INTERNSHIP OFFER DESCRIPTION #072017

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Animation jeunesse pour une protection de l’environnement en milieu urbain à Madagascar

Durée de la mission / stage

4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention: Les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

AMBITION TERRITORIALE : DES COMMUNES ÉCO-CITOYENNES

Les effets de la déforestation, du changement climatique, de la pollution, de l’érosion de la biodiversité présentent de sérieux problèmes aux habitants qui vivent sur le territoire de l’Association des Communes du Pôle Urban de Diego Suarez (ACPU D/S).

En présence de la pauvreté omniprésente, d’une gouvernance défaillante, d’une démographie galopante, de l’augmentation rapide des besoins en eau et énergie, d’une négligence généralisée envers l’environnement par les populations, les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S font l’objet de pressions environnementales qui ne cessent de croître.

Pour y faire face, l’ACPU D/S s’est dotée fin 2015 d’une stratégie intercommunale de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs est de renforcer le concept d’écocitoyenneté et plus particulièrement auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Cet objectif vise tout d’abord à la mise en place d’une campagne d’information, d’activités de sensibilisation et de séances de formation à la protection de l’environnement. Toutefois à l’ACPU D/S, on est conscient qu’il faut aller au-delà de cette visée et donner aux jeunes tous les moyens pour passer à l’action.

PROMOTION DU BÉNÉVOLAT MALGACHE POUR L’ENVIRONNEMENT : UNE SOLUTION ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et à la personne qui se porte bénévole. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) et nombreux autres acteurs sont convaincus, qu’associer les jeunes de façon bénévole dans la défense des causes environnementales, est un facteur clé de formation et d’apprentissage des futurs citoyens conscients et responsables et est indissociable au processus de développement.

Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales dans la commune urbaine.

La démarche d’Azimut a été amorcée en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources de la commune, en constituant un groupe de réflexion à propos de la création d’un modèle de collaboration rassemblant différents acteurs de la société civile et des jeunes de la CUDS, en créant trois outils d’appui aux jeunes, en mettant sur pied un groupe de jeunes bénévoles aux capacités renforcées en leadership, communication, rétroaction, techniques d’approche…

Précisons que la finalité de cette démarche est de contribuer à répondre aux problématiques mentionnées plus haut. Il ne s’agit pas de se substituer aux programmes ou aux initiatives pour les jeunes déjà en place mais plutôt de réfléchir à un modèle différent qui part des citoyens de la Commune. À terme, elle comporte quatre objectifs spécifiques pour Diego Suarez qui d’un point de vue systémique permettront d’ancrer l’effet boule de neige de la sensibilisation au sein de la société :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat
  • Développer la citoyenneté et le civisme des jeunes sur le territoire
  • Renforcer les compétences et l’esprit d’initiative des jeunes
  • Consolider la société civile pour l’environnement de la région DIANA

LES BÉNÉFICES DE L’ENGAGEMENT INTERGÉNÉRATIONNEL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR LA VILLE

Les réflexions du groupe de réflexion constitué et les activités menées jusqu’à présent ont permis de mettre en lumière quelques constats en ce qui concerne les jeunes et le bénévolat pour l’environnement :

  1. L’image du bénévolat est plutôt négative parmi les jeunes de Diego Suarez : le lien entre être membre d’une association et faire du bénévolat n’est pas clair.
  2. Il existe un besoin criant en sensibilisation des jeunes aux problématiques environnementales en zone urbaine. Les jeunes connaissent les grandes problématiques mais n’en comprennent pas bien les causes et les conséquences ce qui limite la portée et la crédibilité de leurs interventions.
  3. Les jeunes ne savent pas valoriser leurs expériences bénévoles dans leur CV. Ils ont besoin d’aide pour renforcer leur employabilité, surtout ceux qui n’ont pas de diplôme.
  4. Peu de services existent dans la ville pour soutenir les jeunes dans leurs activités.
  5. Les leaders de la commune, acteurs clés du développement de ces jeunes, ont leurs énergies dispersées.

