Promotion du bénévolat malgache pour la protection de l’environnement : une solution ?

blog - 01 mars 2016 1de3Ambition territoriale : des communes éco-citoyennes

Les effets de la déforestation, du changement climatique, de la pollution, de l’érosion de la biodiversité présentent de sérieux problèmes aux habitants qui vivent sur le territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) dans le nord de Madagascar.

En présence de la pauvreté omniprésente, d’une gouvernance défaillante, d’une démographie galopante, de l’augmentation rapide des besoins en eau et énergie, d’une négligence généralisée envers l’environnement par les populations, les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S font l’objet de pressions environnementales qui ne cessent de croître.

Pour y faire face, l’ACPU D/S s’est dotée fin 2015 d’une stratégie intercommunale de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs est de renforcer le concept d’écocitoyenneté et plus particulièrement auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Cet objectif vise tout d’abord à la mise en place d’une campagne d’information, d’activités de sensibilisation et de séances de formation à la protection de l’environnement. Toutefois à L’ACPU D/S, on est conscient qu’il faut aller au-delà de cette visée. Il faut inciter les jeunes à prendre en compte, au quotidien, des conséquences de leur comportement négligent vis-à-vis leur milieu de vie.

Formation d’éco-citoyens : des obstacles difficiles à surmonter

D’importantes mesures en matière d’éducation environnementale ont été proposées par le gouvernement malgache depuis 1978 qui ont été suivies sur le territoire national par des activités d’éducation environnementale menées par des ONG tant nationales qu’internationales.

À Diego Suarez, les impacts de ces mesures et de ses activités  ont été fort mitigés pour ne pas dire absents. On peut en observer l’effet dans la raréfaction des pluies et de tarissement des eaux causés par le déboisement, par la négligence dans la gestion des ressources naturelles, et par l’augmentation alarmante des pollutions de tous genres. Des facteurs associés au quasi échec de ces mesures et activités dans le secteur éducatif de Diego Suarez ont été identifiés :

Problématique 1 : Une gestion décentralisée complexe

  • Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez ;
  • La faiblesse du financement qui est alloué aux projets locaux mis en place en provoque l’essoufflement ;
  • Le peu d’opportunités d’autofinancement des structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement ;
  • Le manque de synergie entre acteurs sur les activités mises en place si bien qu’elles n’ont pas de portée effective sur la population.

Problématique  2 : Un leadership qui s’essouffle

  • Le manque de leaders et d’animateurs locaux spécialisés dans l’environnement et capable d’encadrer des activités auprès des jeunes ;
  • Les leaders environnementaux en poste sont peu nombreux et surmenés ;
  • Le faible taux de recrutement des structures favorisant la préparation de la relève de leaders environnementaux ;
  • Le manque de modèle de bonne conduite à tous les échelons de la société diégolaise.

Problématique 3 : Un système éducatif défavorable

  • Les progrès en matière d’éducation environnementale ont été limités sur le plan théorique, et sont restés de simples connaissances non mises en pratiques, si bien que les outils développés n’ont pas d’impact sur le comportement des jeunes ;
  • L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes ;
  • Le programme d’éducation relative à l’environnement n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache ;
  • Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils développés ;
  • Les enseignants ont peu d’autorité sur leurs élèves et le règlement intérieur des établissements scolaires n’est pas valorisé ;
  • Le non-respect des critères de recrutement en termes de compétences en éducation à l’environnement des enseignants ;
  • L’absence de formation initiale et le peu de formation continue en environnement pour les enseignants ;
  • Les maigres salaires des enseignants qui influent sur leur motivation à participer aux programmes ou activités sans obtenir une compensation financière en retour de leur implication ;
  • Certaines structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement sont inactives ;
  • L’importante proportion d’enseignants (FRAM) dans la région DIANA qui ne sont pas des fonctionnaires ;
  • L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une sous matière ;
  • Le manque d’enseignants, les classes surchargées et les enseignants surmenés qui engendrent des retards dans le programme d’enseignement.

L’ampleur des problématiques évoquées sont si complexes qu’il est difficile de savoir où donner de la tête.

