L’histoire et la culture au cœur du développement touristique à Ambilobe

La Région DIANA, située à la pointe nord de Madagascar a fait du tourisme durable l’axe privilégié de son développement. La Région DIANA, l’Office Régional de Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) et l’Office Régional de Tourisme de Nosy Be (ORTNB), se sont unis pour développer un produit touristique commun sur des sites répartis le long de la route reliant Nosy Be à Diego Suarez. Revenus et emplois créés bénéficieront à la population de la Région DIANA.

L’ORTDS se charge de développer l’offre touristique sur le territoire allant de la ville d’Ambanja à Diego Suarez en passant par Ambilobe. Depuis quelques années, de nombreux projets ont impliqués de divers partenaires pour améliorer l’offre touristique le long de cet axe routier.  Bien qu’on ait créé des circuits de tourisme solidaire et implanté des bureaux d’accueil, les attractions touristiques aux environs et à l’intérieur de la commune urbaine d’Ambilobe n’ont pas été mises suffisamment en valeur.

Avec l’appui de l’ORTDS et du Conseil Général du Finistère, le Groupement des Opérateurs Touristiques d’Ambilobe (GOTDA) a été créé en 2008 pour dynamiser l’offre touristique de la ville d’Ambilobe et des environs. En 2013, le GOTDA et l’ORTDS ont pu identifier les potentialités touristiques d’un circuit de « découverte culturelle à Ambilobe ». L’histoire de la royauté Antakarana, une rencontre avec le Prince Antakarana, l’observation de la vie quotidienne, la visite du marché, des artisans, de la cascade, du barrage et du fleuve, la visite d’entreprises comme SIRAMA pour le sucre et LGA pour l’élevage de crevettes pourraient servir de points d’appui pour ce circuit de découverte culturelle d’Ambilobe.

C’est Camille Chastagnol, locataire de passage à la Case Azimut, qui a été mandatée pour concrétiser ce circuit du mois de juin au mois de septembre 2014. La mise en place d’un comité de gestion du circuit est prévue durant cette période.

Lutte contre la destruction des forêts primaires du nord de Madagascar

Les forêts primaires du nord de Madagascar subissent la pression des activités anthropiques (charbonnage, bois de construction,…). La destruction de cette ressource naturelle s’accompagne de l’érosion des sols et de perte de diversité importante. L’Association des Communes du Pôle Urbain de Diégo Suarez (ACPU D/S) a décidé de réagir.

Mille plants d’eucalyptus ont été mis en terre dans la matinée du 28 février 2014 à Antsahampano. On vise la récupération de la couverture forestière et l’accroissement des ressources naturelles du territoire. Cette activité a été financée par le Conseil Général du Finistère et l’Union Européenne. L’ACPU D/S en a profité pour rappeler son engagement envers la protection de l’environnement et le développement économique et social de son territoire.

Gaillord Jaona, animateur environnement Azimut, a pu à cette occasion interviewer Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, le conseil-animateur en gestion des ressources naturelles du service d’appui technique intercommunale (SATI) de l’ACPU D/S.

Pourquoi avez-vous choisi le site de Beantely situé dans le Fokontany d’Ambodimadiro pour le reboisement?

  • En juin 2013, le Maire de la commune rurale d’Antsahampano s’est entretenu avec la population locale afin d’aborder le problème de la dégradation de la forêt de Beantely. On se plaignait de l’exploitation intensive de la forêt primaire par des charbonniers en provenance de villages avoisinants. Le maire d’Antsahampano et six autres maires des Communes membres de l’ACPU D/S ont alors sollicité l’appui du SATI pour une première campagne de reboisement aux alentours de Beantely.

Pourquoi avez-vous choisi l’eucalyptus pour reboiser la zone ?

  • La forêt d’eucalyptus sera exploitée par les communautés des alentours pour le charbon et la construction. Comme cette exploitation sera limitée aux zones reboisées les lambeaux de forêt primaires restants pourront s’étendre.

