Une équipe du tonnerre à Azimut !

Élise Lortie, Stephano Boudi et Tertius Rodriguez Belalahy feront équipe de mars à juin 2017 pour mettre sur pied trois outils visant l’engagement des jeunes de la commune urbaine de Diego Suarez dans la protection et la restauration de l’environnement urbain. Ces outils mettront en relation les jeunes avec les leaders environnementaux et socio-culturels qui joueront le rôle de personnes ressources afin d’épauler les jeunes dans la réalisation de leurs activités.blog - 07 avril 2017

Voici une présentation de l’équipe.

  • Élise Lortie

D’origine québécoise, Élise Lortie a déjà voyagé dans plus de 20 pays surtout en Asie du sud-est et en Amérique latine. Elle privilégie les voyages de type routard, voyageant avec son sac à dos, priorisant les moyens de transport locaux afin de s’immerger de la culture locale au maximum. Elle adore aller là où elle peut se délecter des plats cuisinés dans les gargotes de rue. Sa passion pour les voyages et la découverte de nouvelles cultures et sa sensibilité pour les questions environnementales l’ont amené à Madagascar où elle s’est jointe à l’équipe de l’ONG Azimut en février 2017. Son stage chez Azimut lui permettra de compléter sa maîtrise en gestion du développement international et de l’action humanitaire à l’Université Laval (Canada). Elle espère à terme se trouver un emploi où elle pourra mettre à profit ses compétences en gestion de projets. Toujours de bonne humeur, c’est un plaisir de partager un moment avec Élise autour d’un verre ou d’une partie de jeu de société.

  • Stephano Boudi

Stephano est un jeune homme qui sait se tenir occupé ! Impliqué dans trois associations de Diego Suarez (DS Velively, FI.MPI.MA et les Scouts), il poursuit deux cursus universitaires à l’Université d’Antsiranana : un premier en physique-chimie et un second en gestion informatique. Son rêve serait d’obtenir un poste d’ingénieur informatique pour l’État malagasy tout en continuant de vivre ses passions : la musique et l’animation. En effet, connu pour ses qualités d’animateur, il adore travailler avec les jeunes tout en leur transmettant sa passion pour la musique. Son expérience associative et son réseau riche en contact font de Stephano un atout important pour notre équipe. Plein d’humour, il capte bien l’esprit des jeunes et possède une bonne compréhension des dynamiques qui les touchent au sein de la commune urbaine de Diego Suarez. Son stage à Azimut constitue sa première expérience dans le domaine professionnel.

  • Tertius Rodriguez Belalahy

Rodriguez est un étudiant sérieux et investi dans sa quête d’en apprendre toujours plus sur l’environnement et la biologie des êtres vivants de Madagascar, en vue d’obtenir son doctorat. Enthousiaste à l’idée d’effectuer de nombreux voyages, il espère poursuivre ses études de 3e cycle à l’étranger. Pour l’instant, il poursuit son Master en science de la nature et de l’environnement à l’Université d’Antsiranana. Rodriguez a de nombreuses expériences professionnelles et scientifiques dans son carquois en milieu rural et dans les aires protégées de la Région DIANA. Il se passionne pour l’étude des lémuriens, dont de nombreuses espèces sont menacées par la coupe abusive des forêts primaires de la Grande île. Ses années de pratique de l’aïkido lui ont appris rigueur et discipline, deux qualités qu’il met à profit dans les projets qu’il entreprend. Rodriguez possède une excellente connaissance des quartiers de Diego Suarez et les secrets bien gardés de cette ville dynamique.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #072016

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Mise en place et animation d’un club de jeunes pour la protection de l’environnement vers un développement durable, Madagascar

Durée de la mission

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission

Avril ou septembre 2017

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

La Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA (DREMC-DIANA) a fait appel à l’ONG Azimut pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme (Club JPCC) au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS). Cette Direction Régionale poursuit l’objectif d’impliquer et de responsabiliser les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme. Il s’agit de sensibiliser ces derniers au respect de l’environnement dans la perspective du développement durable.

Depuis 2015, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales. La DREMC-DIANA et l’ONG Azimut sont convaincus que l’intervention de jeunes bénévoles dans la restauration et la défense des causes environnementales est un facteur clé dans la formation de futurs citoyens et est indissociable au processus de développement durable.

La mission « Collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme » poursuivra les efforts entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs en cherchant à inclure de jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de leur région. Elle comporte quatre objectifs :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Renforcer l’esprit d’initiative chez les jeunes ;
  • Renforcer les initiatives de la société civile dans la défense de l’environnement de la région DIANA.

L’ÉDUCATION À L’ENVIRONNEMENT VERS UN DÉVELOPPEMENT DURABLE : PASSER DES INTENTIONS AUX ACTES

Dans la mesure où l’éducation au développement et à l’environnement (EEDD) a pour ambition de « faire bouger les choses », les messages doivent dépasser l’aspect purement informatif de protection de la nature pour impliquer les citoyens à agir quotidiennement pour sauvegarder son environnement et en favoriser le développement durable.

LES LIMITES DE L’INSTITUTIONNALISATION DE L’EEDD À MADAGASCAR

L’éducation relative à l’environnement (ErE) a démarré à Madagascar il y a une trentaine d’années sous l’impulsion initiale du WWF. Elle n’a été institutionnalisée en 2002 par l’adoption du Décret N°2002-751 fixant la Politique Nationale d’Éducation Relative à l’Environnement (PERE). En 2013, la PERE a été remplacée par la Politique Nationale de l’Éducation Relative à l’Environnement pour le Développement Durable (PErEDD). Bien que la PErEDD présente une vision et des principes d’action plus clairs que ceux de l’ErE, force est de constater que dans le nord de Madagascar les progrès en matière d’éducation environnementale en milieu scolaire ont été cantonnés au plan théorique, sans déboucher sur des actions concrètes. Les liens entre l’environnement et les questions sociales et économiques sont restés flous. En effet l’impact des nombreux programmes d’éducation environnementale est peu perceptible : la dégradation de l’environnement a atteint une proportion alarmante au cours des dix dernières années.

