Formation à l’utilisation d’un kit d’appui à l’enseignement de l’éducation relative à l’environnement à Madagascar

blog - 19 juillet 2017 1de2Une valise de matériel didactique appelé « kit MAD’ERE » a été développée par le Programme Germano-Malgache pour l’Environnement (PGM-E/GIZ) entre 2006 et 2008. Il a été mis sur pied dans le but de faciliter le travail des enseignants chargés de donner les leçons relatives à l’environnement du programme d’éducation national et d’améliorer la qualité de l’enseignement sur le respect de l’environnement.

Depuis son élaboration, un kit avait été confié à un collège de la commune rurale d’Antanamitarana de la région DIANA mais sans retour sur son utilisation.

En février 2017 le nouveau Programme Germano-Malgache d’Appui à la Gestion de l’Environnement (PAGE/GIZ) a lancé une campagne de formation de formateurs à l’utilisation du kit MAD’ERE dans l’optique de diffuser le kit à l’échelle de la Région DIANA. Enrico Botoumamou, agent de développement socio-environnemental auprès de l’ONG Azimut, a suivi cette formation d’une durée 5 jours.

blog - 19 juillet 2017 2de2Le samedi 13 mai 2017, l’ONG Azimut et l’Association PAPADOU ont coorganisé une formation à l’emploi du kit MAD’ERE pour les enseignants de l’école privée Bon Pasteur et les membres de l’ONG Service d’Appui à la Gestion de l’Environnement (SAGE) à Antsiranana. La formation s’est déroulée sur une journée où les participants ont été amenés à manipuler le kit et à tester son utilisation lors d’une simulation de cours.

L’ONG Azimut en collaboration avec le SAGE et le PAGE/GIZ prévoit apporter des améliorations au kit MAD’ERE au courant du deuxième semestre 2017 avant d’en faire la promotion auprès des six écoles primaires publiques bordant la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF).

Ce travail fait suite au succès du consortium SAGE et Azimut qui a réalisé une cinquantaine d’interventions d’éducation relative à l’environnement réparties dans ces six établissements scolaires de septembre à décembre 2016.

Affaire à suivre…

Formation de jeunes Kinoïtes à l’Alliance française de Diego Suarez

Les 10e Rencontres du film court de Madagascar ont été marquées en province par l’organisation de laboratoires Kino, appelés Ti’Kino Gasy, au sein du réseau des Alliances françaises de la Grande île. Les objectifs visés  étaient de présenter la production cinématographique malgache au public de province et d’accueillir des groupes de participants dont chacun puisse réaliser un court-métrage. En 3 jours, le film doit être tourné, monté et prêt à diffuser.

La devise de Kino, un mouvement cinématographique québécois, est : « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, et le faire maintenant ». Ce mouvement est né au Québec en 1999 et compte à ce jour plus de soixante cellules actives dans le monde.

La majorité des participants à l’atelier Ti’Kino Gasy de l’Alliance française de Diego Suarez était des étudiants en génie des télécommunications et des réseaux de l’Institut supérieur de technologie d’Antsiranana. Marika Hallé Perry et Detlef Parat, tous deux stagiaires Azimut, ont répondu à l’appel de l’AF de Diego Suarez durant les 3 journées d’atelier qui se sont déroulées du 15 au 17 avril 2015.

Marika témoigne de son expérience : « J’effectue actuellement un stage chez Azimut sur la dynamisation de l’éducation civique au sein du programme d’enseignement des écoles de la Commune urbaine de Diego Suarez. J’ai été amenée à effectuer un diagnostic de la situation de l’enseignement de cette matière au sein des établissements scolaires publics de la ville. J’ai pu acquérir une meilleure compréhension des problèmes de société que rencontre la jeunesse diégolaise. Cette expérience m’a donné  l’opportunité de partager des idées de scénario avec les équipes de tournage à propos d’une des préoccupations des jeunes malgaches : la délinquance. Notre équipe de kinoïtes a réalisé un court-métrage mettant en scène un jeune malgache tiraillé entre le bien et le mal alors qu’il est sollicité pour adhérer à un gang de rue de la place ».

Detlef ajoute : « J’ai découvert  de nouveaux outils de communication qui me seront utiles dans la poursuite de mon stage chez Azimut où j’élabore un programme de sensibilisation à l’environnement pour les élèves du primaire de Diego-Suarez en collaboration avec le Jardin Tropical. »

Pour  permettre aux jeunes malgaches de visionner et de partager leurs courts-métrages avec le grand public de Diego, l’Alliance française  et le Jardin tropical ont présenté deux projections des courts-métrages réalisés par les Kinoïstes : une première  dans la salle de spectacle de l’Alliance Française et une seconde en plein air sur le site du Jardin tropical.