Partenaires_OEMCPromotion du bénévolat malgache pour l’environnement : une solution ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et à la personne qui se porte bénévole. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, à travers l’Office de l’Éducation de Masse et du Civisme (OEMC), est convaincu, qu’associer les jeunes de façon bénévole dans la restauration et la défense des causes environnementales, est un facteur clé de formation et d’apprentissage des futurs citoyens conscients et responsables et est indissociable au processus de développement. Lors de la première célébration de l’année du volontariat à Madagascar en décembre 2014 un appel a été lancé en direction des différents acteurs du volontariat à Madagascar (organisations de la société civile, ONGs, médias, secteurs privés, Gouvernement) afin d’appuyer la structuration et renforcer l’impact socio-environnemental de la mobilisation volontaire sur le territoire. Bien que différent du bénévolat, l’organisation de cette célébration autour du volontariat malgache marque une volonté de l’état à promouvoir l’implication citoyenne au développement du pays.

blog - 01 mars 2016 3de3Plateforme de coordination d’activités bénévoles pour l’environnement

Azimut et la Direction Régionale de l’Éducation Nationale projettent de développer une plateforme de coordination d’activités bénévoles de jeunes leaders au service de l’environnement. Il s’agit de favoriser la participation de jeunes diégolais au processus de développement de leur région. La plateforme poursuit les cinq objectifs suivants :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Harmoniser et multiplier les activités des jeunes au service de l’environnement ;
  • Consolider l’esprit d’initiative des jeunes ; et
  • Renforcer la société civile pour l’environnement de la région DIANA.

Camille Mondon, qui séjournera chez Azimut de la mi-février au début juillet 2016,  accompagnera la mise en place de cette plateforme. Camille constituera une banque de données informationnelles sur les leaders au service de l’environnement à Diego Suarez.  Il en tirera les modalités de fonctionnement d’un groupe  de bénévoles choisi parmi ces leaders. Elle participera enfin au développement d’activités recrutement et de fidélisation  de ces derniers

Camille, originaire de La Réunion,  est titulaire d’un Master 2 en Génie Urbain et de l’Environnement de l’université de La Réunion. Elle a animé et coordonné des projets associatifs de développement social et de prévention en santé et environnement à la Réunion.

Bienvenue chez Azimut Camille !

Bienvenue chez Azimut Camille !

Un jeu d’éducation à l’environnement vers un développement durable: version Diego Suarez

En 1991, Vintsy, le trimestriel malgache d’orientation écologique publie un article alarmant : « La Montagne d’Ambre : Avant qu’il ne soit trop tard ». On y attirait l’attention sur l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Antsiranana. Cette eau provient de sources type lac de cratères situées dans le parc national de la Montagne d’Ambre. Selon le magazine Vintsy, sur les 70 sources recensées dans la Montagne d’Ambre, il n’en restait plus que 18. Un technicien de la JIRAMA, la compagnie nationale qui assure l’alimentation en eau et en électricité à Madagascar, nous informe que le nombre de sources actuelles est de 6.

Or, du fait de la démographie galopante, et partant de l’augmentation concomitante des besoins en eau et énergie, la ressource hydrique du territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) fait l’objet de pressions qui vont s’accroissant. En réaction l’ACPU D/S a élaboré une stratégie de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs vise le renforcement de l’écocitoyenneté, en particulier auprès des jeunes. Un des moyens pour atteindre cet objectif est de promouvoir des activités qui favorisent l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Cette initiative recueillerait l’appui des établissements scolaires. En effet l’ensemble des enseignants et des acteurs locaux impliqués dans l’éducation à l’environnement vers un développement durable s’entendent sur le fait que les sorties scolaires de groupes d’élèves et d’étudiants suscitent l’intérêt de ces derniers et favorisent dans la foulée leur apprentissage à la protection de l’environnement.

Toutefois, organiser de telles sorties n’est pas une tâche de tout repos. Face au budget restreint des établissements scolaires, aux classes surchargées, aux difficultés à assurer le transport des élèves et leur sécurité, l’ACPU D/S a suggéré à chaque commune de désigner sur leur territoire un site où les enseignants amèneraient leurs élèves pour y conduire des séances de travaux pratiques.

La Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) a arrêté son choix sur le Jardin Tropical, une mini forêt humide située en plein cœur de Diego Suarez. Une équipe, placée sous la houlette de l’ONG Azimut, a monté un jeu qui à la fois intègre les principes de l’éducation au développement durable et de plus épouse les objectifs fixés par la Politique nationale d’éducation relative à l’environnement et au développement durable (P.E.r.E.D.D, décret n°2013-880). Le jeu en question contribue à la mise en œuvre de la stratégie de gestion des ressources naturelles de l’ACPU D/S, répond aux besoins des enseignants et de la commune et est modulable selon les divers groupes d’âge. Il intègre aussi les activités des personnes impliquées dans la gestion de la forêt et de l’eau douce dans la région DIANA.