L’EEDD : UNE QUESTION DE CIVISME

La Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA (DREN-DIANA) souhaite dynamiser de nouvelles initiatives pour appuyer l’enseignement des principes de développement durable. Le Ministère de l’Éducation Nationale (MEN) a annoncé la mise en place en juillet 2016 de Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de 9 établissements scolaires publics de la CUDS. L’objectif de ces clubs sera d’impliquer les élèves dans la mise en œuvre de l’Éducation à la Citoyenneté et au Civisme.

Mais quels sont les liens entre EEDD et citoyenneté et civisme ? La DREMC-DIANA est d’avis que l’éducation au développement et à l’environnement permet à chaque citoyen formé et informé de participer à la prise de décisions, contribuant ainsi à renforcer la démocratie tout en protégeant la qualité de leur milieu de vie.

MISE EN PLACE DU CLUB JPCC : DE NOMBREUX OBSTACLES À SURMONTER

La DREMC-DIANA veut assurer que ce Club soit efficace et pérenne. Mais elle fait face à de nombreux obstacles :

  • Gestion décentralisée complexe : Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez. Depuis la mise en place du Club JPCC, peu d’informations les concernant sont parvenues du MEN. Bien que la DREMC-DIANA est disposée à participer au suivi des clubs mis en place, elle demeure dans le flou par rapport au rôle précis qu’elle doit jouer. Aucun plan d’action n’a été proposé par le Ministère pour la rentrée scolaire et les activités que souhaiteraient mettre en place la DREMC-DIANA demeurent au stade de projets.
  • Participation bénévole des encadreurs délicate : La DREMC-DIANA craint le manque de motivation des encadreurs pour mettre en œuvre les activités qui seraient éventuellement proposées. Les encadreurs ont été désignés par leurs supérieurs sans qu’ils se soient pour la plupart portés volontaires. De plus, les enseignants sont peu motivés à participer aux nouveaux projets sans compensation financière étant donnée leur situation financière précaire.
  • Un système éducatif défavorable : L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une matière de second plan. L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes, ce qui contribue à décrédibiliser son importance. Le programme d’ErE n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache. Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils déjà développés par d’autres acteurs. Chez les enseignants, l’absence de formation initiale et la faiblesse de la formation continue en environnement ne les encouragent pas à encadrer des activités pour les jeunes adhérents au Club JPCC.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, en collaboration avec la Direction Régionale de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA, la personne recrutée devra poursuivre les efforts menés pour collaborer à la mise en place du Club des Jeunes Promoteurs de la Citoyenneté et du Civisme au sein de la Commune Urbaine de Diego Suarez. Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Collecter les informations concernant la mise en place du Club JPCC auprès des acteurs concernés (rôles des différents acteurs, documents constitutifs, organisation, etc.) et proposer des pistes d’action permettant d’assurer son effectivité et sa pérennité au sein des établissements scolaires concernés.
  • Créer un espace de dialogue avec les personnes responsables du Club JPCC dans deux collèges d’enseignement général afin d’augmenter leur motivation à participer bénévolement à l’encadrement de ce club.
  • Relever les idées des jeunes collégiens adhérents au Club JPCC sur les activités qu’ils souhaitent entreprendre.
  • Appuyer la DREMC-DIANA au niveau de la CUDS et les encadreurs du Club JPCC à établir un plan d’action approprié et réalisable durant l’année scolaire 2016/2017.
  • Travailler à une bonne cohésion entre les encadreurs et les adhérents du Club.
  • Développer outils et collaboration pour faciliter la mise en œuvre et le suivi des activités retenues.
  • Participer à la réalisation des activités du Club JPCC établies dans le plan d’action.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Stage ou mission de bénévolat de compétences #062016

Termes de référence

Recrutement d’un stagiaire ou d’un bénévole

Développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes malgaches dans la protection de l’environnement

Durée de la mission / stage

3 à 4 mois plein temps

Lieu d’affectation

Diego Suarez, Madagascar

Début souhaité de la mission / stage

Dès que possible

Acceptation des candidatures

Toute l’année (Attention: Les candidatures reçues en premier seront traitées en priorité)

Téléchargez la fiche de poste

Contexte et justification

PROMOTION DU BÉNÉVOLAT MALGACHE POUR PROTÉGER L’ENVIRONNEMENT : LA SOLUTION ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et aux personnes bénévoles. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés que rencontre l’Association des Communes du Pôle Urbain de Diego Suarez (ACPU D/S) dans la gestion des ressources naturelles de son territoire dans le nord de Madagascar ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement, la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) et de nombreux autres acteurs sont convaincus qu’associer des jeunes bénévoles dans la restauration et la défense de l’environnement est un facteur clé de formation et d’apprentissage pour de futurs citoyens conscients et responsables.

DES AVIS MITIGÉS SUR LE BÉNÉVOLAT : OBSTACLES À SURMONTER

  1. Une vision négative

Pour un bon nombre de jeunes, tout travail mérite un revenu. Le bénévolat est donc considéré par ces derniers comme une perte de temps. Démystifier le caractère négatif que lui attribue la société au nord de Madagascar n’est pas tâche facile. Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie « travailler inutilement » illustre le manque de reconnaissance d’une bonne part de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels adhérents à ce type d’intervention. À cela s’ajoute l’absence d’un cadre légal qui assurerait le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la CUDS. De nombreux jeunes bénévoles auraient vécu de mauvaises expériences en apportant leur aide gratuitement à des projets mal encadrés et aux objectifs flous. Ainsi, déçus par une première expérience de bénévolat, certains ne souhaitent plus s’engager.