Ces courts-métrages ont également été projetés le vendredi 24 avril 2015 sur le parvis de l’Hôtel de ville de la capitale Antananarivo lors de la 10e édition des Rencontres du film court de Madagascar.

L’ONG Azimut recrute un Animateur Environnement

L’ONG Azimut recrute un Animateur Environnement pour appuyer la réalisation de ses activités dans la région de Diego Saurez.

Maryse Sahondra Parent, directrice générale de l’ONG Azimut nous en parle :

« Nous avons compris, chez Azimut, que pour qu’une communauté s’approprie un projet, il faut lui assurer la possibilité d’une formation préalable. Comme l’analphabétisme oppose un grand obstacle à l’acquisition de nouvelles méthodes,  il faut pouvoir bénéficier d’une alphabétisation fonctionnelle avant de se frotter efficacement à de nouvelles technologies. Nous nous servons donc de méthodes d’enseignement adaptées de façon à entraîner à la fois les illettrés et les scolarisés. Nous avons reçu plus de cinquante dossiers de candidatures pour le poste. Le mois d’avril sera consacré aux entrevues des candidats retenus suite à l’analyse des dossiers ».

Affaire à suivre.

Les premiers diplômés parmi les guides-pêcheurs de la mer d’Émeraude

La dernière journée de formation des quatre guides-pêcheurs de Ramena a été dédiée entièrement à l’évaluation de leurs apprentissages. En début de matinée, ils furent soumis à un test écrit qu’ils réussirent tous avec brio. Puis une sortie en mer sous les yeux des évaluateurs ont permis de vérifier leurs réactions en face de vrais touristes recrutés pour l’occasion, dont un canadien de 72 ans bien sonnés, un couple franco-malgache et une dame allemande propriétaire de l’hôtel-restaurent Le Badamera en bord de plage à Ramena.

Chacun des guides-pêcheurs dû tirer au sort un sujet dont il était responsable devant les touristes : soit le briefing avant l’embarquement, la description et le rôle des mangroves et des coraux dans l’environnement et enfin les mesures de sécurité à prendre tout au long du trajet.

Avant de franchir la passe, les touristes ont eu la chance de visiter quelques tsingy coralliens accessibles qu’à marée haute. Grâce à un arrêt après la sortie de la baie le groupe put visiter le village de pêcheurs d’Andavokonko et la mangrove qui en est le front de mer. Tout en haut du village, un point de vue sur la mer d’Émeraude a permis aux touristes d’anticiper la route que la barque allait emprunter et de prendre quelques clichés des eaux turquoises de la zone.

Ces stops sont rarement proposés aux touristes. Les quatre guides-pêcheurs pourront dorénavant les mettre au menu de chaque sortie en mer et ainsi améliorer leur prestation et faire découvrir plus aux touristes qui ne demandent qu’à ce que leurs sens soient éveillés.

Sur l’îlot un temps a été consacré à la découverte du sentier d’interprétation pour améliorer leurs prestations touristiques. Ajoutons que ces derniers sont au fait des données récoltées sur les oiseaux des îlots de la mer d’Émeraude par Simon Fournier et des observations d’insectes et de reptiles rassemblées par Loïc Fasan, deux récents stagiaires chez Azimut.

La traversée sur l’îlot Suarez fut fort agréable, entrecoupée de rires et de quolibets.

Le retour, un peu tardif, fut arrosé d’embruns et rendu difficile par le bas niveau des eaux dans la fausse passe. Malgré cette petite difficulté, l’ambiance ne faiblit pas un seul instant.

Les gars se sont vu remettre leur diplôme délivrés par l’Office Régionale du Tourisme de Diego Suarez qui prendra dorénavant la relève pour les formations à venir.

Claire Michelet, stagiaire chez l’ONG Azimut qui a contribué à mettre sur pied la formation avec l’appui de Juldas Milatianjary, stagiaire de l’ORTDS, verra à finaliser le manuel du formateur. Les formations devraient reprendre au courant du mois de septembre de façon à laisser suffisamment de temps pour bien former les formateurs.

Voici quelques clichés de la journée!

Formations des guides-pêcheurs de Ramena en cours

Dans le programme de la mise en place d’une gestion communautaire de la mer d’Émeraude, voulu par l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et facilité par un financement du Conseil général du Finistère, l’ONG Azimut a contribué à dresser un plan de formation des guides-pêcheurs de Ramena, un village de plage situé à quelques encablures de la passe qui permet la sortie de la baie de Diego Suarez et donne accès à la mer d’Émeraude. La principale prestation des guides-pêcheurs de Ramena était d’assurer une logistique fort primaire des excursions touristiques sur les îlots de la mer d’Émeraude (convoiement des touristes en barque, préparation des repas et fourniture des boissons). Il était fort peu question dans leur approche de l’accueil des touristes, de leur sécurité, de la présentation de la géologie et de l’histoire maritime de la région, d’un exposé de la faune et de la flore des lieux visités, de réponses adéquates aux questions des touristes. Toutefois une étude préliminaire de la situation avait indiqué que chez les guides-pêcheurs de Ramena il y avait un désir de formation dans plusieurs des secteurs de leurs activités touristiques.

