Stages et missions de bénévolat de compétences à Madagascar 2017

Joignez-vous à notre équipe !

blog-05-octobre-2016-01Vous souhaitez effectuer un stage à l’étranger ? Ou peut-être souhaitez-vous confronter théorie et pratique pour mûrir vos ambitions professionnelles à l’occasion d’une mission de bénévolat de compétences à l’étranger ? Une année sabbatique ou une année de césure s’offre à vous ? Alors pourquoi ne pas en profiter pour valoriser votre CV et mettre vos connaissances à profit tout en travaillant dans un contexte stimulant où exercer de vraies responsabilités ?

L’ONG Azimut propose plusieurs offres de stage et de mission de bénévolat de compétences à Madagascar dans le cadre de ses activités visant à impliquer les citoyens malgaches à agir quotidiennement pour sauvegarder leur environnement et favoriser le développement durable du nord de la Grande Île.

Joignez-vous à notre équipe en 2017 pour participer à un stage ou une mission de bénévolat de compétences en collaboration avec nos partenaires à Diego Suarez.

Pour tous renseignements complémentaires sur notre programme cliquez sur les liens suivants :


Stages et missions à l’étranger 2017

1. Participer à la création d’une image de marque du bénévolat

TDR_developpement_benevolat_02OBJECTIF GÉNÉRAL :

Développer la visibilité et la notoriété du bénévolat dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Tisser des relations approfondies avec les médias, la commune et les autres acteurs à intéresser à la promotion du bénévolat.
  • Établir un plan d’action sur 2 ans pour assurer la promotion du bénévolat, le recrutement, la formation, la gestion-rétention et la reconnaissance des bénévoles au sein de la Commune Urbaine.
  • Élaborer une charte graphique de la marque « bénévole ».
  • Multiplier les événements de promotion du bénévolat en tenant compte des préoccupations des jeunes malgaches.
  • Identifier les canaux de communication pour une campagne de promotion efficace du bénévolat auprès des jeunes de la commune.
  • Développer des supports de communication à diffuser au travers des canaux de communication retenus.
  • Regrouper les clubs et associations de jeunes intéressés à promouvoir le bénévolat lors d’événements ciblés.

2. Collaborer à la dynamisation de la Maison des Jeunes de Diego Suarez, Madagascar

TDR_Maison_des_jeunes_02OBJECTIF GÉNÉRAL

Améliorer la qualité des services d’orientation et de formation des jeunes liés à la protection de l’environnement dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Participer à la résolution des problèmes de fonctionnement de la Maison des Jeunes.
    • Compulser les informations provenant des analyses antérieures et des documents concernant la Maison des Jeunes.
    • Compléter l’analyse des problèmes de fonctionnement des services d’orientation de la Maison des Jeunes par une enquête auprès des jeunes et des organes responsables.
    • Échanger avec les organes responsables de la Maison des Jeunes à propos des problèmes de fonctionnement et des solutions possibles.
    • Renforcer le respect du règlement intérieur de la Maison des Jeunes.
  • Opérationnaliser le Point Info Jeunesse.
    • Collecter les informations utiles aux jeunes pour alimenter le Point Info Jeunesse.
    • Décorer et organiser la salle du Point Info Jeunesse.
    • Identifier un responsable compétent au sein de l’équipe de la Maison des Jeunes et renforcer ses capacités en matière d’accueil et d’écoute des jeunes.
  • Augmenter la visibilité de la Maison des Jeunes.
    • Mobiliser une équipe de membres du Conseil Communal de la Jeunesse responsable de la communication pour appuyer l’élaboration et la mise en œuvre du plan de communication.
    • Élaborer un plan de communication des services offerts à la Maison des Jeunes qui soit réaliste et réalisable.
    • Valider le plan de communication auprès des organes responsables de la Maison des Jeunes.
    • Réaliser la campagne de communication de la Maison des Jeunes en priorisant les quartiers susceptibles d’y répondre.

3. Mise en place et animation d’un club de jeunes pour la protection de l’environnement vers un développement durable à Madagascar.

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Améliorer la qualité des services d’orientation et de formation des jeunes liés à la protection de l’environnement dans la Commune Urbaine de Diego Suarez, nord de Madagascar.

