Appel à propositions : 1er Congrès mondial sur les baleines à bosses à Sainte-Marie

Le premier congrès Congrès mondial sur les baleines à bosses connu aussi sous sa dénomination anglaise Humpback Whale World Congress (HWWC 2015) se tiendra à l’île Sainte-Marie du 29 juin au 3 juillet 2015, durant le Festival annuel des baleines. La tenue de ce congrès est due à l’initiative de l’association Cetamada, appuyée par l’Université d’Antananarivo et le comité organisateur du Festival des baleines à Sainte-Marie. L’objectif de ce congrès mondial est d’appuyer les études scientifiques à propos de ces baleines et de soutenir les efforts de conservation les concernant. Ce sera l’occasion pour de nombreux chercheurs et organismes de former des partenariats et d’échanger des compétences.

Voici les cinq thématiques qui seront abordées :

  1. Recherche théorique : Anatomie, biologie, écologie, éthologie, sciences de l’ingénieur, économie, gestion, histoire, chasse ;
  2. Recherche appliquée : Méthodes de recherche, protocoles de collecte et de stockage des données, outils et logiciels d’aide à l’analyse ;
  3. Programmes de collaboration régionale : Ateliers permettant les échanges de connaissances, de pratiques, et de partages ;
  4. Gestion, conservation et mise en place de politique de développement durable : Mesures préventives, création et gestion d’aires marines protégées, mesures de contrôle des impacts des activités humaines, rôle de la science participative ; et
  5. Économie et implication sociales : Activités économiques directes et indirectes au niveau des communautés locales.

Appel à résumé scientifique

Nous invitons les personnes intéressées à participer au HWWC 2015 de faire parvenir avant le 15 mars 2015 leur résumé scientifique à l’adresse suivante info@hwwc2015.org.

Pour télécharger les directives complètes cliquez ICI. Adresser les demandes de renseignements complémentaires à info@hwwc2015.org.

On peut suivre le HCCW 2015 sur sa page Facebook ou sur le site de l’événement http://hwwc2015.org.

Azimut est fier d’être partenaire de l’association Cetamada à Diego Suarez.

Un observatoire des mammifères marins

Dans le cadre de sa collaboration avec Cetamada, l’ONG Azimut compte installer un kiosque d’observation du passage des baleines à bosses au Cap Minet, situé à l’entrée de la Baie de Diego Suarez. Les baleines viennent profiter durant l’hiver austral des eaux chaudes de l’océan Indien pour se reproduire et préparer leurs baleineaux au long parcours qui les attend durant leur voyage vers les bassins froids de l’Antarctique.

Gaillord Jaona et Tom Gachet, respectivement animateur environnement et stagiaire Azimut se sont rendus sur le site pour y effectuer une enquête auprès des habitants du phare qui domine le Cap afin de recueillir des informations qui permettront de préciser ce projet.

Voici ce qu’ils nous ont dit au retour:

« L’ancien gardien du phare n’étant malheureusement pas présent, nous avons interrogé son épouse qui, durant de longues années, a été témoin du passage de ces colosses marins. Elle a indiqué qu’ils étaient observables tous les jours depuis le début d’août jusqu’à la fin de septembre.

Elle nous a recommandé d’aménager l’observatoire le long de la côte qui fait dos au phare. Les visiteurs de passage pourraient ainsi profiter, le temps d’un pique-nique, d’une vue splendide sur l’entrée de la deuxième plus grande baie au monde qui aboutit aux eaux turquoises du site touristique de la Mer d’Émeraude et, avec un peu de chance, aux sauts spectaculaires des baleines et de leur progéniture.

Avant d’installer le kiosque, il faudra prendre l’avis des partenaires susceptibles d’adhérer au projet. A cet effet, deux premières réunions ont été organisées. L’une auprès de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) l’autre avec le Missouri Botanical Garden (MBG), gestionnaire de l’aire protégée d’Oronjia qui borde le site du Cap Minet. Ces deux organismes ont fait preuve d’intérêt pour le projet. Ils sont prêts à l’appuyer et à le parrainer. D’autres partenaires potentiels seront contactés. Citons par exemple l’Association Ambre qui s’intéresse à la valorisation des fortifications militaires et des sites historiques de la Baie de Diego Suarez, l’Université Nord d’Antsiranana et la région Diana qui appuie le projet de développement de la Baie de Diego.

