Une équipe du tonnerre à Azimut !

Élise Lortie, Stephano Boudi et Tertius Rodriguez Belalahy feront équipe de mars à juin 2017 pour mettre sur pied trois outils visant l’engagement des jeunes de la commune urbaine de Diego Suarez dans la protection et la restauration de l’environnement urbain. Ces outils mettront en relation les jeunes avec les leaders environnementaux et socio-culturels qui joueront le rôle de personnes ressources afin d’épauler les jeunes dans la réalisation de leurs activités.blog - 07 avril 2017

Voici une présentation de l’équipe.

  • Élise Lortie

D’origine québécoise, Élise Lortie a déjà voyagé dans plus de 20 pays surtout en Asie du sud-est et en Amérique latine. Elle privilégie les voyages de type routard, voyageant avec son sac à dos, priorisant les moyens de transport locaux afin de s’immerger de la culture locale au maximum. Elle adore aller là où elle peut se délecter des plats cuisinés dans les gargotes de rue. Sa passion pour les voyages et la découverte de nouvelles cultures et sa sensibilité pour les questions environnementales l’ont amené à Madagascar où elle s’est jointe à l’équipe de l’ONG Azimut en février 2017. Son stage chez Azimut lui permettra de compléter sa maîtrise en gestion du développement international et de l’action humanitaire à l’Université Laval (Canada). Elle espère à terme se trouver un emploi où elle pourra mettre à profit ses compétences en gestion de projets. Toujours de bonne humeur, c’est un plaisir de partager un moment avec Élise autour d’un verre ou d’une partie de jeu de société.

  • Stephano Boudi

Stephano est un jeune homme qui sait se tenir occupé ! Impliqué dans trois associations de Diego Suarez (DS Velively, FI.MPI.MA et les Scouts), il poursuit deux cursus universitaires à l’Université d’Antsiranana : un premier en physique-chimie et un second en gestion informatique. Son rêve serait d’obtenir un poste d’ingénieur informatique pour l’État malagasy tout en continuant de vivre ses passions : la musique et l’animation. En effet, connu pour ses qualités d’animateur, il adore travailler avec les jeunes tout en leur transmettant sa passion pour la musique. Son expérience associative et son réseau riche en contact font de Stephano un atout important pour notre équipe. Plein d’humour, il capte bien l’esprit des jeunes et possède une bonne compréhension des dynamiques qui les touchent au sein de la commune urbaine de Diego Suarez. Son stage à Azimut constitue sa première expérience dans le domaine professionnel.

  • Tertius Rodriguez Belalahy

Rodriguez est un étudiant sérieux et investi dans sa quête d’en apprendre toujours plus sur l’environnement et la biologie des êtres vivants de Madagascar, en vue d’obtenir son doctorat. Enthousiaste à l’idée d’effectuer de nombreux voyages, il espère poursuivre ses études de 3e cycle à l’étranger. Pour l’instant, il poursuit son Master en science de la nature et de l’environnement à l’Université d’Antsiranana. Rodriguez a de nombreuses expériences professionnelles et scientifiques dans son carquois en milieu rural et dans les aires protégées de la Région DIANA. Il se passionne pour l’étude des lémuriens, dont de nombreuses espèces sont menacées par la coupe abusive des forêts primaires de la Grande île. Ses années de pratique de l’aïkido lui ont appris rigueur et discipline, deux qualités qu’il met à profit dans les projets qu’il entreprend. Rodriguez possède une excellente connaissance des quartiers de Diego Suarez et les secrets bien gardés de cette ville dynamique.

Les bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi

JIJ 2016 - Affiche Comment trouver emploi sans diplomeDésireux d’assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS), un groupe de jeunes bénévoles ont, le 10 août 2016, profité de la Journée Internationale de la Jeunesse, pour animer une conférence-débat. Le titre était accrocheur : « Comment trouver un emploi sans diplôme ? ». L’objectif visé était d’entretenir les jeunes de la CUDS des bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi.

Le chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. Il atteint le taux de 6,4%[1]. Souvent, les qualifications de ces jeunes chômeurs ne satisfont pas les exigences du marché du travail en milieu urbain. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates arrivent chaque année sur le marché du travail[2].

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence animée par Marino Dahy, Landry, Mouna Souleman et Joëlle Dize Dio. Le nombre de participants peut apparaître dérisoire par rapport à tous les jeunes ciblés mais les organisateurs ne s’attendaient pas à autant d’intérêt de la part de ceux qui ont assisté à la conférence. Les quatre responsables de cette initiative s’estiment satisfaits des résultats atteints. Ils remercient l’ONG Azimut et cinq personnes ressources (Todizara Andrianajaina, Rachidy Ali, Eric Botoronono, Francklin Reydellet, Enrico Botoumamou) pour leur appui dans la réalisation de cette première.

Des avis mitigés sur le bénévolat

Au cours de la conférence, un débat « pour ou contre le bénévolat ? » a été organisé. De nombreux partisans du « contre » tenaient mordicus au fait que tout travail mérite un revenu. Suite à de mauvaises expériences bénévoles mal encadrées et aux objectifs flous, d’autres adversaires du bénévolat considéraient qu’il s’agit d’une perte de temps. Découragés par leur première expérience bénévole, certains ne souhaitent plus s’engager.

IMG_1507Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie travailler inutilement, illustre le manque de reconnaissance de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels partisans, alors que leurs bienfaits sont évidents.

Les participants en faveur du bénévolat ont su démontrer que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience, le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent à l’embauche. Selon ces participants, le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et montrer sans avoir à le mentionner qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Un employé de la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports a proposé une solution pour encourager les jeunes à s’engager bénévolement et pour rehausser l’image du bénévolat :il s’agirait de lui donner un cadre légal.

Le bénévolat : un substitut à l’emploi ?

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter son temps et ses compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du travail ou du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière de base.

IMG_1527Les animateurs ont essayé de démystifier le caractère négatif qu’on attribue au bénévolat en expliquant aux jeunes que le bénévolat n’est pas un emploi ni une activité dans laquelle s’engager à temps plein. En effet on peut participer bénévolement pour une journée ou quelques heures à une action ponctuelle de bénévolat. Marino, Mouna, Landry et Joëlle ont également suggéré aux participants de trouver un équilibre entre le bénévolat et leur recherche d’emploi mais aussi de cibler leurs actions bénévoles en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir, de leurs disponibilités et des attentes professionnelles des employeurs auprès desquels ils souhaitent postuler.

Comment trouver un emploi, sans diplôme ?

Des conseils utiles ont été prodigués lors de cette matinée, afin que les jeunes à la recherche d’emploi sachent construire un curriculum vitae fonctionnel, différent d’un simple CV chronologique habituel. Les jeunes présents ont compris qu’ils sont nombreux à posséder le même profil et à chercher à intégrer des postes dont le nombre est limité. Les animateurs les ont encouragés à participer à des expériences associatives ou bénévoles bien ciblées, qui serviront à enrichir leurs expériences. Se démarquer des autres en fait est un atout majeur pour intégrer un secteur d’activité gratifiant ou rémunérateur. Ne pas terminer ses études n’est pas forcément un facteur handicapant. Cette conférence débat était une première, qui promet des suites.

Texte rédigé par Maryse Sahondra PARENT et Cerveau KOTOSON

[1] Région Diana (2015) Schéma Régional de Promotion de l’Emploi de la région Diana, 67pp.

[2] Région Diana (2012) Schéma Régional de Développement Economique de la Région Diana, 105 pp.

blog - 29 août 2016