans la perspective du développement durable.

Depuis 2015, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales. La DREMC-DIANA et l’ONG Azimut sont convaincus que l’intervention de jeunes bénévoles dans la restauration et la défense des causes environnementales est un facteur clé dans la formation de futurs citoyens et est indissociable au processus de développement durable.

La mission « Collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme » poursuivra les efforts entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs en cherchant à inclure de jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de leur région. Elle comporte quatre objectifs :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Renforcer l’esprit d’initiative chez les jeunes ;
  • Renforcer les initiatives de la société civile dans la défense de l’environnement de la région DIANA.

L’ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE : PASSER DES INTENTIONS AUX ACTES

Dans la mesure où l’éducation au développement et à l’environnement (EEDD) a pour ambition de « faire bouger les choses », les messages doivent dépasser l’aspect purement informatif de protection de la nature pour impliquer les citoyens à agir quotidiennement pour sauvegarder son environnement et en favoriser le développement durable.

LES LIMITES DE L’INSTITUTIONNALISATION DE L’EEDD À MADAGASCAR

L’éducation relative à l’environnement (ErE) a démarré à Madagascar il y a une trentaine d’années sous l’impulsion initiale du WWF. Elle n’a été institutionnalisée en 2002 par l’adoption du Décret N°2002-751 fixant la Politique Nationale d’Éducation Relative à l’Environnement (PERE). En 2013, la PERE a été remplacée par la Politique Nationale de l’Éducation Relative à l’Environnement pour le Développement Durable (PErEDD). Bien que la PErEDD présente une vision et des principes d’action plus clairs que ceux de l’ErE, force est de constater que dans le nord de Madagascar les progrès en matière d’éducation environnementale en milieu scolaire ont été cantonnés au plan théorique, sans déboucher sur des actions concrètes. Les liens entre l’environnement et les questions sociales et économiques sont restés flous. En effet l’impact des nombreux programmes d’éducation environnementale est peu perceptible : la dégradation de l’environnement a atteint une proportion alarmante au cours des dix dernières années.

L’EEDD : UNE QUESTION DE CIVISME

La Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA (DREN-DIANA) souhaite dynamiser de nouvelles initiatives pour appuyer l’enseignement des principes de développement durable. Le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) a annoncé la mise en place en juillet 2016 de Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de 9 établissements scolaires publics de la CUDS. L’objectif de ces clubs sera d’impliquer les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme.

Mais quels sont les liens entre EEDD et citoyenneté et civisme ? La DREMC-DIANA est d’avis que l’éducation au développement et à l’environnement permet à chaque citoyen formé et informé de participer à la prise de décisions, contribuant ainsi à renforcer la démocratie tout en protégeant la qualité de leur milieu de vie.

MISE EN PLACE DU CLUB JPCC : DE NOMBREUX OBSTACLES À SURMONTER

La DREMC-DIANA veut assurer que ce Club soit efficace et pérenne. Mais elle fait face à de nombreux obstacles :