Un des obstacles à l’installation du kiosque est le fait que l’emplacement qui serait idéal pour le kiosque appartient aux militaires, une zone qui reste exclue de l’aire protégée d’Oronjia. Ces derniers s’y adonnent à des entrainements de tirs d’artillerie. Il faudra donc nécessairement obtenir l’aval des militaires. Comme ils perçoivent un péage auprès des visiteurs qui empruntent la route qui mène au Cap Minet, ils pourraient ne pas s’opposer au projet. Mais ça reste à voir. Une réunion est prévue avec les autorités militaires à ce sujet. »

Campagne Cetamada « Mieux connaître pour mieux protéger »

L’association Cetamada mène à l’année longue animations et activités de sensibilisation dans les villages et les écoles de l’île Sainte-Marie. Elle recourt à des présentations orales et à la diffusion de documentaires sur les mammifères marins.

Comme l’association Cetamada a voulu que d’autres établissements scolaires des zones côtières de Madagascar puissent profiter de ces initiatives, elle a initié le projet «Mieux connaître pour mieux protéger». C’est dans ce but que l’ONG Azimut, antenne de Cetamada dans le nord de la Grande Île depuis 2011, a assuré au cours d’octobre 2012 la distribution dans une trentaine d’écoles primaires de la zone de Diego Suarez des outils pédagogiques (posters, dvd, coloriage) d’éducation et de sensibilisation aux mammifères marins.

Ce projet, financé par l’Ambassade de Suisse à Madagascar, vise à informer enseignants et élèves sur le patrimoine marin de Madagascar et à les sensibiliser aux menaces qui pèsent sur les mammifères marins.

L’ONG Azimut en visite chez Cetamada, Sainte-Marie

Pour rendre compte des activités 2011/2012 de l’ONG Azimut comme représentante de l’association Cetamada dans l’extrême nord de Madagascar, la directrice d’Azimut s’est rendue à l’île Sainte-Marie, siège de Cetamada.

07 juin 2011 : Organisation de la conférence « Des baleines et des hommes » à l’Université d’Antsiranana

01 octobre 2011 : Observations d’une baleine franche et de son baleineau dans la baie de Diego Suarez

Mai à juin 2012 : Montage dans l’extrême nord de Madagascar du réseau échouages des mammifères marins (kit-échouages et procédures)

25 juillet 2012 : Formation à l’emploi du kit-échouages

La directrice de l’ONG Azimut a présenté son rapport d’activités le samedi 18 août aux membres de Cetamada, aux scientifiques et aux écovolontaires présents à l’hôtel Libertalia dans le cadre d’une soirée dinatoire organisée pour l’occasion.

Un grand merci à toute l’équipe de Cetamada pour cette belle soirée!

Progrès dans l’établissement du réseau échouage des mammifères marins

Monsieur Jaomanana, directeur du parc marin de Nosy Hara, a bien voulu consentir à ce que Julie Galia et Janfary, respectivement stagiaire et agent de liaison chez l’ONG Azimut, se rendent dans le village d’Ampasindava où se trouvent le bureau d’accueil et le gîte-étape du parc marin. Il s’agissait pour eux de présenter à des membres du personnel de Madagascar National Parks, responsables de la gestion du parc marin, le projet de mise en place du réseau échouage national de mammifères marins dans la région de Diego Suarez et d’obtenir leur accord pour son implantation dans leur région. Parmi ceux-ci, on retrouvait Monsieur Firmin, le responsable scientifique du parc marin, Monsieur Clovis, le responsable du secteur d’Ampasindava, Monsieur Joël, le responsable du secteur nord et Théo le gardien du bureau d’accueil. Plus tard dans la journée Julie et Janfary ont fait une rencontre fort agréable avec Monsieur Fabrice le chef du Fokontany du village d’Ampasindava.

L’équipe de l’ONG Azimut a également rencontré Monsieur Nordine, maire de la commune de Mangaoko qui regroupe les villages du parc marin. La randonnée de 7 km entre Ampasindava et Mangaoko se déroule dans des paysages d’une rare beauté. Une visite au marché local qui se tient chaque jeudi a précédé la rencontre avec le maire Nordine. Ce dernier s’est montré fort intéressé par le projet de Cetamada et il a remis à l’équipe Azimut une lettre officielle autorisant Azimut à intervenir à ce propos dans les villages de la commune de Mangaoko.

De retour à Ampasindava avec un carnet de commandes bien rempli, Julie et Janfary ont profité de la quiétude des lieux en sirotant un soda dans la gargotte du village où ils ont grignoté des beignets aux épices achetés à une villageoise. Leur périple de trois jours s’est terminé autour d’une natte avec la famille d’un pêcheur en mangeant du poisson frais pêché le matin même.

Un grand merci aux officiels, aux notables et aux villageois rencontrés pour la chaleur de leur accueil.

La première formation concernant l’implantation du réseau Cetamada devrait avoir lieu d’ici le 24 ou 25 août 2012. Restez branchez!