  1. Des contraintes financières

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter temps et compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière.

  1. Des avantages incontestables

Le taux de chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates pour les exigences des employeurs arrivent chaque année sur le marché du travail.

Les adeptes du bénévolat ont compris que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent lors de l’embauche. Le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et de démontrer qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Une démarche est à mettre en œuvre pour rehausser la notoriété du bénévolat, en faire ressortir les avantages et favoriser la mise en place d’un cadre légal.

PREMIERS PAS POUR LA PROMOTION DU BÉNÉVOLAT À DIEGO SUAREZ

Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la CUDS afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement et dans l’amélioration des conditions sociales dans la commune urbaine.

L’ONG Azimut a  amorcé une approche de promotion de bénévolat en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources, en constituant un groupe de réflexion à propos de la création d’un modèle de collaboration rassemblant différents acteurs de la société et des jeunes de la CUDS, en créant divers outils d’appui aux jeunes bénévoles, en mettant sur pied un groupe de jeunes bénévoles aux capacités renforcées en leadership, communication, rétroaction, techniques d’approche, en organisant une conférence-débat…

La mission « Développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes à Madagascar » vise à poursuivre les efforts déjà entamés par l’ONG Azimut et ses collaborateurs afin de contribuer à l’inclusion des jeunes citadins de Diego Suarez au processus de développement de la région. Cette mission vise quatre objectifs :

–              Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
–              Développer le civisme chez les jeunes diégolais ;
–              Renforcer l’esprit d’initiative des jeunes ;
–              Appuyer la société civile dans la défense de l’environnement de région DIANA.

Mission

Sous la supervision d’un représentant d’Azimut, la personne recrutée devra collaborer à assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez.  Elle se verra confier les tâches suivantes :

  • Identifier les canaux de communication pour atteindre les jeunes de la CUDS et prévoir une campagne de communication efficace sur les avantages du bénévolat.
  • Tisser des relations approfondies avec les médias, la CUDS et les acteurs intéressés par la possibilité de mieux structurer le développement du bénévolat.
  • Participer à la création d’une image de marque du bénévolat.
  • Développer des supports de communication à diffuser dans des lieux stratégiques de la CUDS.
  • Travailler avec des clubs et des associations de jeunes intéressés à promouvoir le bénévolat lors d’événements ciblés.
  • Multiplier les événements de promotion du bénévolat en tenant compte des préoccupations des jeunes de la CUDS.
  • Établir un plan d’action à moyen terme pour assurer la promotion du bénévolat, le recrutement, la formation, la gestion-rétention et la reconnaissance des bénévoles au sein de la commune de Diego Suarez.

Profil recherché

Aptitudes :

  • Titulaire d’une formation universitaire ou étudiant dans une discipline pertinente au mandat offert
  • Excellente connaissance du français.
  • Savoir s’adapter à un mode de vie différent et à des conditions matérielles difficiles.
  • Maîtriser l’outil informatique et être familier avec les logiciels de la série Microsoft.
  • Démontrer de l’aise dans l’utilisation de logiciels de traitement d’images et de montage vidéo.
  • Être autonome, savoir prendre des initiatives et faire montre d’assurance dans la recherche de solutions.
  • Connaître les techniques du tour de table, de la discussion en panel, du brainstorming, de l’étude de cas, des jeux de rôle.
  • Savoir développer l’esprit de collaboration et faire partager le plaisir de la créativité.
  • Faire preuve d’esprit d’équipe, d’ouverture d’esprit, et d’une grande capacité d’écoute et d’adaptation.
  • Posséder une bonne capacité à travailler sous pression, à respecter des délais, à gérer les priorités.
Expériences précédentes :

  • Expérience souhaitable de travail à l’étranger.
  • Démontrer une expérience en gestion d’équipe, coordination de projets ou renforcement des capacités.
  • Avoir de l’expérience du travail avec les jeunes.
  • Avoir l’expérience du volontariat (ou du bénévolat).

Autres exigences :

  • Être souriant, posséder le sens de l’humour, savoir se rendre populaire.
  • Ne pas craindre le manque occasionnel d’eau courante ou d’électricité, savoir s’adapter aux difficultés fréquentes de communication avec sa famille et ses amis.
  • Jouir d’une bonne santé et être en excellente condition physique.

Contribution et participation

Nous nous appuyons sur la participation et la contribution monétaire des participants pour assurer la pérennisation de nos actions auprès des populations locales. Nous demandons à chacun des participants de prévoir une contribution mensuelle de 650 euros.

La cotisation vous donne accès à…

  • Des repas cuisinés par nos trois charmantes responsables de maison.
  • L’hébergement dans un appartement meublé situé dans le centre-ville de Diego Suarez.
  • Les ressources informationnelles et le matériel nécessaire pour le bon déroulement de votre mission.
  • L’encadrement de votre mission par des responsables formés et compétents.
  • Une caisse permettant de défrayer les frais de communication et de déplacement engagés pour la réalisation de votre mission.
  • Une transparence financière et morale de la part d’Azimut qui publie un rapport annuel.

La cotisation permet de payer…

  • Les salaires des employés et les gratifications des stagiaires locaux.
  • La location des locaux de travail.
  • Les frais de services : eau, électricité, boite postale, Internet, téléphone.
  • Le maintien du site web.
  • L’achat de nouveau matériel nécessaire à la réalisation des missions.
  • L’entretien et le renouvellement du matériel, de l’équipement et des espaces de travail.
  • La participation à des événements nationaux et internationaux.