  • Gestion décentralisée complexe : Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez. Depuis la mise en place du Club JPCC, peu d’informations les concernant sont parvenues du MEN. Bien que la DREMC-DIANA est disposée à participer au suivi des clubs mis en place, elle demeure dans le flou par rapport au rôle précis qu’elle doit jouer. Aucun plan d’action n’a été proposé par le Ministère pour la rentrée scolaire et les activités que souhaiteraient mettre en place la DREMC-DIANA demeurent au stade de projets.
  • Participation bénévole des encadreurs délicate : La DREMC-DIANA craint le manque de motivation des encadreurs pour mettre en œuvre les activités qui seraient éventuellement proposées. Les encadreurs ont été désignés par leurs supérieurs sans qu’ils se soient pour la plupart portés volontaires. De plus, les enseignants sont peu motivés à participer aux nouveaux projets sans compensation financière étant donnée leur situation financière précaire.
  • Un système éducatif défavorable : L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une matière de second plan. L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes, ce qui contribue à décrédibiliser son importance. Le programme d’ErE n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache. Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils déjà développés par d’autres acteurs. Chez les enseignants, l’absence de formation initiale et la faiblesse de la formation continue en environnement ne les encouragent pas à encadrer des activités pour les jeunes adhérents au Club JPCC.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, en collaboration avec la Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA, la personne recrutée devra poursuivre les efforts menés pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez. Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Collecter les informations concernant la mise en place du Club JPCC auprès des acteurs concernés (rôles des différents acteurs, documents constitutifs, organisation, etc.) et proposer des pistes d’action permettant d’assurer son effectivité et sa pérennité au sein des établissements scolaires concernés.
  • Créer un espace de dialogue avec les personnes responsables du Club JPCC dans deux collèges d’enseignement général afin d’augmenter leur motivation à participer bénévolement à l’encadrement de ce club.
  • Relever les idées des jeunes collégiens adhérents au Club JPCC sur les activités qu’ils souhaitent entreprendre.
  • Appuyer la DREMC-DIANA au niveau de la CUDS et les encadreurs du Club JPCC à établir un plan d’action approprié et réalisable durant l’année scolaire 2016/2017.
  • Travailler à une bonne cohésion entre les encadreurs et les adhérents du Club.
  • Développer outils et collaboration pour faciliter la mise en œuvre et le suivi des activités retenues.
  • Participer à la réalisation des activités du Club JPCC établies dans le plan d’action.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #062016

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes malgaches dans la protection de l’environnement

Durée de la mission / stage

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention: Les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

PROMOTION DU BÉNÉVOLAT MALGACHE POUR PROTÉGER L’ENVIRONNEMENT : LA SOLUTION ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et aux personnes bénévoles. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés que rencontre l’Association des Communes du Pôle Urbain de Diego Suarez (ACPU D/S) dans la gestion des ressources naturelles de son territoire dans le nord de Madagascar ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) et de nombreux autres acteurs sont convaincus qu’associer des jeunes bénévoles dans la restauration et la défense de l’environnement est un facteur clé de formation et d’apprentissage pour de futurs citoyens conscients et responsables.

DES AVIS MITIGÉS SUR LE BÉNÉVOLAT : OBSTACLES À SURMONTER

  1. Une vision négative

Pour un bon nombre de jeunes, tout travail mérite un revenu. Le bénévolat est donc considéré par ces derniers comme une perte de temps. Démystifier le caractère négatif que lui attribue la société au nord de Madagascar n’est pas tâche facile. Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie « travailler inutilement » illustre le manque de reconnaissance d’une bonne part de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels adhérents à ce type d’intervention. À cela s’ajoute l’absence d’un cadre légal qui assurerait le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la CUDS. De nombreux jeunes bénévoles auraient vécu de mauvaises expériences en apportant leur aide gratuitement à des projets mal encadrés et aux objectifs flous. Ainsi, déçus par une première expérience de bénévolat, certains ne souhaitent plus s’engager.

  1. Des contraintes financières

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter temps et compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière.

  1. Des avantages incontestables

Le taux de chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates pour les exigences des employeurs arrivent chaque année sur le marché du travail.

Les adeptes du bénévolat ont compris que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent lors de l’embauche. Le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et de démontrer qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Une démarche est à mettre en œuvre pour rehausser la notoriété du bénévolat, en faire ressortir les avantages et favoriser la mise en place d’un cadre légal.

PREMIERS PAS POUR LA PROMOTION DU BÉNÉVOLAT À DIEGO SUAREZ

Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales dans la commune urbaine.

L’ONG Azimut a  amorcé une approche de promotion de bénévolat en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources, en constituant un groupe de réflexion à propos de la création d’un modèle de collaboration rassemblant différents acteurs de la société et des jeunes de la CUDS, en créant divers outils d’appui aux jeunes bénévoles, en mettant sur pied un groupe de jeunes bénévoles aux capacités renforcées en leadership, communication, rétroaction, techniques d’approche, en organisant une conférence-débat…

La mission « Développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes à Madagascar » vise à poursuivre les efforts déjà entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs afin de contribuer à l’inclusion des jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de la région. Cette mission vise quatre objectifs :