ACTIVITÉS :

  • Collecter les informations concernant la mise en place du Club auprès des acteurs concernés.
  • Créer un espace de dialogue avec les personnes responsables du club dans deux collèges d’enseignement général.
  • Consulter les jeunes collégiens adhérents au club à propos d’activités ludiques d’échange et de dialogue à entreprendre.
  • Appuyer la Direction Régionale de l’Education de Masse et du Civisme-DIANA au niveau de la Commune Urbaine de Diego Suarez et les encadreurs du club dans la mise au point d’un plan d’action durant l’année scolaire 2016/2017.
  • Développer outils et collaboration pour le club.
  • Participer à la réalisation des activités du club établies dans le plan d’action.

Les bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi

JIJ 2016 - Affiche Comment trouver emploi sans diplomeDésireux d’assurer le développement de la visibilité et de la notoriété du bénévolat auprès des jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS), un groupe de jeunes bénévoles ont, le 10 août 2016, profité de la Journée Internationale de la Jeunesse, pour animer une conférence-débat. Le titre était accrocheur : « Comment trouver un emploi sans diplôme ? ». L’objectif visé était d’entretenir les jeunes de la CUDS des bienfaits du bénévolat dans la recherche et la sécurisation d’un emploi.

Le chômage chez les jeunes diégolais de 18 à 29 ans est préoccupant. Il atteint le taux de 6,4%[1]. Souvent, les qualifications de ces jeunes chômeurs ne satisfont pas les exigences du marché du travail en milieu urbain. En effet, plus de 13 000 jeunes sans qualifications adéquates arrivent chaque année sur le marché du travail[2].

Une quarantaine de personnes était présente à la conférence animée par Marino Dahy, Landry, Mouna Souleman et Joëlle Dize Dio. Le nombre de participants peut apparaître dérisoire par rapport à tous les jeunes ciblés mais les organisateurs ne s’attendaient pas à autant d’intérêt de la part de ceux qui ont assisté à la conférence. Les quatre responsables de cette initiative s’estiment satisfaits des résultats atteints. Ils remercient l’ONG Azimut et cinq personnes ressources (Todizara Andrianajaina, Rachidy Ali, Eric Botoronono, Francklin Reydellet, Enrico Botoumamou) pour leur appui dans la réalisation de cette première.

Des avis mitigés sur le bénévolat

Au cours de la conférence, un débat « pour ou contre le bénévolat ? » a été organisé. De nombreux partisans du « contre » tenaient mordicus au fait que tout travail mérite un revenu. Suite à de mauvaises expériences bénévoles mal encadrées et aux objectifs flous, d’autres adversaires du bénévolat considéraient qu’il s’agit d’une perte de temps. Découragés par leur première expérience bénévole, certains ne souhaitent plus s’engager.

IMG_1507Le proverbe malagasy « Miasa jamba rafozana » qui signifie travailler inutilement, illustre le manque de reconnaissance de la population vis-à-vis les actions bénévoles, ce qui démotive les éventuels partisans, alors que leurs bienfaits sont évidents.

Les participants en faveur du bénévolat ont su démontrer que lorsqu’on est sans diplôme ou que l’on n’a pas ou très peu d’expérience, le bénévolat permet de renforcer son réseau de contacts, d’acquérir des compétences qu’aucune formation n’aurait pu transmettre et d’étoffer son curriculum vitae d’expériences que les employeurs recherchent à l’embauche. Selon ces participants, le bénévolat est une occasion de prendre sa part de responsabilité en tant que citoyen et montrer sans avoir à le mentionner qu’on est dynamique, sociable, et qu’on sait se rendre utile, qualités recherchées par tous les employeurs.

Un employé de la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports a proposé une solution pour encourager les jeunes à s’engager bénévolement et pour rehausser l’image du bénévolat :il s’agirait de lui donner un cadre légal.

Le bénévolat : un substitut à l’emploi ?

Le bénévole est une personne qui s’engage librement pour apporter son temps et ses compétences à une autre personne ou à un organisme. Le bénévolat se différencie du travail ou du salariat par l’aspect de gratuité de l’action. Ce qui démotive de nombreux jeunes à ne pas s’engager dans des actions bénévoles c’est la contrainte financière de base.