Le participant doit débourser l’ensemble de ses contributions mensuelles avant son arrivée à Madagascar. Le coût des vols aériens, du visa, de l’équipement personnel, des médicaments et des vaccins est assumé par le participant.

Vous-êtes intéressés ?

Les candidats intéressés sont priés de soumettre le formulaire de candidature, leur curriculum vitae, ainsi qu’une courte lettre de motivation à stages@tous-azimuts.org.

Les bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi

JIJ 2016 - Affiche Comment trouver emploi sans diplomeDésireux d’assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS), un groupe de jeunes bénévoles ont, le 10 août 2016, profité de la Journée Internationale de la Jeunesse, pour animer une conférence-débat. Le titre était accrocheur : « Comment trouver un emploi sans diplôme ? ». L’objectif visé était d’entretenir les jeunes de la CUDS des bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi.

Le chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. Il atteint le taux de 6,4%[1]. Souvent, les qualifications de ces jeunes chômeurs ne satisfont pas les exigences du marché du travail en milieu urbain. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates arrivent chaque année sur le marché du travail[2].

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence animée par Marino Dahy, Landry, Mouna Souleman et Joëlle Dize Dio. Le nombre de participants peut apparaître dérisoire par rapport à tous les jeunes ciblés mais les organisateurs ne s’attendaient pas à autant d’intérêt de la part de ceux qui ont assisté à la conférence. Les quatre responsables de cette initiative s’estiment satisfaits des résultats atteints. Ils remercient l’ONG Azimut et cinq personnes ressources (Todizara Andrianajaina, Rachidy Ali, Eric Botoronono, Francklin Reydellet, Enrico Botoumamou) pour leur appui dans la réalisation de cette première.

Des avis mitigés sur le bénévolat

Au cours de la conférence, un débat « pour ou contre le bénévolat ? » a été organisé. De nombreux partisans du « contre » tenaient mordicus au fait que tout travail mérite un revenu. Suite à de mauvaises expériences bénévoles mal encadrées et aux objectifs flous, d’autres adversaires du bénévolat considéraient qu’il s’agit d’une perte de temps. Découragés par leur première expérience bénévole, certains ne souhaitent plus s’engager.

IMG_1507Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie travailler inutilement, illustre le manque de reconnaissance de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels partisans, alors que leurs bienfaits sont évidents.

Les participants en faveur du bénévolat ont su démontrer que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience, le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent à l’embauche. Selon ces participants, le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et montrer sans avoir à le mentionner qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Un employé de la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports a proposé une solution pour encourager les jeunes à s’engager bénévolement et pour rehausser l’image du bénévolat :il s’agirait de lui donner un cadre légal.

Le bénévolat : un substitut à l’emploi ?

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter son temps et ses compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du travail ou du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière de base.

IMG_1527Les animateurs ont essayé de démystifier le caractère négatif qu’on attribue au bénévolat en expliquant aux jeunes que le bénévolat n’est pas un emploi ni une activité dans laquelle s’engager à temps plein. En effet on peut participer bénévolement pour une journée ou quelques heures à une action ponctuelle de bénévolat. Marino, Mouna, Landry et Joëlle ont également suggéré aux participants de trouver un équilibre entre le bénévolat et leur recherche d’emploi mais aussi de cibler leurs actions bénévoles en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir, de leurs disponibilités et des attentes professionnelles des employeurs auprès desquels ils souhaitent postuler.

Comment trouver un emploi, sans diplôme ?

Des conseils utiles ont été prodigués lors de cette matinée, afin que les jeunes à la recherche d’emploi sachent construire un curriculum vitae fonctionnel, différent d’un simple CV chronologique habituel. Les jeunes présents ont compris qu’ils sont nombreux à posséder le même profil et à chercher à intégrer des postes dont le nombre est limité. Les animateurs les ont encouragés à participer à des expériences associatives ou bénévoles bien ciblées, qui serviront à enrichir leurs expériences. Se démarquer des autres en fait est un atout majeur pour intégrer un secteur d’activité gratifiant ou rémunérateur. Ne pas terminer ses études n’est pas forcément un facteur handicapant. Cette conférence débat était une première, qui promet des suites.

Texte rédigé par Maryse Sahondra PARENT et Cerveau KOTOSON

[1] Région Diana (2015) Schéma Régional de Promotion de l’Emploi de la région Diana, 67pp.

[2] Région Diana (2012) Schéma Régional de Développement Economique de la Région Diana, 105 pp.

blog - 29 août 2016

Billet #2 : stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez !

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Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement au sein de la commune.

Nous avons amorcé notre démarche en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources de la communauté. Ces premiers échanges ont permis de constituer un groupe de réflexion rassemblant différents acteurs de la société de la CUDS. Suite à quoi, une troupe de jeunes bénévoles s’est joint à notre projet.

La finalité de cette démarche est de contribuer à amoindrir les causes sous-jacentes suivantes de l’état préoccupant de l’environnement de la CUDS. Parmi ces causes ont retrouve :

  • La situation politique dont la fragilité perdure, accompagnée d’une perte de confiance dans les autorités ralentit le développement économique.
  • L’accroissement rapide de la population accélère la dégradation et le recours aux ressources primaires.
  • La faiblesse des efforts d’éducation civique et environnementale aux différents échelons de la société.
  • La coordination difficile entre les acteurs sociaux, institutionnels et associatifs.
  • La pénurie de leaders environnementaux et de modèles sur lesquels se fier.

Il ne s’agit pas de se substituer aux programmes d’appui pour les jeunes déjà en place mais plutôt de réfléchir à un modèle différent qui part de nous, citoyens de la Commune.