Comment doit-on s’y prendre pour rehausser l’image du bénévolat, renforcer les compétences des jeunes, pallier au manque de sensibilisation de la population aux problématiques environnementales ? Comment peut-on penser un modèle de collaboration qui répondrait à la fois à ces problématiques ?

Nous proposons dans ce projet de participer à la diffusion de trois outils pour les jeunes qui permettront de répondre en partie à ces deux interrogations.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, en collaboration avec l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la personne recrutée devra poursuivre les efforts menés pour essayer de mettre en place un service citoyen d’orientation et de formation de jeunes bénévoles investis dans la protection de l’environnement. Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Compléter l’annuaire des groupements de jeunes et le portfolio des personnes ressources de la commune.
  • Compléter le manuel d’activités associatives en matière de sensibilisation environnementale en milieu urbain (sélection d’actions régionales de lutte contre les changements climatiques, rédaction de modèles de documents d’appui à la réalisation des activités proposées dans le manuel)
  • Lancer une campagne de communication sur les outils proposés (établir un programme de diffusion des outils en ligne et le mettre en œuvre, planifier et organiser des séances d’information et d’échange avec les groupements de jeunes, former les acteurs intéressés à vulgariser l’utilisation du manuel d’activités)
  • Participer au suivi de l’utilisation des outils par les jeunes
  • Mettre en œuvre des activités permettant la mise à jour annuelle de l’annuaire des groupements de jeunes (rédiger une fiche explicative, former l’animateur jeunesse de la commune à la mise à jour de l’annuaire).
  • Accomplir toutes autres tâches nécessaires dans le cadre du projet, en accord avec la coordination de projet

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

INTERNSHIP OFFER DESCRIPTION #072017

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Mise en place et animation d’un club de jeunes pour la protection de l’environnement vers un développement durable, Madagascar

Durée de la mission

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission

Septembre 2017 ou début 2018

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

La Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA (DREMC-DIANA) a fait appel à l’ONG Azimut pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme (Club JPCC) au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS). Cette Direction Régionale poursuit l’objectif d’impliquer et de responsabiliser les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme. Il s’agit de sensibiliser ces derniers au respect de l’environnement dans la perspective du développement durable.

Depuis 2015, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales. La DREMC-DIANA et l’ONG Azimut sont convaincus que l’intervention de jeunes bénévoles dans la restauration et la défense des causes environnementales est un facteur clé dans la formation de futurs citoyens et est indissociable au processus de développement durable.

La mission « Collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme » poursuivra les efforts entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs en cherchant à inclure de jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de leur région. Elle comporte quatre objectifs :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Renforcer l’esprit d’initiative chez les jeunes ;
  • Renforcer les initiatives de la société civile dans la défense de l’environnement de la région DIANA.

L’ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE : PASSER DES INTENTIONS AUX ACTES

Dans la mesure où l’éducation au développement et à l’environnement (EEDD) a pour ambition de « faire bouger les choses », les messages doivent dépasser l’aspect purement informatif de protection de la nature pour impliquer les citoyens à agir quotidiennement pour sauvegarder son environnement et en favoriser le développement durable.

LES LIMITES DE L’INSTITUTIONNALISATION DE L’EEDD À MADAGASCAR

L’éducation relative à l’environnement (ErE) a démarré à Madagascar il y a une trentaine d’années sous l’impulsion initiale du WWF. Elle n’a été institutionnalisée en 2002 par l’adoption du Décret N°2002-751 fixant la Politique Nationale d’Éducation Relative à l’Environnement (PERE). En 2013, la PERE a été remplacée par la Politique Nationale de l’Éducation Relative à l’Environnement pour le Développement Durable (PErEDD). Bien que la PErEDD présente une vision et des principes d’action plus clairs que ceux de l’ErE, force est de constater que dans le nord de Madagascar les progrès en matière d’éducation environnementale en milieu scolaire ont été cantonnés au plan théorique, sans déboucher sur des actions concrètes. Les liens entre l’environnement et les questions sociales et économiques sont restés flous. En effet l’impact des nombreux programmes d’éducation environnementale est peu perceptible : la dégradation de l’environnement a atteint une proportion alarmante au cours des dix dernières années.