–              Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
–              Développer le civisme chez les jeunes diégolais ;
–              Renforcer l’esprit d’initiative des jeunes ;
–              Appuyer la société civile dans la défense de l’environnement de région DIANA.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, la personne recrutée devra collaborer à assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez.  Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Identifier les canaux de communication pour atteindre les jeunes de la CUDS et prévoir une campagne de communication efficace sur les avantages du bénévolat.
  • Tisser des relations approfondies avec les médias, la CUDS et les acteurs intéressés par la possibilité de mieux structurer le développement du bénévolat.
  • Participer à la création d’une image de marque du bénévolat.
  • Développer des supports de communication à diffuser dans des lieux stratégiques de la CUDS.
  • Travailler avec des clubs et des associations de jeunes intéressés à promouvoir le bénévolat lors d’événements ciblés.
  • Multiplier les événements de promotion du bénévolat en tenant compte des préoccupations des jeunes de la CUDS.
  • Établir un plan d’action à moyen terme pour assurer la promotion du bénévolat, le recrutement, la formation, la gestion-rétention et la reconnaissance des bénévoles au sein de la commune de Diego Suarez.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Les bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi

JIJ 2016 - Affiche Comment trouver emploi sans diplomeDésireux d’assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS), un groupe de jeunes bénévoles ont, le 10 août 2016, profité de la Journée Internationale de la Jeunesse, pour animer une conférence-débat. Le titre était accrocheur : « Comment trouver un emploi sans diplôme ? ». L’objectif visé était d’entretenir les jeunes de la CUDS des bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi.

Le chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. Il atteint le taux de 6,4%[1]. Souvent, les qualifications de ces jeunes chômeurs ne satisfont pas les exigences du marché du travail en milieu urbain. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates arrivent chaque année sur le marché du travail[2].

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence animée par Marino Dahy, Landry, Mouna Souleman et Joëlle Dize Dio. Le nombre de participants peut apparaître dérisoire par rapport à tous les jeunes ciblés mais les organisateurs ne s’attendaient pas à autant d’intérêt de la part de ceux qui ont assisté à la conférence. Les quatre responsables de cette initiative s’estiment satisfaits des résultats atteints. Ils remercient l’ONG Azimut et cinq personnes ressources (Todizara Andrianajaina, Rachidy Ali, Eric Botoronono, Francklin Reydellet, Enrico Botoumamou) pour leur appui dans la réalisation de cette première.

Des avis mitigés sur le bénévolat

Au cours de la conférence, un débat « pour ou contre le bénévolat ? » a été organisé. De nombreux partisans du « contre » tenaient mordicus au fait que tout travail mérite un revenu. Suite à de mauvaises expériences bénévoles mal encadrées et aux objectifs flous, d’autres adversaires du bénévolat considéraient qu’il s’agit d’une perte de temps. Découragés par leur première expérience bénévole, certains ne souhaitent plus s’engager.

IMG_1507Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie travailler inutilement, illustre le manque de reconnaissance de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels partisans, alors que leurs bienfaits sont évidents.

Les participants en faveur du bénévolat ont su démontrer que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience, le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent à l’embauche. Selon ces participants, le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et montrer sans avoir à le mentionner qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Un employé de la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports a proposé une solution pour encourager les jeunes à s’engager bénévolement et pour rehausser l’image du bénévolat :il s’agirait de lui donner un cadre légal.

Le bénévolat : un substitut à l’emploi ?

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter son temps et ses compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du travail ou du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière de base.

IMG_1527Les animateurs ont essayé de démystifier le caractère négatif qu’on attribue au bénévolat en expliquant aux jeunes que le bénévolat n’est pas un emploi ni une activité dans laquelle s’engager à temps plein. En effet on peut participer bénévolement pour une journée ou quelques heures à une action ponctuelle de bénévolat. Marino, Mouna, Landry et Joëlle ont également suggéré aux participants de trouver un équilibre entre le bénévolat et leur recherche d’emploi mais aussi de cibler leurs actions bénévoles en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir, de leurs disponibilités et des attentes professionnelles des employeurs auprès desquels ils souhaitent postuler.