Joëlle Dio Dize, Astelin Rajoby, Mouna Souleman, Landry Belelahy et Marino Arnaldo Dahy, les cinq stagiaires qui se sont joint à notre équipe, vous présente ci-dessous la mission qu’ils souhaitent remplir au courant des mois de juin et juillet 2016 :

blog - 28 juin 2016 2de3Laissons la voix aux jeunes !

« Nous allons tenter d’associer de jeunes bénévoles comme nous dans la défense des causes citoyennes et environnementales. Pour y arriver nous souhaitons valoriser la voix des jeunes dans la conception de cette initiative citoyenne. Nous avons déjà intégré le groupe de réflexion constitué pour l’instant d’une vingtaine de personnes ressources où nous avons été amenés à enrichir les débats sur le bénévolat et aussi faire entendre les besoins des jeunes. »

Parlons des bienfaits du bénévolat !

« Le bénévolat on n’en parle pas assez ! Pourtant c’est une activité à laquelle participent des milliers de jeunes au sein de la commune urbaine de Diego Suarez par leur engagement dans des structures associatives en tout genre. Nous souhaitons développer une stratégie de communication autour du bénévolat afin de redorer son statut et démontrer les avantages qu’il confère surtout en ce qui concerne l’insertion professionnelle des jeunes.

Mesdames et messieurs responsables des médias, si vous êtes sensibles à notre cause on vous lance un appel pour nous aider à intensifier cette stratégie! »

blog - 28 juin 2016 3de3Développons des outils pour les jeunes, par les jeunes !

« L’une des tâches de notre mission consiste à développer une série d’outils qui vont permettre de faciliter la prise de contact entre les différents acteurs et simplifier l’organisation des activités par les associations et clubs de jeunes. Il s’agit d’une série de portfolios qu’on aimerait diffuser tous les ans, en plusieurs centaines d’exemplaires, soit en ligne, soit dans les différents bureaux de la ville, soit directement auprès des associations et clubs de jeunes. Nous souhaitons que ces outils se retrouvent partout! Nous espérons à terme contribuer à harmoniser et multiplier les actions bénévoles pour la protection de l’environnement au sein de la commune.

Les défis sont nombreux et nous nous sommes déjà penchés sur la question suivante avec Monsieur Francklin Reydellet, Animateur de la CUDS : Comment assurer la pérennité de la mise à jour de ces portfolios ? Nous vous en dirons plus à ce sujet au courant de nos prochains billets Stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez! »

Billet #1 : stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez !

La famille Azimut s’agrandit ! Cinq jeunes stagiaires bénévoles de la Commune Urbaine de Diego Suarez ont rejoint Azimut pour essayer de mettre en place un service citoyen d’orientation et de formation de jeunes bénévoles investis dans la protection de l’environnement.

Nous vous invitons à nous suivre au courant des deux prochains mois, pour apprendre à nous connaître, pour suivre nos activités, pour échanger avec nous et éventuellement pour vous rallier à notre cause !

Maintenant que l’invitation est lancée, commençons par le commencement : les présentations. Pour innover nous vous présentons nos pensées, illustrées par des photos, sur ce à quoi nous aimerions que notre groupe ressemble au terme de ces deux mois de collaboration.

Marino ARNALDO DAHY, stagiaire bénévole

Les fourmis représentent notre groupe car elles ne font pas de distinction entre nos provenances et compétences. Rien de tout cela n’est important. Nous sommes tous utiles à la tâche que l’on doit accomplir. Si nous arrivons à combiner nos forces, ensemble nous serons forts et nous parviendrons à atteindre notre objectif. Enfin il est important d’écouter les autres sans quoi on ne saura pas partager.

blog - 24 juin 2016 4de10

Enrico BOTOUMAMOU, Agent de développement socio-environnemental Azimut

Lorsque je regarde l’horloge murale, je me dis que le temps passe vite en deux mois. Toutefois, j’espère que le temps que nous allons passer ensemble et les expériences que nous aurons vécues auront un effet positif dans votre vie et nous apporteront autant de joie que les enfants de cette photo.

J’aimerai qu’au terme de nos deux mois de collaboration notre groupe ressemble à l’effet « boule de neige » c’est-à-dire que ce que l’on aura créé ensemble dans la bonne humeur s’éparpille ailleurs dans les milieux où nous évoluerons.

blog - 24 juin 2016 1de10Camille MONDON, bénévole

La plume représente l’histoire que l’on s’apprête à écrire tous ensemble. J’aimerai qu’au terme de nos deux mois d’entraide et de collaboration notre groupe ai réussi à atteindre son but commun, représenté dans la deuxième photo par le baobab, symbole de puissance, de force, de robustesse !

J’achève mon séjour à Madagascar d’ici quelques jours et au terme de ma mission je me sens un peu comme la personne qui souffle sur ce pissenlit. J’espère qu’avec ce que j’aurai réussi à transmettre au groupe, vous saurez voler de vos propres ailes et ferez germer de nouvelles réflexions.

blog - 24 juin 2016 9de10Landry BELELAHY, stagiaire bénévole

J’aimerai que les membres de notre groupe soient aptes à travailler ensemble à la réalisation de notre mission, tout comme ces deux hommes sur la photo qui collaborent pour creuser un canal. Les graines qui sont dans le creux de la main de la jeune fille constituent le fruit de notre travail et la main qui les tend, notre capacité à pouvoir le partager aux autres. blog - 24 juin 2016 3de10

Mouna SOULIMAN, stagiaire bénévole

J’aimerai que les membres de notre groupe aiment, prennent plaisir et s’épanouissent dans ce qu’on va réaliser ensemble, tout comme cet homme qui a l’air heureux en faisant son travail. La deuxième photo montre que nous devons suivre le trajet et la trace de nos encadreurs en tant que stagiaire bénévole.blog - 24 juin 2016 5de10