L’EEDD : UNE QUESTION DE CIVISME

La Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA (DREN-DIANA) souhaite dynamiser de nouvelles initiatives pour appuyer l’enseignement des principes de développement durable. Le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) a annoncé la mise en place en juillet 2016 de Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de 9 établissements scolaires publics de la CUDS. L’objectif de ces clubs sera d’impliquer les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme.

Mais quels sont les liens entre EEDD et citoyenneté et civisme ? La DREMC-DIANA est d’avis que l’éducation au développement et à l’environnement permet à chaque citoyen formé et informé de participer à la prise de décisions, contribuant ainsi à renforcer la démocratie tout en protégeant la qualité de leur milieu de vie.

MISE EN PLACE DU CLUB JPCC : DE NOMBREUX OBSTACLES À SURMONTER

La DREMC-DIANA veut assurer que ce Club soit efficace et pérenne. Mais elle fait face à de nombreux obstacles :

  • Gestion décentralisée complexe : Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez. Depuis la mise en place du Club JPCC, peu d’informations les concernant sont parvenues du MEN. Bien que la DREMC-DIANA est disposée à participer au suivi des clubs mis en place, elle demeure dans le flou par rapport au rôle précis qu’elle doit jouer. Aucun plan d’action n’a été proposé par le Ministère pour la rentrée scolaire et les activités que souhaiteraient mettre en place la DREMC-DIANA demeurent au stade de projets.
  • Participation bénévole des encadreurs délicate : La DREMC-DIANA craint le manque de motivation des encadreurs pour mettre en œuvre les activités qui seraient éventuellement proposées. Les encadreurs ont été désignés par leurs supérieurs sans qu’ils se soient pour la plupart portés volontaires. De plus, les enseignants sont peu motivés à participer aux nouveaux projets sans compensation financière étant donnée leur situation financière précaire.
  • Un système éducatif défavorable : L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une matière de second plan. L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes, ce qui contribue à décrédibiliser son importance. Le programme d’ErE n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache. Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils déjà développés par d’autres acteurs. Chez les enseignants, l’absence de formation initiale et la faiblesse de la formation continue en environnement ne les encouragent pas à encadrer des activités pour les jeunes adhérents au Club JPCC.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, en collaboration avec la Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA, la personne recrutée devra poursuivre les efforts menés pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez. Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Collecter les informations concernant la mise en place du Club JPCC auprès des acteurs concernés (rôles des différents acteurs, documents constitutifs, organisation, etc.) et proposer des pistes d’action permettant d’assurer son effectivité et sa pérennité au sein des établissements scolaires concernés.
  • Créer un espace de dialogue avec les personnes responsables du Club JPCC dans deux collèges d’enseignement général afin d’augmenter leur motivation à participer bénévolement à l’encadrement de ce club.
  • Relever les idées des jeunes collégiens adhérents au Club JPCC sur les activités qu’ils souhaitent entreprendre.
  • Appuyer la DREMC-DIANA au niveau de la CUDS et les encadreurs du Club JPCC à établir un plan d’action approprié et réalisable durant l’année scolaire 2016/2017.
  • Travailler à une bonne cohésion entre les encadreurs et les adhérents du Club.
  • Développer outils et collaboration pour faciliter la mise en œuvre et le suivi des activités retenues.
  • Participer à la réalisation des activités du Club JPCC établies dans le plan d’action.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

An environmental and sustainability educational game in Diego Suarez

En 1991, Vintsy, le trimestriel malgache d’orientation écologique publie un article alarmant : « La Montagne d’Ambre : Avant qu’il ne soit trop tard ». On y attirait l’attention sur l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Antsiranana. Cette eau provient de sources type lac de cratères situées dans le parc national de la Montagne d’Ambre. Selon le magazine Vintsy, sur les 70 sources recensées dans la Montagne d’Ambre, il n’en restait plus que 18. Un technicien de la JIRAMA, la compagnie nationale qui assure l’alimentation en eau et en électricité à Madagascar, nous informe que le nombre de sources actuelles est de 6.