Comment trouver un emploi, sans diplôme ?

Des conseils utiles ont été prodigués lors de cette matinée, afin que les jeunes à la recherche d’emploi sachent construire un curriculum vitae fonctionnel, différent d’un simple CV chronologique habituel. Les jeunes présents ont compris qu’ils sont nombreux à posséder le même profil et à chercher à intégrer des postes dont le nombre est limité. Les animateurs les ont encouragés à participer à des expériences associatives ou bénévoles bien ciblées, qui serviront à enrichir leurs expériences. Se démarquer des autres en fait est un atout majeur pour intégrer un secteur d’activité gratifiant ou rémunérateur. Ne pas terminer ses études n’est pas forcément un facteur handicapant. Cette conférence débat était une première, qui promet des suites.

Texte rédigé par Maryse Sahondra PARENT et Cerveau KOTOSON

[1] Région Diana (2015) Schéma Régional de Promotion de l’Emploi de la région Diana, 67pp.

[2] Région Diana (2012) Schéma Régional de Développement Economique de la Région Diana, 105 pp.

blog - 29 août 2016

Financer son stage ou sa mission de bénévolat à Madagascar

Chaque départ pour un séjour à l’étranger est différent. Pour financer votre séjour à Madagascar, tout dépend de votre situation financière et du type de mission envisagée. Découvrez sans tarder quelques astuces pour vous aider à subventionner votre voyage.

1. N’attendez pas le dernier moment !

Pour avoir accès aux bourses et aux autres types d’aide financière, prenez de l’avance. Dès que vous connaissez vos périodes de stage ou la date à laquelle vous souhaitez nous joindre, allez-vous renseigner sur les sources potentielles de financement.

2. Définissez bien votre projet

Plus votre projet sera précis, plus vous aurez des chances de décrocher une bourse. Définissez votre projet de stage ou votre mission de telle sorte qu’il fera le lien entre votre formation et vos ambitions professionnelles.

blog - 18 août 20163. Bourses à la mobilité internationale : étudiants québécois

Bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec
Les universités du Québec accordent des bourses aux étudiants qui souhaitent acquérir une expérience à l’internationale. Le programme de bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec (PBCSE) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES), s’adresse aux étudiants qui souhaitent réaliser un séjour d’au moins deux mois à l’extérieur du Québec.

Université de Montréal (UdeM)
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Université de Laval
Université de Sherbrooke (UdeS)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ)
LOJIQ offrent des bourses pour les étudiants du Québec qui souhaitent réaliser un stage à l’international dans le cadre de leurs études. Ces bourses aident les étudiants à financer leur billet d’avion et leur assurance voyage et sont applicables à pratiquement tous les pays du monde. La nature de la bourse et les modalités de participation varient selon la destination. Pour toutes informations sur les critères d’admissibilité et le dossier de candidature, consultez le site web de LOJIQ.

http://www.lojiq.org/participer/soutien-financier/
http://www.lojiq.org/participer/programmes/etudes-et-stages/stages-et-projets-etudiants/

Prochaines dates de dépôt des candidatures : 29 août jusqu’au 20 septembre 2016 à 17h00 pour les départs à partir du 16 décembre 2016 et janvier, février et mars 2017.

4. Bourses à la mobilité internationale : étudiants français

Le CROUS, par l’intermédiaire du CNOUS, propose notamment une aide à la mobilité internationale en provenance du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui est destinée aux boursiers qui effectuent un trimestre ou un semestre à l’étranger dans le cadre de leur cursus. 

5. Organismes publics

Certaines mairies, conseils régionaux ou départementaux en France apportent leur soutien financier pour des stages professionnels ou pour des actions de solidarité à l’étranger aux jeunes de leur région ou de leur département. On peut également y obtenir des informations à propos d’aide disponible dans le cadre de projets précis. Au Québec on peut s’adresser aux députés ou maires d’arrondissement. En échange de l’aide obtenue, on peut proposer aux collectivités territoriales lors de son retour de mission d’organiser soit une exposition photo, soit une intervention dans les écoles ou encore un témoignage dans le bulletin municipal.

