Training on the use of the MAD’ErE kit: a positive assessment

blog - 05 janvier 2017 1de2Le programme de formation à l’utilisation du Kit MAD’ErE (MAtériel Didactique pour l’Education Relative à l’Environnement) qui a été ciblé pour le corps enseignant de 6 écoles primaires publiques s’est soldé par une réunion de capitalisation le 01 décembre 2017 en présence des instituteurs et des responsables pédagogiques de la circonscription scolaire du District Diego II. Pour Azimut et ses collaborateurs, cette réunion a été l’occasion de recueillir les principales leçons apprises lors de cette formation pilote et de dégager des principes généraux pour la formation des adultes en milieu scolaire, principes qu’ils pourront réutiliser dans d’autres contextes en milieu rural.

Le programme de formation mis en œuvre par le consortium Azimut/SAGE s’est majoritairement déroulé in situ, lors de leçons données en classe. Le programme complet qui s’est étalé sur une période de trois mois, a été adapté en prenant en considération les conditions difficiles dans lesquelles travaillent ces enseignants en milieu rural. Deux journées de formation théorique avaient au préalable permis de réunir les enseignants à Diego Suarez pour que ces derniers puissent prendre connaissance du kit. Puis les formateurs d’Azimut et du SAGE sont intervenus à trois reprises dans les salles de classe de chacune des six écoles pour que les enseignants puissent observer différentes façons d’utiliser le kit. Les enseignants ont ensuite donné une leçon de leur choix à l’aide du kit auprès de leurs élèves.

blog - 05 janvier 2017 2de2Pour boucler le programme de formation, chaque école a mis en œuvre une action environnementale de son choix (plantation d’arbres fruitiers, création de jardins potagers, réhabilitation et sécurisation de bornes fontaines) afin de renforcer les exemples illustrés durant la formation pour la protection des ressources naturelles environnantes. Les instituteurs témoignent des premières réactions favorables : « Certains de nos élèves plantent des légumes de leur propre volonté dans le potager de l’école et à la maison. Ils sont aussi beaucoup plus impliqués dans le nettoyage de l’établissement ».

« Forger les élèves à devenir acteurs pour l’environnement et sensibilisateurs au sein de leur communauté », telle est l’ambition avec laquelle la promotion du Kit MAD’ErE a été initiée en septembre 2017. Lors de la réunion de capitalisation, les efforts déployés par Azimut et l’ONG SAGE durant le processus de formation ont été salués par les instituteurs qui ont bénéficié de la formation. L’utilisation du kit constitue pour eux une approche pédagogique à la fois ludique, pratique et éducative. Les instituteurs sont unanimes : tous les élèves ont participé aux animations avec attention et enthousiasme.

À présent, les écoles visées désirent s’approprier le kit MAD’ErE. Étant donné leurs ressources financières limitées, une requête collective a été adressée à l’ONG SAGE en vue de les appuyer à financer l’achat de six kits en 2018, au coût de 400 000 MGA chacun.

Kit MAD’ErE : The teachers of the District Diego II using the kit for the first time

Dans le cadre de la promotion du kit MAD’ErE (un outil didactique d’éducation à l’environnement créé en 2007 par le Programme d’Appui à la Gestion de l’Environnement de la coopération allemande à Madagascar) l’ONG Azimut et le SAGE ont effectué un suivi de son application les 15, 16 et 17 novembre 2017 dans six Ecoles Primaires Publiques (EPP) situées près de la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF). L’objectif poursuivi par Azimut et le SAGE était d’évaluer l’aisance des enseignants dans l’utilisation du kit en classe.

En octobre 2017, une dizaine d’instituteurs et quatre représentants pédagogiques de la CISCO du District Diego II ont reçu une formation à l’emploi du kit MAD’ErE. Les EPP ciblées étaient celles d’Andavakoera, de Betahitra, d’Ambodimanary, d’Andranomanitra, de Mahagaga et d’Ampandriakilandy. Les enseignants de ces six écoles ont par la suite expérimenté l’utilisation du kit dans leurs classes respectives. Des sujets relatifs à l’environnement, concordant avec le programme scolaire national, y ont été traités avec la participation animée des élèves. La particularité des leçons illustrées par les enseignants à l’aide du kit était le lien effectué avec la situation environnementale au niveau local. Parmi les sujets mis en exergue il y avait : le rôle des plantes dans la protection contre l’érosion, la faune et flore dans la NAP AA MdF, les problèmes de l’eau.