Or, du fait de la démographie galopante, et partant de l’augmentation concomitante des besoins en eau et énergie, la ressource hydrique du territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) fait l’objet de pressions qui vont s’accroissant. En réaction l’ACPU D/S a élaboré une stratégie de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs vise le renforcement de l’écocitoyenneté, en particulier auprès des jeunes. Un des moyens pour atteindre cet objectif est de promouvoir des activités qui favorisent l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Cette initiative recueillerait l’appui des établissements scolaires. En effet l’ensemble des enseignants et des acteurs locaux impliqués dans l’éducation à l’environnement vers un développement durable s’entendent sur le fait que les sorties scolaires de groupes d’élèves et d’étudiants suscitent l’intérêt de ces derniers et favorisent dans la foulée leur apprentissage à la protection de l’environnement.

Toutefois, organiser de telles sorties n’est pas une tâche de tout repos. Face au budget restreint des établissements scolaires, aux classes surchargées, aux difficultés à assurer le transport des élèves et leur sécurité, l’ACPU D/S a suggéré à chaque commune de désigner sur leur territoire un site où les enseignants amèneraient leurs élèves pour y conduire des séances de travaux pratiques.

La Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) a arrêté son choix sur le Jardin Tropical, une mini forêt humide située en plein cœur de Diego Suarez. Une équipe, placée sous la houlette de l’ONG Azimut, a monté un jeu qui à la fois intègre les principes de l’éducation au développement durable et de plus épouse les objectifs fixés par la Politique nationale d’éducation relative à l’environnement et au développement durable (P.E.r.E.D.D, décret n°2013-880). Le jeu en question contribue à la mise en œuvre de la stratégie de gestion des ressources naturelles de l’ACPU D/S, répond aux besoins des enseignants et de la commune et est modulable selon les divers groupes d’âge. Il intègre aussi les activités des personnes impliquées dans la gestion de la forêt et de l’eau douce dans la région DIANA.

L’essentiel de ce jeu est de proposer aux élèves des questions à répondre concernant l’origine de cette eau  qui sort des robinets et des puits de la ville dans le but d’expliquer le cycle naturel de l’eau. Le jeu présente des expériences réalisables en classe ou à la maison et des mises en situation pour identifier les causes de la raréfaction de l’eau potable. Il s’agit d’attirer l’attention des élèves sur la gravité des problèmes d’approvisionnement en eau potable et de les inciter à suggérer des solutions pour y obvier. Le jeu pointe le doigt sur des solutions partielles : l’utilisation de réchauds améliorés et du charbon vert. L’activité se termine par une visite du Jardin Tropical et la découverte in situ de l’importance mutuelle de l’eau et de la forêt pour le bien-être de la population.

Le jeu a été favorablement accueilli dans une série de pré-tests par les élèves qui en ont fait l’essai durant les vacances scolaires. Ils ont semblé ravis des interventions de l’animateur. Des observateurs ont assistés à une première séance : Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, Conseiller Animateur en Gestion des Ressources Naturelles du Service d’Appui Technique Intercommunal, Madame Alexandra Véronique JAOZAFY MAMY, Chef de division de l’éducation à l’environnement au sein de la DREN DIANA et Madame Sylvia Karany MBOTIANJARY, Déléguée de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA. Ces derniers ont évoqué quelques problèmes : d’une part certaines des expériences proposées seraient difficilement menées à terme à la maison car certains parents ne souhaitent pas que leurs enfants manipulent le matériel de cuisine ; d’autre part le site du Jardin Tropical n’est pas accessible aux écoles situées hors du quartier de la Place Kabary ; en outre certains élèves se sont dits incapables d’oser suggérer à leurs parents d’utiliser charbon vert ou réchauds améliorés.

Le jeu sera proposé aux écoles du quartier de la Place Kabary au courant de l’année scolaire 2016 qui a débuté au début octobre. L’ACPU D/S veut profiter de cette activité pour harmoniser l’enseignement scolaire et les activités que propose le Jardin Tropical.