Contactez-les, faites-vous connaître, présentez votre projet et demandez les possibilités de financer votre séjour à l’étranger.

6. Entreprises et employeurs

On peut se faire sponsoriser ou aider financièrement par des entreprises qui ont des activités en rapport avec la thématique de la mission envisagée. On peut aussi solliciter l’aide de l’entreprise de son employeur. Les bénéfices que peuvent en retirer ces entreprises sont nombreux, en voici quelques exemples : preuves d’un soutien au développement durable, renforcement du lien salarié-entreprise, motivation des salariés, argument de recrutement, enrichissement de la culture d’entreprise, développement professionnel des salariés.

7. Autres astuces pour financer sa mission à l’étranger

  • Surveillez les pages Facebook des universités : ils font circuler l’information sur les bourses dès qu’ils les reçoivent.
  • Surveillez les sites web des universités et par département : des appels d’offres y sont publiés régulièrement.
  • Bourses offertes pour les enfants de parents travaillant dans des compagnies d’envergure au Québec (p.ex. Bombardier, Bell).
  • Soutien familial.
  • Institutions financières.
  • Financement communautaire (crowdfunding) : le web déborde de possibilités pour financer des projets individuels ou de groupe.
  • Organisez une levée de fond : de nombreuses ressources existent sur Internet pour vous guider ou vous donner des idées.
  • Ministères: Sous forme de bourses pour des objectifs et des publics ciblés.

Financer son stage ou sa mission de bénévolat à Madagascar

Chaque départ pour un séjour à l’étranger est différent. Pour financer votre séjour à Madagascar, tout dépend de votre situation financière et du type de mission envisagée. Découvrez sans tarder quelques astuces pour vous aider à subventionner votre voyage.

1. N’attendez pas le dernier moment !

Pour avoir accès aux bourses et aux autres types d’aide financière, prenez de l’avance. Dès que vous connaissez vos périodes de stage ou la date à laquelle vous souhaitez nous joindre, renseignez-vous sur les sources potentielles de financement. 

2. Définissez bien votre projet

Plus votre projet sera précis, plus vous aurez des chances de décrocher une bourse. Définissez votre projet de stage ou votre mission de telle sorte qu’il fera le lien entre votre formation et vos ambitions professionnelles.

3. Bourses à la mobilité internationale : étudiants québécois

Bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec
Les universités du Québec accordent des bourses aux étudiants qui souhaitent acquérir une expérience à l’internationale. Le programme de bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec (PBCSE) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES), s’adresse aux étudiants qui souhaitent réaliser un séjour d’au moins deux mois à l’extérieur du Québec.

Université de Montréal (UdeM)
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Université de Laval
Université de Sherbrooke (UdeS)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ)
LOJIQ offrent des bourses pour les étudiants du Québec qui souhaitent réaliser un stage à l’international dans le cadre de leurs études. Ces bourses aident les étudiants à financer leur billet d’avion et leur assurance voyage et sont applicables à pratiquement tous les pays du monde. La nature de la bourse et les modalités de participation varient selon la destination. Pour toutes informations sur les critères d’admissibilité et le dossier de candidature, consultez le site web de LOJIQ.

http://www.lojiq.org/participer/soutien-financier/
http://www.lojiq.org/participer/programmes/etudes-et-stages/stages-et-projets-etudiants/

Prochaines dates de dépôt des candidatures : 29 août jusqu’au 20 septembre 2016 à 17h00 pour les départs à partir du 16 décembre 2016 et janvier, février et mars 2017.

4. Bourses à la mobilité internationale : étudiants français

Le CROUS, par l’intermédiaire du CNOUS, propose notamment une aide à la mobilité internationale en provenance du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui est destinée aux boursiers qui effectuent un trimestre ou un semestre à l’étranger dans le cadre de leur cursus. 