Les premiers constats sont positifs. Les élèves ont été réactifs par rapport aux problèmes soulevés dans les cours. Ils se sont exprimés correctement avec les supports illustrés du kit. Selon l’agent de développement socio-environnemental auprès de l’ONG Azimut, les enseignants ciblés ont adopté le kit comme outil d’appui à leur enseignement et ce malgré que leurs écoles ne disposaient pas encore de tout le matériel didactique approprié. Ces enseignants sont d’avis que les messages environnementaux transmis par le canal de cet outil pédagogique suscitent chez leurs élèves l’intérêt pour la protection des ressources naturelles et pour leur bonne gestion.

Pour le SAGE, le kit MAD’ErE permet une approche de sensibilisation susceptible de rejoindre les adultes, principaux responsables de la dégradation de la NAP AA MdF. En effet, le kit a été conçu pour inciter les élèves à intervenir auprès de leurs proches et de leurs parents.

Fin 2017, Azimut appuiera le SAGE dans la recherche de financement pour la mise en place d’un programme plus approfondi de suivi et d’évaluation du kit durant une année scolaire complète.

INTERNSHIP OFFER DESCRIPTION #072017

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Animation jeunesse pour une protection de l’environnement en milieu urbain à Madagascar

Durée de la mission / stage

4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention: Les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

AMBITION TERRITORIALE : DES COMMUNES ÉCO-CITOYENNES

Les effets de la déforestation, du changement climatique, de la pollution, de l’érosion de la biodiversité présentent de sérieux problèmes aux habitants qui vivent sur le territoire de l’Association des Communes du Pôle Urban de Diego Suarez (ACPU D/S).

En présence de la pauvreté omniprésente, d’une gouvernance défaillante, d’une démographie galopante, de l’augmentation rapide des besoins en eau et énergie, d’une négligence généralisée envers l’environnement par les populations, les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S font l’objet de pressions environnementales qui ne cessent de croître.

Pour y faire face, l’ACPU D/S s’est dotée fin 2015 d’une stratégie intercommunale de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs est de renforcer le concept d’écocitoyenneté et plus particulièrement auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Cet objectif vise tout d’abord à la mise en place d’une campagne d’information, d’activités de sensibilisation et de séances de formation à la protection de l’environnement. Toutefois à l’ACPU D/S, on est conscient qu’il faut aller au-delà de cette visée et donner aux jeunes tous les moyens pour passer à l’action.

PROMOTION DU BÉNÉVOLAT MALGACHE POUR L’ENVIRONNEMENT : UNE SOLUTION ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et à la personne qui se porte bénévole. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) et nombreux autres acteurs sont convaincus, qu’associer les jeunes de façon bénévole dans la défense des causes environnementales, est un facteur clé de formation et d’apprentissage des futurs citoyens conscients et responsables et est indissociable au processus de développement.

Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales dans la commune urbaine.

La démarche d’Azimut a été amorcée en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources de la commune, en constituant un groupe de réflexion à propos de la création d’un modèle de collaboration rassemblant différents acteurs de la société civile et des jeunes de la CUDS, en créant trois outils d’appui aux jeunes, en mettant sur pied un groupe de jeunes bénévoles aux capacités renforcées en leadership, communication, rétroaction, techniques d’approche…

Précisons que la finalité de cette démarche est de contribuer à répondre aux problématiques mentionnées plus haut. Il ne s’agit pas de se substituer aux programmes ou aux initiatives pour les jeunes déjà en place mais plutôt de réfléchir à un modèle différent qui part des citoyens de la Commune. À terme, elle comporte quatre objectifs spécifiques pour Diego Suarez qui d’un point de vue systémique permettront d’ancrer l’effet boule de neige de la sensibilisation au sein de la société :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat
  • Développer la citoyenneté et le civisme des jeunes sur le territoire
  • Renforcer les compétences et l’esprit d’initiative des jeunes
  • Consolider la société civile pour l’environnement de la région DIANA

LES BÉNÉFICES DE L’ENGAGEMENT INTERGÉNÉRATIONNEL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR LA VILLE

Les réflexions du groupe de réflexion constitué et les activités menées jusqu’à présent ont permis de mettre en lumière quelques constats en ce qui concerne les jeunes et le bénévolat pour l’environnement :

  1. L’image du bénévolat est plutôt négative parmi les jeunes de Diego Suarez : le lien entre être membre d’une association et faire du bénévolat n’est pas clair.
  2. Il existe un besoin criant en sensibilisation des jeunes aux problématiques environnementales en zone urbaine. Les jeunes connaissent les grandes problématiques mais n’en comprennent pas bien les causes et les conséquences ce qui limite la portée et la crédibilité de leurs interventions.
  3. Les jeunes ne savent pas valoriser leurs expériences bénévoles dans leur CV. Ils ont besoin d’aide pour renforcer leur employabilité, surtout ceux qui n’ont pas de diplôme.
  4. Peu de services existent dans la ville pour soutenir les jeunes dans leurs activités.
  5. Les leaders de la commune, acteurs clés du développement de ces jeunes, ont leurs énergies dispersées.