IMG_1527Les animateurs ont essayé de démystifier le caractère négatif qu’on attribue au bénévolat en expliquant aux jeunes que le bénévolat n’est pas un emploi ni une activité dans laquelle s’engager à temps plein. En effet on peut participer bénévolement pour une journée ou quelques heures à une action ponctuelle de bénévolat. Marino, Mouna, Landry et Joëlle ont également suggéré aux participants de trouver un équilibre entre le bénévolat et leur recherche d’emploi mais aussi de cibler leurs actions bénévoles en fonction des compétences qu’ils souhaitent acquérir, de leurs disponibilités et des attentes professionnelles des employeurs auprès desquels ils souhaitent postuler.

Comment trouver un emploi, sans diplôme ?

Des conseils utiles ont été prodigués lors de cette matinée, afin que les jeunes à la recherche d’emploi sachent construire un curriculum vitae fonctionnel, différent d’un simple CV chronologique habituel. Les jeunes présents ont compris qu’ils sont nombreux à posséder le même profil et à chercher à intégrer des postes dont le nombre est limité. Les animateurs les ont encouragés à participer à des expériences associatives ou bénévoles bien ciblées, qui serviront à enrichir leurs expériences. Se démarquer des autres en fait est un atout majeur pour intégrer un secteur d’activité gratifiant ou rémunérateur. Ne pas terminer ses études n’est pas forcément un facteur handicapant. Cette conférence débat était une première, qui promet des suites.

Texte rédigé par Maryse Sahondra PARENT et Cerveau KOTOSON

[1] Région Diana (2015) Schéma Régional de Promotion de l’Emploi de la région Diana, 67pp.

[2] Région Diana (2012) Schéma Régional de Développement Economique de la Région Diana, 105 pp.

blog - 29 août 2016

Utilisateurs et gestionnaires de l’îlot Suarez sont condamnés à s’entendre !

Laurène Laham, stagiaire Azimut, et Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS), viennent de terminer une enquête auprès de 57 personnes, transporteurs de touristes et masseuses, qui travaillent sur l’îlot Suarez en mer d’Émeraude. Cet îlot est la destination touristique numéro 1 du nord de Madagascar.

Il s’agissait d’identifier les obstacles à l’implantation d’un système fonctionnel de gestion des déchets sur cet îlot. L’enquête a révélé des faits intéressants et inattendus à propos de la taxe de 5000 Ariary dont doit s’acquitter chaque touriste qui se rend sur l’îlot Suarez.

Laurène nous en parle :

« 63 % des individus interrogés avouent ne pas connaître la destination de cette taxe. Or 42 % de ces derniers font partie d’associations auprès desquelles l’ORTDS a déjà organisé de nombreuses rencontres concernant la gestion de l’ilot Suarez et l’utilisation des fonds ainsi récoltés. À quoi attribuer cette ignorance ? S’agirait-il d’un manque d’assiduité aux rencontres organisées par l’ORTDS ? Il faut admettre les difficultés de réunir toutes les personnes concernées à ces réunions tant les horaires diffèrent d’un individu à l’autre.

« Des suggestions ont été proposées par les transporteurs de touristes : affichage des infos et diffusion des messages par crieur. »

« Parmi les individus qui prétendent connaitre la destination des fonds récoltés, il y a ceux qui reconnaissent que les fonds servent à améliorer l’activité touristique en Mer d’émeraude par la construction de paillotes, à l’entretien du site de l’îlot Suarez, à payer les salaires des préposés…. D’autres par contre prétendent que l’argent aboutis dans les goussets de l’ORTDS. »

« Au vu de ces résultats, il apparait nécessaire de clarifier la destination des fonds pour s’assurer que les acteurs impliqués dans cette activité touristique puissent travailler de concert. On pourra ainsi mettre fin au comportement de certains qui refusent de prélever cette taxe de 5000 Ariary qui pourtant est le moteur financier de la gestion communautaire de l’îlot et en particulier l’assurance de la collecte et de la bonne disposition des déchets. Utilisateurs et gestionnaires de l’îlot Suarez sont condamnés à s’entendre ! »

Laurène Laham jouera un rôle d’animatrice au cours du mois de mars 2013 pour dissiper les tensions entre le groupe des acteurs touristiques et celui des gestionnaires de l’îlot. Son objectif à court terme est d’assurer la mise en place d’un système pérenne de gestion des déchets.