Astelin RAJOBY, stagiaire bénévole

Au cours de nos deux mois de collaboration, je souhaite que notre groupe soit soudé et que nous soyons solidaires. Ce sont les conditions nécessaires pour que nous puissions atteindre notre objectif.blog - 24 juin 2016 6de10

Joëlle DIO DIZE, stagiaire bénévole

Je souhaite qu’on parvienne à utiliser toutes les ressources à notre disposition. D’abord on prendra ce qu’il y a de meilleur. Puis, avec le reste, on pourra quand même construire quelque chose au terme de nos deux mois de travail en groupe.blog - 24 juin 2016 7de10

Maryse Sahondra PARENT, Directrice Azimut

Le cyclone et la grosse vague représentent deux forces de la nature. Je ne veux pas qu’on les considère pour leur caractère destructeur et imprévisible mais plutôt pour leur puissance souvent insoupçonnée et à l’impact considérable. Mon souhait au terme de nos deux mois de collaboration ? Que nous soyons aussi forts que le cyclone et la vague et que suite à notre passage il engendre le renouveau.blog - 24 juin 2016 2de10

Karel LOPES, stagiaire bénévole

J’aimerai qu’il y ait quelque chose qui nous uni au-delà des différences sans modifier l’unicité que l’on a. Je souhaite que nous sachions respecter les différences. La communication est importante dans ce processus et c’est une valeur que je souhaite qu’on porte en tant que groupe.

On peut considérer que nous sommes aujourd’hui des chenilles et que pendant deux mois nous allons nous mettre dans notre cocon pour enfin devenir des papillons en espérant que les battements de nos ailes, nous permettront d’avoir des impacts au-delà de ce que nous pouvions espérer.blog - 24 juin 2016 8de10

Débat public: Comment motiver les jeunes d’Antsiranana à participer aux activités qu’on leur propose ?

blog - 25 avril 2016Les jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez ont été invités à participer à un débat sur la thématique de l’action bénévole le samedi 26 mars 2016 au café Antirouille de l’Alliance Française de Diego Suarez.

Les organisateurs? L’Association des Jeunes Honnêtes et Intègres et l’Association des Journalistes Professionnels d’Antsiranana (AJPRO).

Les participants  ont échangé  avis et opinions sur la question suivante : Comment motiver les jeunes à participer aux activités qu’on leur propose ?

Voici un résumé des échanges :

RACHIDY Ahamada Ali – Directeur Exécutif à la Maison d’Arnaud :

« Beaucoup d’associations créées, rien de concret réalisé.

«Quand j’étais plus jeune j’ai adhéré à des mouvements associatifs qui menaient des actions qui m’ont interpellé et impressionnée.

Suite à une sensibilisation sur l’engagement bénévole on m’avait dit qu’en adhérant à une association de mon choix j’aurais des avantages en retour de mon implication. Je me ferais de nouvelles relations, j’aurais des responsabilités et des opportunités de voyager. Ce sont des avantages que je n’ai pas compris sur le coup et dont je n’ai pas de suite saisi l’importance.

Avec le temps, je me suis rendu compte que ma participation associative ne correspondait pas à mes attentes ni à celles qu’on m’avait promises. On organisait beaucoup de réunions qui ne menaient pas à grand-chose. Je me posais toujours la même question : pourquoi se réunit-on tous les jours? Puisque je n’ai pas trouvé de réponse à ma question, j’ai quitté le milieu associatif.

J’ai réalisé plus tard que je m’étais trompé! Mon engagement et les retours que j’en aurai ne dépendaient que de ma volonté d’agir.

Ce phénomène de démotivation que je viens de vous décrire affecte à mon avis la mentalité et la motivation des jeunes d’aujourd’hui à participer à toute activité bénévole. Même si on observe de plus en plus de créations d’associations, très peu de choses concrètes sont réalisées. Les associations ne savent pas où aller et comment procéder ».

NOROZARA Évelyne – Présidente fondatrice de l’Association des Jeunes Formateurs Assistants Conseillers Études :

« Changeons notre stratégie de communication avec les jeunes

D’après moi trois choses affectent la motivation des jeunes à participer à toute activité : les jeunes n’ont pas d’outils ou de système d’accompagnement, ils sont démunis et ils font face à trop de magouilles, ce qui les démotive.

Il faut changer notre stratégie de communication avec les jeunes. Les affichages et la publicité ne fonctionnent pas. Il faut aller vers eux et leur parler clairement de la notion d’investissement de temps dans les actions bénévoles».

KOTOSON Cerveau – Responsable des activités culturelles et artistiques de l’Université d’Antsiranana :

« Les jeunes évoluent dans un monde où tout est polémique et tout est politique.

Mon constat est plus global. Ce sont les adultes qui ont créé les jeunes et ce sont aussi les adultes qui ont créé l’alcool et les drogues diverses que consomment les jeunes. Bien sûr chaque personne relève de l’inné et de l’acquis. Mais un jeune imite ce qu’il voit. Alors n’oublions pas la part de responsabilité qu’ont les adultes envers nos jeunes et arrêtons de leur faire porter le blâme si on doit trouver un coupable sur le problème de motivation des jeunes à participer à toute activité. Il existe très peu de modèles dans le monde adulte sur lesquels les jeunes peuvent se fier. Les jeunes évoluent dans un monde où tout est polémique et tout est politique.

Le bénévolat intégral existe-t-il vraiment ? Comment un individu peut-il être bénévole s’il peine à remplir sa marmite ? Il faut prévenir les jeunes qu’avant d’obtenir des résultats de leur implication à une action bénévole par exemple il y a un travail à fournir et ils vont souffrir!

REYDELLET Franklin – Animateur Jeunesse de la Commune Urbaine de Diego Suarez :

« Le manque d’infrastructure pour les jeunes n’est qu’une excuse pour ne rien faire.