5. Organismes publics

Certaines mairies, conseils régionaux ou départementaux en France apportent leur soutien financier pour des stages professionnels ou pour des actions de solidarité à l’étranger aux jeunes de leur région ou de leur département. On peut également y obtenir des informations à propos d’aide disponible dans le cadre de projets précis. Au Québec on peut s’adresser aux députés ou maires d’arrondissement. En échange de l’aide obtenue, on peut proposer aux collectivités territoriales lors de son retour de mission d’organiser soit une exposition photo, soit une intervention dans les écoles ou encore un témoignage dans le bulletin municipal.

Contactez-les, faites-vous connaître, présentez votre projet et demandez les possibilités de financer votre séjour à l’étranger.

6. Entreprises et employeurs

On peut se faire sponsoriser ou aider financièrement par des entreprises qui ont des activités en rapport avec la thématique de la mission envisagée. On peut aussi solliciter l’aide de l’entreprise de son employeur. Les bénéfices que peuvent en retirer ces entreprises sont nombreux, en voici quelques exemples : preuves d’un soutien au développement durable, renforcement du lien salarié-entreprise, motivation des salariés, argument de recrutement, enrichissement de la culture d’entreprise, développement professionnel des salariés.

7. Autres astuces pour financer sa mission à l’étranger

  • Surveillez les pages Facebook des universités : ils font circuler l’information sur les bourses dès qu’ils la reçoive.
  • Surveillez les sites web des universités et par département : des appels d’offres y sont publiés régulièrement.
  • Bourses offertes pour les enfants de parents travaillant dans des compagnies d’envergure au Québec (p.ex. Bombardier, Bell).
  • Soutien familial.
  • Institutions financières.
  • Financement communautaire (crowdfunding) : le web déborde de possibilités pour financer des projets individuels ou de groupe.
  • Organisez une levée de fond : de nombreuses ressources existent sur Internet pour vous guider ou vous donner des idées.
  • Ministères: Sous forme de bourses pour des objectifs et des publics ciblés.

Huiles alimentaires usées : un « bio-déchet » à valoriser en biocarburant

La Tribune de Diego Suarez et du Nord de Madagascar a publié un article dans son numéro 162 sur le projet de valorisation des huiles alimentaires usées que mène Moustapha Zafilahy et Marine Ridoire, bénévoles de l’ONG Azimut à Madagascar. Voici l’extrait de cet article :

blog - 11 juillet 2016 1de2Pourquoi ne pas utiliser un déchet pour produire de l’énergie « propre » ? Voici le défi que se sont lancé Moustapha Zafilahy et Marine Ridoire, deux jeunes ingénieurs tout justes diplômés en hydraulique-énergétique et en eau-environnement. À terme, ils souhaitent recycler les huiles alimentaires usées (HAU) pour alimenter les moteurs diesel des générateurs utilisés dans les communes rurales.

La collecte des HAU se fait déjà là où la population est sensibilisée aux méfaits de l’utilisation prolongée d’une huile sur la santé et au rejet des huiles usées dans l’environnement. À Madagascar, la mise en place d’un système de collecte des HAU présente un challenge à relever. En effet, il arrive que des huiles de friture usées en provenance des restaurants et des gargotes de Diego Suarez soient revendues sur le marché local ou remises aux employés pour usage alimentaire personnel. Et pour cause, l’huile de cuisson est un produit alimentaire de première nécessité relativement couteux que l’on a malheureusement pour la santé tendance à réutiliser jusqu’à sa quasi complète absorption dans les aliments frits.