Rencontre-t-on l’eucalyptus dans le couvert forestier originel de la forêt de Beantely? Si non, la nouvelle forêt d’eucalyptus risque-t-elle de modifier le paysage du site?

  • Non l’eucalyptus est une espèce introduite surtout destinée à l’exploitation. On rencontre plutôt par exemple des baobabs ou des pieds de palissandre dans la forêt aux alentours de Beantely. La nouvelle forêt d’eucalyptus ne modifiera pas le paysage du site car les zones de reboisement ont déjà été délimitées.

Nous avons participé à la première activité de reboisement. Qui se charge à présent du suivi des jeunes plants? 

  • En qualité de conseil-animateur en gestion des ressources naturelles du SATI de l’ACPU D/S, je serai chargé du suivi des jeunes plants.

D’après-vous, comment est-ce que ce reboisement contribue à mettre en valeur les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S?

  • Le reboisement fournit à la population une source de bois d’énergie et de construction. Nous espérons que cette action empêchera les populations de toucher à la forêt primaire restante. Si vous voulez conserver une zone sensible victime de surexploitation alors qu’elle constitue une source de revenus pour la population riveraine, vous risqueriez des conflits. Il faut pouvoir offrir une alternative pour en améliorer la gestion.

Savez-vous si les pieds d’eucalyptus plantés auront un impact sur les espèces autochtones des environs? Sur la qualité du sol?

  • L’eucalyptus risque d’avoir un impact sur la qualité du sol puisque c’est une espèce qui absorbe beaucoup d’eau. Toutefois nous n’avons pas effectué d’études précises à ce sujet. Les eucalyptus plantés n’affecteront pas les espèces autochtones aux alentours puisque les zones de reboisement sont limitées et délimitées.

L’ACPU D/S prévoit-elle d’autres activités de reboisement cette année ?

  • Cette première campagne officielle de reboisement de l’ACPU D/S est une action parmi d’autres pour limiter les effets de l’impact anthropique sur la forêt de Beantely et pour permettre à la population de continuer ses activités sans nuire à l’environnement. Nous envisageons en 2015 de proposer au conseil de l’ACPU D/S le reboisement d’une mangrove dans une zone littorale de son territoire.

« Créée en mars 2008, l’ACPU D/S regroupe sept communes membres : la Commune Urbaine de Diego Suarez et les Communes Rurales d’Antanamitarana, de Sakaramy, de Joffre Ville, d’Antsahampano, de Mangaoka et d’Andranovondronina. Les objectifs de cette intercommunalité sont de garantir un développement harmonieux et équitable du territoire, de permettre aux communes d’offrir des services publics de qualité et d’être de véritables maîtres d’ouvrages pour la gestion et le développement de leurs territoires respectifs. » Contact et information : Aly Ramasilahy ABOUDOU cagrnacpuds@gmail.com

Appel à projets : Programme d’Appui aux Initiatives de Jeunes

Dans le cadre de la coopération décentralisée avec la région Diana, le Conseil Général du Finistère France, un collaborateur de l’ONG Azimut, a été choisi comme maître d’œuvre du  Programme d’Appui aux Initiatives de Jeunes (PAIJ). Ce programme initié par la Commune urbaine d’Antsiranana se fera en partenariat avec la direction régionale de la Jeunesse et des loisirs, la direction interrégionale de la Culture et du patrimoine, la direction de l’Alliance française d’Antsiranana et le Conseil communal de la jeunesse de la ville de Diégo Suarez.

L’ONG Azimut, qui se réjouit de cette initiative, adhère à cette approche du développement de la Grande Île qui passe par l’accompagnement des initiatives locales pour améliorer les conditions sociales.

Un appel à projets pour l’année en cours a été lancé lors du grand spectacle « PAIJ, Fety be, 4e édition » samedi le 02 février 2013 qui s’est tenu à l’Alliance française d’Antsiranana.