Le manque d’outils et d’infrastructures pour susciter la motivation des jeunes à participer à toute activité ne sont que des excuses pour ne rien faire! La question qu’il faut se poser c’est : A-t-on la volonté ? Prenez la Maison des Jeunes d’Antsiranana par exemple. Elle a été construite et inaugurée il y a deux ans et on ne remarque aucun changement de motivation chez les jeunes malgré la création de cette nouvelle infrastructure.

En ce qui concerne l’organisation de ce débat : Pourquoi les jeunes ne sont pas venus en grand nombre ? Leur participation va leur apporter quoi ? Si on souhaite organiser un événement pour les jeunes il faut tenir compte de quatre éléments :

  1. Du moment qu’on choisit. Ce sont les vacances de Pâques en ce moment, donc pour un jeune le choix est vite fait entre participer à une réunion sur le bénévolat et faire la fête.
  1. Du canal de communication qu’on emploie. La motivation des jeunes à participer à un événement dépendra de la personne qui va les appeler à participer. La radio et la télé sont aussi des bons moyens de communication.
  1. Du type d’évènement qu’on organise. Le spectacle attire les jeunes. Comme par exemple lorsque nous organisons des sketchs avec la troupe d’Etweky, la salle de l’Alliance Française est pleine à craquer.
  1. Du lieu qu’on utilise. Allons vers les jeunes dans les fokontany.»

Maryse Sahondra PARENT – Directrice générale de l’ONG AZIMUT, membre de l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement Mandresy :

« Vous dites que Diego Suarez est la ville où personne ne sait dire « non ». Vous ajoutez que ce comportement serait lié soit à la mauvaise foi soit à la peur des jeunes à prendre des responsabilités et à s’engager.

Une dame du nom de Vavyhely qui s’intéresse beaucoup à la psychologie de l’enfant m’a un jour raconté ceci : un enfant de 2 ou 3 ans qui commence à parler, s’affirme en disant « non ». « Non, je ne veux pas me brosser les dents! » ou « Non, je ne veux pas manger mes légumes! ». Ce « non » serait une forme verbale banale qu’utilisent les enfants pour se différencier des autres, pour s’affirmer. Or pour la majorité des parents à Diego Suarez, lorsqu’un enfant dit « non » à ses parents on le traite de maditry (vilain). Les enfants grandissent en associant le « non » à un comportement vilain. Lorsque vous me dite que le « oui » qu’on évoque tout le temps poserait un réel problème au développement et au réel engagement des jeunes, je vous croîs!

RANAIVO ARIVELO Mc Gordon – éternel éducateur, fondateur de l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement Mandresy :

« Encouragez les jeunes à aimer la chose dans laquelle vous souhaitez qu’ils s’engagent et ils vous suivront !

La motivation on doit la trouver à l’intérieur de soi. Les personnes qui aiment mâcher le katy par exemple vont dépenser 3 000 MGA quotidiennement. Comment est-ce qu’en période de crise et de misère ces personnes arrivent-elles quand même à trouver l’argent pour se payer un simple plaisir quotidien ? C’est parce qu’ils aiment le katy. Mon conseil : encouragez les jeunes à aimer la chose dans laquelle vous souhaitez qu’ils s’engagent et ils vous suivront !

Ne prenez pas modèle sur des adultes qui vous déçoivent. Résistez à ces primates! Ne soyez plus révolté et réagissez! L’expérience c’est ce qu’il vous reste lorsque vous avez tout oublié! Engagez-vous! N’attendez pas des avantages.

Jeune, c’est un genre, une catégorie sociale. Vous êtes le présent de la société. Vous choisissez à travers l’expérience heureuse et malheureuse des adultes.

Il faut impliquer les responsables de la CISCO et de la Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA dans les débats que vous souhaitez organiser».

Une étudiante de l’Université d’Antsiranana :

« La motivation des jeunes d’aujourd’hui c’est l’appât du gain.

Lorsque j’ai dit à mes camarades et collègues de l’université que j’allais participer au débat d’aujourd’hui, ils m’ont demandé ce que j’allais gagner en échange de ma participation. C’est cela la mentalité des jeunes d’aujourd’hui. Ils ne se focalisent que sur l’argent. Quand on organise un concours ou un évènement on demande toujours ce qu’on a à gagner pour participer. »

PILLAR Nino – bédéiste professionnel et membre fondateur du Club D-Sary à l’Alliance Française de Diego Suarez :

« Je ne suis pas convaincu de votre démarche pour attirer les jeunes.

(En s’adressant aux membres de l’Association Jeunes Intègres et Honnêtes) La thématique que vous avez choisie initialement pour votre débat « Jeunes et Bénévolat: l’argent est-il un atout ou un frein à l’initiative et à la participation citoyenne » n’est d’après moi pas inclusive et n’attira pas les jeunes comme vous l’espérez. Les mots que vous utilisez sont trop abstraits comme « bénévolat »  ou « participation citoyenne ». Si le public visé par vos échanges ce sont les jeunes alors il faudrait revoir tous ensemble votre stratégie de communication. Jusqu’à présent, je ne suis pas encore convaincu. »

Promotion du bénévolat malgache pour la protection de l’environnement : une solution ?

blog - 01 mars 2016 1de3Ambition territoriale : des communes éco-citoyennes

Les effets de la déforestation, du changement climatique, de la pollution, de l’érosion de la biodiversité présentent de sérieux problèmes aux habitants qui vivent sur le territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) dans le nord de Madagascar.

En présence de la pauvreté omniprésente, d’une gouvernance défaillante, d’une démographie galopante, de l’augmentation rapide des besoins en eau et énergie, d’une négligence généralisée envers l’environnement par les populations, les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S font l’objet de pressions environnementales qui ne cessent de croître.