C’est Claire Michelet, stagiaire de l’ONG Azimut, présente à Diego depuis la mi-février, qui a pris la responsabilité des études-terrains préalables (dont un atelier participatif d’identification des besoins auquel de nombreux guides-pêcheurs ont pris part et des enquêtes auprès de touristes ayant visités les îlots) à partir desquelles les besoins de formation ont été précisés. Parmi ces derniers on retrouvait en vrac : la sécurité des passagers, les précautions à prendre pour éviter le viol des fady, la timidité, les problèmes de marketing face à la concurrence débridée et l’absence de prix fixes convenus entre les guides-pêcheurs.

Claire a ainsi été amenée à définir trois modules de formation : un module environnement, un module histoire/culture et un module techniques en tourisme Une fois le plan de formation élaboré, Claire a eu à cœur de le tester in vivo. Dans ce but, quatre guides-pêcheurs de Ramena se sont portés volontaires pour une formation-test dont les séances se sont déroulées a Ramena du 2 au 09 juillet 2012 sous la houlette des intervenants suivants : Maryse Sahondra Parent, directrice d’Azimut, Philippe Zénone, rédacteur de la Tribune de Diego Suarez et du nord de Madagascar et passionné de l’histoire de la baie de Diego Suarez, Juldas Milatianjary, stagiaire à l’ORTDS, et Claire Michelet.

Tous nos remerciements vont à Swanie de l’hôtel-restaurant le Bademera, qui nous a offert une salle pour abriter les séances de formation.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.

Rendez-vous demain pour l’évaluation de nos quatre guides-pêcheurs qui devront accompagner de vrais touristes en mer d’Émeraude et mettre en pratique les notions acquises au cours des derniers jours.

L’atelier participatif : un outil pour la gestion communautaire de la mer d’Émeraude

L’atelier participatif est un outil de concertation fréquemment utilisé dans les pays en voie de développement, notamment en Amérique Latine. Il s’agit d’une démarche amorcée à partir de la base où les acteurs locaux qui détiennent les clés du changement et les informations nécessaires pour le progrès social de la communauté prennent leurs affaires en mains. L’atelier participatif vise l’intégration des populations locales durant les étapes où se prennent les décisions de montage d’un projet de développement. Il en résulte la garantie d’une appropriation du projet au niveau local.

C’est donc un atelier participatif d’une trentaine de participants, animé par des représentants de l’ONG Azimut et de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez, qui s’est tenu le 17 avril 2012 à l’école primaire du petit village de Ramena. L’objectif: amorcer la réflexion d’un groupe de guides touristiques (ou « guide-pêcheurs ») qui exercent présentement en mer d’Émeraude autour des problèmes rencontrés dans leurs activités et aborder l’examen des solutions à y apporter.

Le problème de la salubrité des sites visités par la clientèle des guides a été soulevé. L’installation de poubelles au port de Ramena et sur l’îlot le plus fréquenté de la mer d’Emeraude a été décidée. Les guides ont proposé de former une association puis de réclamer pour les membres une formation pour, entre autres choses, mieux faire face au non-respect des coutumes locales par leurs clients, atténuer la menace que présente pour la pérennisation de leur profession la surexploitation des ressources halieutiques de la mer d’Émeraude…

Cette prise de contact va permettre à Claire Michelet, stagiaire chez Azimut, de monter un plan de formation adéquat qui se tiendra au courant du mois de juin 2012.

Toute l’équipe Azimut, diplômée par la Croix-Rouge Malagasy

Le président Régional de la Croix-Rouge Malagasy (CRM), le Docteur Ludovic Rabarison, a remis aux membres de l’équipe Azimut un diplôme attestant de leur réussite lors de la formation de secouriste.

La CRM, membre de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, offre aux associations et aux entreprises de Diego Suarez une formation de premier intervenant en cas d’accident. Ceci compense en partie l’accès difficile aux services médicaux d’urgence dans les régions reculées où travaille Azimut. Cette formation pourrait aussi s’avérer fort utile sur la place de Diego Suarez qui ne dispose pour l’instant que d’une seule ambulance.

Un grand merci aux formateurs!

L’équipe d’Azimut et le Docteur Ludovic Rabarison travaillent à présent à un projet de formation au secourisme des communautés de brousse de la région de Babaomby. L’objectif est de leur proposer une formation complémentaire aux soins traditionnels déjà existants.

Une affaire à suivre.