Comment doit-on s’y prendre pour rehausser l’image du bénévolat, renforcer les compétences des jeunes, pallier au manque de sensibilisation de la population aux problématiques environnementales ? Comment peut-on penser un modèle de collaboration qui répondrait à la fois à ces problématiques ?

Nous proposons dans ce projet de participer à la diffusion de trois outils pour les jeunes qui permettront de répondre en partie à ces deux interrogations.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, en collaboration avec l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la personne recrutée devra poursuivre les efforts menés pour essayer de mettre en place un service citoyen d’orientation et de formation de jeunes bénévoles investis dans la protection de l’environnement. Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Compléter l’annuaire des groupements de jeunes et le portfolio des personnes ressources de la commune.
  • Compléter le manuel d’activités associatives en matière de sensibilisation environnementale en milieu urbain (sélection d’actions régionales de lutte contre les changements climatiques, rédaction de modèles de documents d’appui à la réalisation des activités proposées dans le manuel)
  • Lancer une campagne de communication sur les outils proposés (établir un programme de diffusion des outils en ligne et le mettre en œuvre, planifier et organiser des séances d’information et d’échange avec les groupements de jeunes, former les acteurs intéressés à vulgariser l’utilisation du manuel d’activités)
  • Participer au suivi de l’utilisation des outils par les jeunes
  • Mettre en œuvre des activités permettant la mise à jour annuelle de l’annuaire des groupements de jeunes (rédiger une fiche explicative, former l’animateur jeunesse de la commune à la mise à jour de l’annuaire).
  • Accomplir toutes autres tâches nécessaires dans le cadre du projet, en accord avec la coordination de projet

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Training in the use of an environmental education kit in Madagascar

blog - 19 juillet 2017 1de2Une valise de matériel didactique appelé « kit MAD’ERE » a été développée par le Programme Germano-Malgache pour l’Environnement (PGM-E/GIZ) entre 2006 et 2008. Il a été mis sur pied dans le but de faciliter le travail des enseignants chargés de donner les leçons relatives à l’environnement du programme d’éducation national et d’améliorer la qualité de l’enseignement sur le respect de l’environnement.

Depuis son élaboration, un kit avait été confié à un collège de la commune rurale d’Antanamitarana de la région DIANA mais sans retour sur son utilisation.

En février 2017 le nouveau Programme Germano-Malgache d’Appui à la Gestion de l’Environnement (PAGE/GIZ) a lancé une campagne de formation de formateurs à l’utilisation du kit MAD’ERE dans l’optique de diffuser le kit à l’échelle de la Région DIANA. Enrico Botoumamou, agent de développement socio-environnemental auprès de l’ONG Azimut, a suivi cette formation d’une durée 5 jours.

blog - 19 juillet 2017 2de2Le samedi 13 mai 2017, l’ONG Azimut et l’Association PAPADOU ont coorganisé une formation à l’emploi du kit MAD’ERE pour les enseignants de l’école privée Bon Pasteur et les membres de l’ONG Service d’Appui à la Gestion de l’Environnement (SAGE) à Antsiranana. La formation s’est déroulée sur une journée où les participants ont été amenés à manipuler le kit et à tester son utilisation lors d’une simulation de cours.

L’ONG Azimut en collaboration avec le SAGE et le PAGE/GIZ prévoit apporter des améliorations au kit MAD’ERE au courant du deuxième semestre 2017 avant d’en faire la promotion auprès des six écoles primaires publiques bordant la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF).

Ce travail fait suite au succès du consortium SAGE et Azimut qui a réalisé une cinquantaine d’interventions d’éducation relative à l’environnement réparties dans ces six établissements scolaires de septembre à décembre 2016.