Pour y faire face, l’ACPU D/S s’est dotée fin 2015 d’une stratégie intercommunale de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs est de renforcer le concept d’écocitoyenneté et plus particulièrement auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Cet objectif vise tout d’abord à la mise en place d’une campagne d’information, d’activités de sensibilisation et de séances de formation à la protection de l’environnement. Toutefois à L’ACPU D/S, on est conscient qu’il faut aller au-delà de cette visée. Il faut inciter les jeunes à prendre en compte, au quotidien, des conséquences de leur comportement négligent vis-à-vis leur milieu de vie.

Formation d’éco-citoyens : des obstacles difficiles à surmonter

D’importantes mesures en matière d’éducation environnementale ont été proposées par le gouvernement malgache depuis 1978 qui ont été suivies sur le territoire national par des activités d’éducation environnementale menées par des ONG tant nationales qu’internationales.

À Diego Suarez, les impacts de ces mesures et de ses activités  ont été fort mitigés pour ne pas dire absents. On peut en observer l’effet dans la raréfaction des pluies et de tarissement des eaux causés par le déboisement, par la négligence dans la gestion des ressources naturelles, et par l’augmentation alarmante des pollutions de tous genres. Des facteurs associés au quasi échec de ces mesures et activités dans le secteur éducatif de Diego Suarez ont été identifiés :

Problématique 1 : Une gestion décentralisée complexe

  • Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez ;
  • La faiblesse du financement qui est alloué aux projets locaux mis en place en provoque l’essoufflement ;
  • Le peu d’opportunités d’autofinancement des structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement ;
  • Le manque de synergie entre acteurs sur les activités mises en place si bien qu’elles n’ont pas de portée effective sur la population.

Problématique  2 : Un leadership qui s’essouffle

  • Le manque de leaders et d’animateurs locaux spécialisés dans l’environnement et capable d’encadrer des activités auprès des jeunes ;
  • Les leaders environnementaux en poste sont peu nombreux et surmenés ;
  • Le faible taux de recrutement des structures favorisant la préparation de la relève de leaders environnementaux ;
  • Le manque de modèle de bonne conduite à tous les échelons de la société diégolaise.

Problématique 3 : Un système éducatif défavorable

  • Les progrès en matière d’éducation environnementale ont été limités sur le plan théorique, et sont restés de simples connaissances non mises en pratiques, si bien que les outils développés n’ont pas d’impact sur le comportement des jeunes ;
  • L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes ;
  • Le programme d’éducation relative à l’environnement n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache ;
  • Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils développés ;
  • Les enseignants ont peu d’autorité sur leurs élèves et le règlement intérieur des établissements scolaires n’est pas valorisé ;
  • Le non-respect des critères de recrutement en termes de compétences en éducation à l’environnement des enseignants ;
  • L’absence de formation initiale et le peu de formation continue en environnement pour les enseignants ;
  • Les maigres salaires des enseignants qui influent sur leur motivation à participer aux programmes ou activités sans obtenir une compensation financière en retour de leur implication ;
  • Certaines structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement sont inactives ;
  • L’importante proportion d’enseignants (FRAM) dans la région DIANA qui ne sont pas des fonctionnaires ;
  • L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une sous matière ;
  • Le manque d’enseignants, les classes surchargées et les enseignants surmenés qui engendrent des retards dans le programme d’enseignement.

L’ampleur des problématiques évoquées sont si complexes qu’il est difficile de savoir où donner de la tête.

Partenaires_OEMCPromotion du bénévolat malgache pour l’environnement : une solution ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et à la personne qui se porte bénévole. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, à travers l’Office de l’Éducation de Masse et du Civisme (OEMC), est convaincu, qu’associer les jeunes de façon bénévole dans la restauration et la défense des causes environnementales, est un facteur clé de formation et d’apprentissage des futurs citoyens conscients et responsables et est indissociable au processus de développement. Lors de la première célébration de l’année du volontariat à Madagascar en décembre 2014 un appel a été lancé en direction des différents acteurs du volontariat à Madagascar (organisations de la société civile, ONGs, médias, secteurs privés, Gouvernement) afin d’appuyer la structuration et renforcer l’impact socio-environnemental de la mobilisation volontaire sur le territoire. Bien que différent du bénévolat, l’organisation de cette célébration autour du volontariat malgache marque une volonté de l’état à promouvoir l’implication citoyenne au développement du pays.

blog - 01 mars 2016 3de3Plateforme de coordination d’activités bénévoles pour l’environnement

Azimut et la Direction Régionale de l’Éducation Nationale projettent de développer une plateforme de coordination d’activités bénévoles de jeunes leaders au service de l’environnement. Il s’agit de favoriser la participation de jeunes diégolais au processus de développement de leur région. La plateforme poursuit les cinq objectifs suivants :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Harmoniser et multiplier les activités des jeunes au service de l’environnement ;
  • Consolider l’esprit d’initiative des jeunes ; et
  • Renforcer la société civile pour l’environnement de la région DIANA.

Camille Mondon, qui séjournera chez Azimut de la mi-février au début juillet 2016,  accompagnera la mise en place de cette plateforme. Camille constituera une banque de données informationnelles sur les leaders au service de l’environnement à Diego Suarez.  Il en tirera les modalités de fonctionnement d’un groupe  de bénévoles choisi parmi ces leaders. Elle participera enfin au développement d’activités recrutement et de fidélisation  de ces derniers

Camille, originaire de La Réunion,  est titulaire d’un Master 2 en Génie Urbain et de l’Environnement de l’université de La Réunion. Elle a animé et coordonné des projets associatifs de développement social et de prévention en santé et environnement à la Réunion.

Bienvenue chez Azimut Camille !

Bienvenue chez Azimut Camille !