L’essentiel de ce jeu est de proposer aux élèves des questions à répondre concernant l’origine de cette eau  qui sort des robinets et des puits de la ville dans le but d’expliquer le cycle naturel de l’eau. Le jeu présente des expériences réalisables en classe ou à la maison et des mises en situation pour identifier les causes de la raréfaction de l’eau potable. Il s’agit d’attirer l’attention des élèves sur la gravité des problèmes d’approvisionnement en eau potable et de les inciter à suggérer des solutions pour y obvier. Le jeu pointe le doigt sur des solutions partielles : l’utilisation de réchauds améliorés et du charbon vert. L’activité se termine par une visite du Jardin Tropical et la découverte in situ de l’importance mutuelle de l’eau et de la forêt pour le bien-être de la population.

Le jeu a été favorablement accueilli dans une série de pré-tests par les élèves qui en ont fait l’essai durant les vacances scolaires. Ils ont semblé ravis des interventions de l’animateur. Des observateurs ont assistés à une première séance : Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, Conseiller Animateur en Gestion des Ressources Naturelles du Service d’Appui Technique Intercommunal, Madame Alexandra Véronique JAOZAFY MAMY, Chef de division de l’éducation à l’environnement au sein de la DREN DIANA et Madame Sylvia Karany MBOTIANJARY, Déléguée de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA. Ces derniers ont évoqué quelques problèmes : d’une part certaines des expériences proposées seraient difficilement menées à terme à la maison car certains parents ne souhaitent pas que leurs enfants manipulent le matériel de cuisine ; d’autre part le site du Jardin Tropical n’est pas accessible aux écoles situées hors du quartier de la Place Kabary ; en outre certains élèves se sont dits incapables d’oser suggérer à leurs parents d’utiliser charbon vert ou réchauds améliorés.

Le jeu sera proposé aux écoles du quartier de la Place Kabary au courant de l’année scolaire 2016 qui a débuté au début octobre. L’ACPU D/S veut profiter de cette activité pour harmoniser l’enseignement scolaire et les activités que propose le Jardin Tropical.

Azimut, partenaire de l’Association des Communes du Pôle Urbain de Diego Suarez

L’Association des Communes du Pôle Urbain de Diego Suarez (ACPU D/S) fait face à d’importantes difficultés en matière de préservation des ressources naturelles de son territoire. L’ACPU D/S rédige actuellement une stratégie de gestion de ces ressources. Les sept communes de l’ACPU D/S cherchent à mutualiser les moyens mis en œuvre dans la réduction des pressions anthropiques sur la biodiversité.

La dégradation des ressources forestières d’une commune peut avoir des conséquences environnementales néfastes pour les communes limitrophes. Par exemple la déforestation suivie de l’érosion des terres sur le territoire de la commune d’Antanamitarana a provoqué l’ensablement de la partie continentale de la mangrove de la commune d’Antsahampano. Les fortes pluies entraînent terre et sable qui viennent s’entasser dans les vasières qui abritent la mangrove. Les vasières dont le niveau s’élève se solidifient et les périodes d’immersion des pieds de palétuviers par les eaux des marées diminuent. Il s’ensuit une mortalité accrue des palétuviers. Réduire l’érosion des terres de la commune d’Antanamitarana permettrait donc de réduire la dégradation de la mangrove dont les bienfaits écologiques et socio-économiques sont appréciés des populations locales.

La mise en œuvre de cette stratégie intercommunale pour la gestion des ressources naturelles s’étalera sur les années 2015 et 2016. Voici les quatre objectifs qui ont été priorisés :

  1. Assurer une bonne gouvernance de la gestion des ressources naturelles ;
  2. Informer, former, communiquer sur la thématique de la gestion des ressources naturelles ;
  3. Promouvoir et développer un écotourisme durable ;
  4. Protéger et gérer durablement ressources forestières et ressources en eau.

Une convention de partenariat a été signée le 12 juin 2015 entre l’ONG AZIMUT et le président de l’ACPU D/S, Monsieur TADAHY Lucien. AZIMUT y promet sa collaboration technique dans l’atteinte de ces objectifs en mettant à disposition son expertise et celle de ses stagiaires et volontaires pour les deux prochaines années.

Lutte contre la destruction des forêts primaires du nord de Madagascar

Les forêts primaires du nord de Madagascar subissent la pression des activités anthropiques (charbonnage, bois de construction,…). La destruction de cette ressource naturelle s’accompagne de l’érosion des sols et de perte de diversité importante. L’Association des Communes du Pôle Urbain de Diégo Suarez (ACPU D/S) a décidé de réagir.