Cetamada: Montage du réseau échouage des mammifères marins

Julie Galia, étudiante en Master 1 en Sciences pour l’environnement de l’Université de la Rochelle, vient de se joindre à l’équipe Azimut. Durant son stage d’une durée de 3 mois, Julie entamera la mise en place du réseau échouage des mammifères marins dans le nord de Madagascar.

Ce stage a été élaboré en partenariat avec l’association Cetamada dont la biologiste Maria Alejandra Faría était de passage à l’ONG Azimut le 16 et 17 mai dernier.

Laissons parler Julie:

« C’est en collaboration avec Maria, biologiste chez Cetamada et avec Maryse, directrice de l’ONG Azimut, que le mandat de mon stage a été élaboré.

Il s’agira pour moi de populariser le réseau échouage dans la région de Diego Suarez de façon à ce que les informations concernant les observations de mammifères marins et en particulier leurs échouages soient enregistrées de façon adéquate.

Nous avons échangé de nombreuses idées à propos des deux approches suivantes : celle à adopter en brousse et celle à adopter en milieu urbain. En ville on sensibilisera différents acteurs (vétérinaires, hôteliers et commerçants en bord de mer,…) avec des supports électroniques lors de séances organisées. En brousse il s’agira d’une approche qui visera les instituteurs dans les villages et qui recourra à la radio ou aux arts du spectacle là où l’électricité n’est pas accessible.

Ces approches restent toutefois à valider par la visite des lieux et par des rencontres avec les personnes à sensibiliser.

Maria a profité de cette rencontre pour m’initier à l’utilisation du kit d’intervention de Cetamada sur les mammifères marins en cas d’échouage. Il me reste à le compléter et à en rendre l’utilisation plus accessible à des utilisateurs qui n’auront pour la plupart jamais eu à intervenir ou à effectuer des prélèvements sur un animal échoué.

En résumé le défi qu’on m’a lancé pour mes 3 mois de stage sera de définir puis de populariser les mesures d’intervention en cas d’échouage en fonction des ressources disponibles sur place et de former les différents intervenants.

La journée s’est terminée par une présentation du réseau en ligne Cetanet, seul réseau regroupant les données d’observations de mammifères marins dans l’Océan Indien. Tout ça dans la bonne humeur !

Merci Maria et à très bientôt j’espère! »

Cetamada en visite chez l’ONG Azimut

Les activités de Cetamada ont repris bon train à Diego Suarez avec le passage de Maria Alejandra Faria, biologiste au siège de Cetamada situé dans l’île Sainte-Marie. Cetamada est un organisme dont l’objectif est la conservation et la protection des mammifères marins à Madagascar, basée sur le développement d’un écotourisme responsable.

Azimut, antenne de Cetamada pour le nord de la Grande Île, a mis à profit le passage de Madame Faría pour organiser une rencontre dans ses locaux le 16 mai 2012. C’y sont réunis amis, partenaires, stagiaires Azimut et autres intéressés. Étaient présents Philippe Baratier du Suarez Hôtel et Nicolas Martin du Babaomby Lodge qui gère un centre de kite-surf et de windsurf aux abords de la mer d’Emeraude. L’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez y était représenté par Juldas Milatianjary.

En matinée, Madame Faría a fait une présentation générale de Cetamada, de ses activités, de son plan d’action. Des courts métrages ont été projetés et les participants ont assisté à un débat sur la mise en place d’activités de sensibilisation auprès des touristes qui séjournent dans les hôtels de la région de Diego Suarez.

L’après-midi a été consacrée à l’apprentissage d’un nouveau concept : comment établir une carte mentale (carte heuristique ou mind map). Il s’agit d’une représentation arborescente de données qui sert d’outil de base pour de nombreuses applications : prise de notes, préparation d’un exposé ou d’un discours, brainstorming, structuration d’un projet, révision et clarification des concepts, identification de mots clés, visualisation et organisation d’idées, aide à l’apprentissage mnémotechnique…

Pour l’ONG Azimut, cet outil constituera un élément enrichissant dans ses activités participatives d’éducation et de sensibilisation aux mammifères marins auprès de communautés locales. En effet cette méthode, qui requiert peu de matériel, permet en brousse l’apprentissage de notions de façon dynamique même en l’absence de projecteurs (manque d’électricité) et où l’accès aux ressources aussi simples que le papier, les stylos et les tableaux est bien souvent réservé aux seules écoles. En fait, une plage de sable comme feuille de papier et un simple bâton de bois comme stylo suffisent pour dresser le plan d’une carte mentale.

Un grand merci à Madame Faría et à Cetamada pour leur bonnes idées et leur constant soutien!