L’ONG Azimut appuiera  toute association de jeunes qui fera appel à ses services pour préparer un projet qui s’inscrirait dans les thématiques retenues: musique, théâtre, valorisation de la culture, environnement, éducation, lecture et écriture, danse, arts, sports.

L’antenne locale Finistère située au 6, avenue du Général de Gaulle, l’Alliance Française située rue Colbert, la Direction régionale de la Jeunesse et des Loisirs, porte 68 au Bloc administratif, la Direction interrégionale de la Culture et des Patrimoines porte 47, à la Mairie de Diégo-Suarez, Direction des Affaires  socioculturelles et des Sports  tiennent à la disposition des intéressés les formulaires de participation.

Les dossiers doivent être déposés à ces différentes adresses au plus tard le 6 mars prochain.

Accueil de Laurène Laham, stagiaire de l’ONG Azimut

Laurène Laham nous arrive de l’Université de Pierre Mendès (France) où elle est inscrite au DUT Carrières sociales, option animateurs sociaux et socioculturels. Laurène qui s’intéresse à l’animation environnementale participera durant les trois prochains mois à la gestion de l’îlot Suarez situé en mer d’Émeraude. Elle travaillera en collaboration à la fois avec l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez, le Conseil Général du Finistère et la commune rurale d’Andranovondronina. Laurène se préoccupera de trouver une solution à la gestion des déchets sur l’ilot Suarez avec la participation des guides-pêcheurs, des masseuses et des agents d’entretien et d’accueil.

La directrice de l’ORTDS, Eudoxie Beanjara, nous parle des actions menées jusqu’ici à ce propos :

« Nous avons tout d’abord organisé une campagne de collecte des déchets au mois de novembre 2012 avec la participation des guides-pêcheurs auxquels on a remis des sacs à ordures. Nous avons par la suite construit un bac à ordures en ciment muni d’un couvercle destiné à brûler les déchets dont on n’a pas utilité. Le reste des déchets (boîtes de conserve, coquilles de noix de coco,…) devraient idéalement être remis à des associations d’artisans qui pourraient les valoriser. Cette piste reste à suivre. Une période de sensibilisation au tri des déchets a été organisée auprès des guides-pêcheurs et des deux agents de l’îlot Suarez. Certains se refusent à participer, prétextant que  ce n’est pas leur boulot et qu’ils ne sont pas payés pour faire ça. »

Laurène devra mettre à profit ses talents d’animatrice pour rallier les guides-pêcheurs et les différents agents autour d’une gestion responsable et durable des déchets de l’îlot Suarez, un atout touristique de la région de Diego Suarez et dont la fréquentation ne cesse de croître.

Réunion de fin de stage pour Claire Michelet et Simon Fournier

Claire Michelet et Simon Fournier, stagiaires chez Azimut, se sont mérité les félicitations des partenaires impliqués dans le projet de mise en place de la gestion communautaire des îlots de la mer d’Émeraude. Ces derniers ont insisté sur l’excellente qualité du travail accompli, preuve de leur implication remarquée dans le milieu.

Les deux stagiaires venaient de leur présenter les résultats des travaux qu’ils ont menés durant leur 5 mois de stage à Diego Suarez. La présentation a eu lieu dans le bureau de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) en présence de l’Adjoint au Maire de la commune d’Andranovondronina, de Nina Adélaide Bory, responsable du volet écoutourisme pour le Conseil Général du Finistère, et des représentants de l’ORTDS. Se trouvaient également sur place un représentant des pêcheurs du village de Ramena et un guide-pêcheur formé par Claire.

Récompensés par des applaudissements et de multiples remerciements, Claire et Simon repartent heureux, le cœur léger et satisfaits d’avoir pu contribuer à l’avancée du développement écotouristique de la région de Diego Suarez.

Un grand merci à vous deux. Vous allez nous manquer!