Mille plants d’eucalyptus ont été mis en terre dans la matinée du 28 février 2014 à Antsahampano. On vise la récupération de la couverture forestière et l’accroissement des ressources naturelles du territoire. Cette activité a été financée par le Conseil Général du Finistère et l’Union Européenne. L’ACPU D/S en a profité pour rappeler son engagement envers la protection de l’environnement et le développement économique et social de son territoire.

Gaillord Jaona, animateur environnement Azimut, a pu à cette occasion interviewer Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, le conseil-animateur en gestion des ressources naturelles du service d’appui technique intercommunale (SATI) de l’ACPU D/S.

Pourquoi avez-vous choisi le site de Beantely situé dans le Fokontany d’Ambodimadiro pour le reboisement?

  • En juin 2013, le Maire de la commune rurale d’Antsahampano s’est entretenu avec la population locale afin d’aborder le problème de la dégradation de la forêt de Beantely. On se plaignait de l’exploitation intensive de la forêt primaire par des charbonniers en provenance de villages avoisinants. Le maire d’Antsahampano et six autres maires des Communes membres de l’ACPU D/S ont alors sollicité l’appui du SATI pour une première campagne de reboisement aux alentours de Beantely.

Pourquoi avez-vous choisi l’eucalyptus pour reboiser la zone ?

  • La forêt d’eucalyptus sera exploitée par les communautés des alentours pour le charbon et la construction. Comme cette exploitation sera limitée aux zones reboisées les lambeaux de forêt primaires restants pourront s’étendre.

Rencontre-t-on l’eucalyptus dans le couvert forestier originel de la forêt de Beantely? Si non, la nouvelle forêt d’eucalyptus risque-t-elle de modifier le paysage du site?

  • Non l’eucalyptus est une espèce introduite surtout destinée à l’exploitation. On rencontre plutôt par exemple des baobabs ou des pieds de palissandre dans la forêt aux alentours de Beantely. La nouvelle forêt d’eucalyptus ne modifiera pas le paysage du site car les zones de reboisement ont déjà été délimitées.

Nous avons participé à la première activité de reboisement. Qui se charge à présent du suivi des jeunes plants? 

  • En qualité de conseil-animateur en gestion des ressources naturelles du SATI de l’ACPU D/S, je serai chargé du suivi des jeunes plants.

D’après-vous, comment est-ce que ce reboisement contribue à mettre en valeur les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S?

  • Le reboisement fournit à la population une source de bois d’énergie et de construction. Nous espérons que cette action empêchera les populations de toucher à la forêt primaire restante. Si vous voulez conserver une zone sensible victime de surexploitation alors qu’elle constitue une source de revenus pour la population riveraine, vous risqueriez des conflits. Il faut pouvoir offrir une alternative pour en améliorer la gestion.

Savez-vous si les pieds d’eucalyptus plantés auront un impact sur les espèces autochtones des environs? Sur la qualité du sol?

  • L’eucalyptus risque d’avoir un impact sur la qualité du sol puisque c’est une espèce qui absorbe beaucoup d’eau. Toutefois nous n’avons pas effectué d’études précises à ce sujet. Les eucalyptus plantés n’affecteront pas les espèces autochtones aux alentours puisque les zones de reboisement sont limitées et délimitées.

L’ACPU D/S prévoit-elle d’autres activités de reboisement cette année ?

  • Cette première campagne officielle de reboisement de l’ACPU D/S est une action parmi d’autres pour limiter les effets de l’impact anthropique sur la forêt de Beantely et pour permettre à la population de continuer ses activités sans nuire à l’environnement. Nous envisageons en 2015 de proposer au conseil de l’ACPU D/S le reboisement d’une mangrove dans une zone littorale de son territoire.

« Créée en mars 2008, l’ACPU D/S regroupe sept communes membres : la Commune Urbaine de Diego Suarez et les Communes Rurales d’Antanamitarana, de Sakaramy, de Joffre Ville, d’Antsahampano, de Mangaoka et d’Andranovondronina. Les objectifs de cette intercommunalité sont de garantir un développement harmonieux et équitable du territoire, de permettre aux communes d’offrir des services publics de qualité et d’être de véritables maîtres d’ouvrages pour la gestion et le développement de leurs territoires respectifs. » Contact et information : Aly Ramasilahy ABOUDOU cagrnacpuds@gmail.com