3e table ronde – Groupe des ONG « Milieu Marin » à Madagascar

La troisième table ronde des ONG travaillant sur le milieu marin à Madagascar (Marine NGO Group) s’est tenue le 21 octobre 2011. C’est au réputé Café de la Gare de Soarano à Antananarivo, la capitale de Madagascar, que se sont réunis les représentants du WWF, du Wildlife Conservation Society, du Réseau de la Biodiversité à Madagascar (REBIOMA), de l’ONG Blue Ventures de Tuléar, de l’ONG Fanamby, de Conservation International et enfin de Cétamada, l’organisation hôte de cette troisième rencontre. Les rencontres précédentes organisées la première par le WWF et la deuxième par le WCS datent du 14 janvier et du 4 mai 2011.

Ces réunions informelles, initiés par Blue Ventures, ont pour objectif (1) le renforcement de la communication et le partage d’informations et d’expériences entre les différentes ONG travaillant dans le domaine marin ; (2) le renforcement de la coordination des activités ; (3) l’amélioration de la capacité de plaidoyer ; (4) la minimisation de la duplication des efforts.

Invitée, Azimut était cette fois de la partie ! À l’ordre du jour : la présentation de l’ONG Azimut, un résumé trimestriel des activités des ONG présentes à la réunion, une révision de la « matrix of the new fisheries law » suivi d’un débat sur les recommandations des ONG à propos de la loi sur la pêche à Madagascar. La réunion s’est terminée par un aperçu des ONG malgaches qui seraient représentées à la conférence WIOMSA qui se tiendra à Mombasa (Kenya) durant la semaine du 24 octobre 2011.

Cette invitation constitue un pas en avant pour Azimut qui espère pouvoir participer aux prochaines rencontres et développer d’utiles partenariats à Madagascar.

ONG Azimut, antenne Cétamada à Diego Suarez

L’ONG Azimut devient l’antenne de Cétamada à Diego Suarez. Les activités de l’antenne auront lieu dans le centre de documentation et de partage d’idées d’Azimut qui ouvrira ses portes au début de l’année 2012.

Dans ce centre, Azimut maintiendra à jour documents et outils de recherche pour les études environnementales, le développement durable, le tourisme vert et les initiatives en faveur de la santé. Il s’agira d’un lieu de rencontres, de réflexion et d’échanges où chacun des adhérents pourra parfaire ses connaissances et accroître ses compétences.

Divers modes de documentation (Internet, vidéothèque, bibliothèque…) permettront des recherches dans les différents domaines d’intervention d’Azimut et de ses partenaires et de se mettre au courant des avancées dans ces domaines.

Observation d’une Baleine franche australe dans la Baie de Diego Suarez

Dans la matinée du 29 septembre 2011, Azimut a reçu un appel d’un résident du petit village d’Ankoriky qui borde la baie des Français : une baleine de plus de 15 mètres était en vue. Dès le lendemain, vers 5 heures du matin, une équipe composée de Philippe Barratier (Suarez Hôtel), de l’équipe de Nord Évasion Madagascar (opérateur touristique) et de deux membres de l’ONG Azimut s’est aventurée à sa rencontre. Surprise ! Il s’agissait d’une baleine franche australe accompagnée de son baleineau que l’équipe a pu observer à quelques centaines de mètres de la mangrove, entre Nosy Lonjo (Pain de Sucre) et la côte.

Philippe Barratier et la directrice de l’ONG Azimut, membres tous deux de l’Association Cétamada ont encadré l’approche en bateau pour l’observation de la baleine, suivant le code de bonne conduite prescrite par Cétamada. La consigne : ne pas s’approcher, moteur en marche, à moins de 200 mètres de la mère et de son petit et ne pas poursuivre l’observation plus de 30 minutes pour ne pas déranger le duo indûment. En effet, la période d’allaitement est délicate : la baleine protège son baleineau et le prépare à leur longue migration vers les mers froides du sud de l’Antarctique.

La baleine franche australe vit uniquement dans l’hémisphère sud et est de passage dans les eaux chaudes de Madagascar durant quelques mois. Elle y met bas dans des eaux peu profondes. Contrairement à ses cousines de l’hémisphère nord, la baleine franche n’est pas une espèce « en danger » (classification UICN).

Nos observations constituaient une première pour la baie de Diego Suarez. Des points GPS et des photos d’identification ont été ajoutées à la base de données de Cétamada.

L’ONG Azimut, qui est l’antenne de Cétamada à Diego Suarez, s’occupera du recensement des passages de baleines sur les côtes du nord et de la mise en effet du code de bonne conduite chez les opérateurs touristiques qui souhaiteraient s’aventurer en mer pour l’observation baleinière.