Affaire à suivre…

An environmental and sustainability educational game in Diego Suarez

En 1991, Vintsy, le trimestriel malgache d’orientation écologique publie un article alarmant : « La Montagne d’Ambre : Avant qu’il ne soit trop tard ». On y attirait l’attention sur l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Antsiranana. Cette eau provient de sources type lac de cratères situées dans le parc national de la Montagne d’Ambre. Selon le magazine Vintsy, sur les 70 sources recensées dans la Montagne d’Ambre, il n’en restait plus que 18. Un technicien de la JIRAMA, la compagnie nationale qui assure l’alimentation en eau et en électricité à Madagascar, nous informe que le nombre de sources actuelles est de 6.

Or, du fait de la démographie galopante, et partant de l’augmentation concomitante des besoins en eau et énergie, la ressource hydrique du territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) fait l’objet de pressions qui vont s’accroissant. En réaction l’ACPU D/S a élaboré une stratégie de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs vise le renforcement de l’écocitoyenneté, en particulier auprès des jeunes. Un des moyens pour atteindre cet objectif est de promouvoir des activités qui favorisent l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Cette initiative recueillerait l’appui des établissements scolaires. En effet l’ensemble des enseignants et des acteurs locaux impliqués dans l’éducation à l’environnement vers un développement durable s’entendent sur le fait que les sorties scolaires de groupes d’élèves et d’étudiants suscitent l’intérêt de ces derniers et favorisent dans la foulée leur apprentissage à la protection de l’environnement.

Toutefois, organiser de telles sorties n’est pas une tâche de tout repos. Face au budget restreint des établissements scolaires, aux classes surchargées, aux difficultés à assurer le transport des élèves et leur sécurité, l’ACPU D/S a suggéré à chaque commune de désigner sur leur territoire un site où les enseignants amèneraient leurs élèves pour y conduire des séances de travaux pratiques.

La Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) a arrêté son choix sur le Jardin Tropical, une mini forêt humide située en plein cœur de Diego Suarez. Une équipe, placée sous la houlette de l’ONG Azimut, a monté un jeu qui à la fois intègre les principes de l’éducation au développement durable et de plus épouse les objectifs fixés par la Politique nationale d’éducation relative à l’environnement et au développement durable (P.E.r.E.D.D, décret n°2013-880). Le jeu en question contribue à la mise en œuvre de la stratégie de gestion des ressources naturelles de l’ACPU D/S, répond aux besoins des enseignants et de la commune et est modulable selon les divers groupes d’âge. Il intègre aussi les activités des personnes impliquées dans la gestion de la forêt et de l’eau douce dans la région DIANA.

L’essentiel de ce jeu est de proposer aux élèves des questions à répondre concernant l’origine de cette eau  qui sort des robinets et des puits de la ville dans le but d’expliquer le cycle naturel de l’eau. Le jeu présente des expériences réalisables en classe ou à la maison et des mises en situation pour identifier les causes de la raréfaction de l’eau potable. Il s’agit d’attirer l’attention des élèves sur la gravité des problèmes d’approvisionnement en eau potable et de les inciter à suggérer des solutions pour y obvier. Le jeu pointe le doigt sur des solutions partielles : l’utilisation de réchauds améliorés et du charbon vert. L’activité se termine par une visite du Jardin Tropical et la découverte in situ de l’importance mutuelle de l’eau et de la forêt pour le bien-être de la population.

Le jeu a été favorablement accueilli dans une série de pré-tests par les élèves qui en ont fait l’essai durant les vacances scolaires. Ils ont semblé ravis des interventions de l’animateur. Des observateurs ont assistés à une première séance : Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, Conseiller Animateur en Gestion des Ressources Naturelles du Service d’Appui Technique Intercommunal, Madame Alexandra Véronique JAOZAFY MAMY, Chef de division de l’éducation à l’environnement au sein de la DREN DIANA et Madame Sylvia Karany MBOTIANJARY, Déléguée de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA. Ces derniers ont évoqué quelques problèmes : d’une part certaines des expériences proposées seraient difficilement menées à terme à la maison car certains parents ne souhaitent pas que leurs enfants manipulent le matériel de cuisine ; d’autre part le site du Jardin Tropical n’est pas accessible aux écoles situées hors du quartier de la Place Kabary ; en outre certains élèves se sont dits incapables d’oser suggérer à leurs parents d’utiliser charbon vert ou réchauds améliorés.

Le jeu sera proposé aux écoles du quartier de la Place Kabary au courant de l’année scolaire 2016 qui a débuté au début octobre. L’ACPU D/S veut profiter de cette activité pour harmoniser l’enseignement scolaire et les activités que propose le Jardin Tropical.