Moustapha et Marine, croient toutefois à la faisabilité de recycler en biocarburant les HAU pour la production d’électricité. Ils ont lancé une étude afin de connaître le potentiel d’HAU à Diego Suarez et ses alentours. Ils cherchent à vérifier si leur projet est réalisable à long terme. Monsieur Abdou Salama, Directeur Interrégional de l’Énergie et des Hydrocarbures soutient l’étude de ce projet. Depuis un mois et demi, ces jeunes porteurs de projet démarchent les restaurants, les gargotes et les industriels de Diego Suarez et ses alentours à la recherche de litres d’huiles de friture usées. Mais la collecte de ces huiles n’est pas aussi facile que l’on pourrait le croire. Six restaurateurs ont décidé de les aider dans leur projet : Le Melville, Le Village, GG Lamour, La Cambusa, Le Raphia et Le Bistrot Colbert. Chacun d’eux s’est proposé de mettre de côté leurs HAU qui sont collectées une fois par semaine. Le duo d’ingénieurs est parvenu à collecter plusieurs litres d’huiles. Bien que loin de l’atteinte de leur objectif final ils restent motivés et confiants pour la suite de leur projet. En effet, les restaurateurs ne sont pas les seuls à utiliser des huiles dans leur cuisine. La population locale, elle aussi utilise de l’huile pour cuisiner bien qu’elle ne l’utilise pas toujours de manière économe malgré un coût relativement élevé du litre d’huile. Moustapha et Marine savent que pour réussir une collecte efficace des HAU, les facteurs sociaux et économiques de la population de Diego Suarez doivent être pris en compte.

blog - 11 juillet 2016 2de2Afin de commencer à sensibiliser le grand public sur les méfaits de l’utilisation répétée d’une même huile alimentaire, une première campagne de sensibilisation sera initiée par la diffusion d’un court reportage sur le projet (méfaits sur la santé, impacts sur l’environnement, valorisation de déchets…) avec l’intervention de différents acteurs locaux dans le but de pouvoir répondre aux questions du grand public. Cette projection, en partenariat avec l’Alliance française d’Antsiranana, sera diffusée à chaque avant-première de la séance Cinéquartier au courant des deux prochains mois.

Finalement, ce projet permettra de réduire la dépendance au gasoil, de favoriser l’accès à l’énergie dans les zones rurales, de redonner une deuxième vie à un déchet et de réduire l’impact néfaste sur la santé d’une consommation de HAU.

APPEL À PARTICIPATION CITOYENNE

Si vous aussi vous souhaitez participer au projet, un bidon de collecte de vos huiles alimentaires usées sera mis à votre disposition au magasin SCORE de la rue Colbert d’ici la semaine prochaine.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez :
Moustapha Zafilahy, Tél. 032 28 123 19, moussezafy@gmail.com
Marine Ridoire, Tél. 034 16 870 98, marine.ridoire@wanadoo.fr

UN « BIO-DÉCHET », TRANSFORMÉ EN BIOCARBURANT !

Chaque résidu biodégradable liquide ou solide est considéré comme un bio-déchet. Les huiles alimentaires issues de végétaux sont donc assimilées à des résidus biodégradables une fois leur vie utile dépassée.

La technique de raffinage des HAU en biocarburant est simple et non polluante. Une simple décantation/filtration de HAU mélangées au gasoil selon un ratio déterminé peut servir de carburant pour les moteurs diesel. Ce mélange permet une diminution significative des émissions de monoxyde de carbone et de CO2 à la sortie du générateur.

Au final, le bénéfice écologique est double car il ne faut pas oublier qu’il s’agit de déchets auxquels on a assigné une seconde vie !

LES MÉFAITS DES HUILES ALIMENTAIRES USÉES SUR LA SANTÉ HUMAINE !

Les huiles alimentaires contiennent des corps gras. Cependant, la fin de leur vie utile une fois atteinte, les corps gras produisent des acides nocifs pour la santé.

Cela se traduit par des problèmes de circulation sanguine. En effet, les artères peuvent être colmatées par ces acides gras. De nombreuses études montrent que les maladies cardiovasculaires sont causées par une consommation importante de corps gras ou une mauvaise alimentation.

La teneur en acides gras d’une pomme de terre passée à la friture est 100 fois supérieure sa teneur de base d’une valeur de 0,1g. Plus une huile chauffe, plus elle crée des molécules toxiques qui se développent dans le bain d’huile pour se retrouver finalement dans les aliments que l’on ingère.

Tout cela se résume-t-il alors à une simple question de cuisson et de consommation ? Effectivement, on pourra considérer qu’une huile alimentaire peut être utilisable jusqu’à 5 fois avant de commencer à devenir toxique pour le corps humain. Au-delà de 5 utilisations, le risque que les corps gras soient nocifs grandit considérablement.