Financer son stage ou sa mission de bénévolat à Madagascar

Chaque départ pour un séjour à l’étranger est différent. Pour financer votre séjour à Madagascar, tout dépend de votre situation financière et du type de mission envisagée. Découvrez sans tarder quelques astuces pour vous aider à subventionner votre voyage.

1. N’attendez pas le dernier moment !

Pour avoir accès aux bourses et aux autres types d’aide financière, prenez de l’avance. Dès que vous connaissez vos périodes de stage ou la date à laquelle vous souhaitez nous joindre, allez-vous renseigner sur les sources potentielles de financement.

2. Définissez bien votre projet

Plus votre projet sera précis, plus vous aurez des chances de décrocher une bourse. Définissez votre projet de stage ou votre mission de telle sorte qu’il fera le lien entre votre formation et vos ambitions professionnelles.

blog - 18 août 20163. Bourses à la mobilité internationale : étudiants québécois

Bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec
Les universités du Québec accordent des bourses aux étudiants qui souhaitent acquérir une expérience à l’internationale. Le programme de bourses pour de courts séjours d’études universitaires à l’extérieur du Québec (PBCSE) du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec (MEES), s’adresse aux étudiants qui souhaitent réaliser un séjour d’au moins deux mois à l’extérieur du Québec.

Université de Montréal (UdeM)
Université du Québec à Montréal (UQAM)
Université de Laval
Université de Sherbrooke (UdeS)
Université du Québec à Rimouski (UQAR)

Les Offices Jeunesse Internationaux du Québec (LOJIQ)
LOJIQ offrent des bourses pour les étudiants du Québec qui souhaitent réaliser un stage à l’international dans le cadre de leurs études. Ces bourses aident les étudiants à financer leur billet d’avion et leur assurance voyage et sont applicables à pratiquement tous les pays du monde. La nature de la bourse et les modalités de participation varient selon la destination. Pour toutes informations sur les critères d’admissibilité et le dossier de candidature, consultez le site web de LOJIQ.

http://www.lojiq.org/participer/soutien-financier/
http://www.lojiq.org/participer/programmes/etudes-et-stages/stages-et-projets-etudiants/

Prochaines dates de dépôt des candidatures : 29 août jusqu’au 20 septembre 2016 à 17h00 pour les départs à partir du 16 décembre 2016 et janvier, février et mars 2017.

4. Bourses à la mobilité internationale : étudiants français

Le CROUS, par l’intermédiaire du CNOUS, propose notamment une aide à la mobilité internationale en provenance du Ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui est destinée aux boursiers qui effectuent un trimestre ou un semestre à l’étranger dans le cadre de leur cursus. 

5. Organismes publics

Certaines mairies, conseils régionaux ou départementaux en France apportent leur soutien financier pour des stages professionnels ou pour des actions de solidarité à l’étranger aux jeunes de leur région ou de leur département. On peut également y obtenir des informations à propos d’aide disponible dans le cadre de projets précis. Au Québec on peut s’adresser aux députés ou maires d’arrondissement. En échange de l’aide obtenue, on peut proposer aux collectivités territoriales lors de son retour de mission d’organiser soit une exposition photo, soit une intervention dans les écoles ou encore un témoignage dans le bulletin municipal.

Contactez-les, faites-vous connaître, présentez votre projet et demandez les possibilités de financer votre séjour à l’étranger.

6. Entreprises et employeurs

On peut se faire sponsoriser ou aider financièrement par des entreprises qui ont des activités en rapport avec la thématique de la mission envisagée. On peut aussi solliciter l’aide de l’entreprise de son employeur. Les bénéfices que peuvent en retirer ces entreprises sont nombreux, en voici quelques exemples : preuves d’un soutien au développement durable, renforcement du lien salarié-entreprise, motivation des salariés, argument de recrutement, enrichissement de la culture d’entreprise, développement professionnel des salariés.

7. Autres astuces pour financer sa mission à l’étranger

  • Surveillez les pages Facebook des universités : ils font circuler l’information sur les bourses dès qu’ils les reçoivent.
  • Surveillez les sites web des universités et par département : des appels d’offres y sont publiés régulièrement.
  • Bourses offertes pour les enfants de parents travaillant dans des compagnies d’envergure au Québec (p.ex. Bombardier, Bell).
  • Soutien familial.
  • Institutions financières.
  • Financement communautaire (crowdfunding) : le web déborde de possibilités pour financer des projets individuels ou de groupe.
  • Organisez une levée de fond : de nombreuses ressources existent sur Internet pour vous guider ou vous donner des idées.
  • Ministères: Sous forme de bourses pour des objectifs et des publics ciblés.

Huiles alimentaires usées : un « bio-déchet » à valoriser en biocarburant

La Tribune de Diego Suarez et du Nord de Madagascar a publié un article dans son numéro 162 sur le projet de valorisation des huiles alimentaires usées que mène Moustapha Zafilahy et Marine Ridoire, bénévoles de l’ONG Azimut à Madagascar. Voici l’extrait de cet article :

blog - 11 juillet 2016 1de2Pourquoi ne pas utiliser un déchet pour produire de l’énergie « propre » ? Voici le défi que se sont lancé Moustapha Zafilahy et Marine Ridoire, deux jeunes ingénieurs tout justes diplômés en hydraulique-énergétique et en eau-environnement. À terme, ils souhaitent recycler les huiles alimentaires usées (HAU) pour alimenter les moteurs diesel des générateurs utilisés dans les communes rurales.

La collecte des HAU se fait déjà là où la population est sensibilisée aux méfaits de l’utilisation prolongée d’une huile sur la santé et au rejet des huiles usées dans l’environnement. À Madagascar, la mise en place d’un système de collecte des HAU présente un challenge à relever. En effet, il arrive que des huiles de friture usées en provenance des restaurants et des gargotes de Diego Suarez soient revendues sur le marché local ou remises aux employés pour usage alimentaire personnel. Et pour cause, l’huile de cuisson est un produit alimentaire de première nécessité relativement couteux que l’on a malheureusement pour la santé tendance à réutiliser jusqu’à sa quasi complète absorption dans les aliments frits.

Moustapha et Marine, croient toutefois à la faisabilité de recycler en biocarburant les HAU pour la production d’électricité. Ils ont lancé une étude afin de connaître le potentiel d’HAU à Diego Suarez et ses alentours. Ils cherchent à vérifier si leur projet est réalisable à long terme. Monsieur Abdou Salama, Directeur Interrégional de l’Énergie et des Hydrocarbures soutient l’étude de ce projet. Depuis un mois et demi, ces jeunes porteurs de projet démarchent les restaurants, les gargotes et les industriels de Diego Suarez et ses alentours à la recherche de litres d’huiles de friture usées. Mais la collecte de ces huiles n’est pas aussi facile que l’on pourrait le croire. Six restaurateurs ont décidé de les aider dans leur projet : Le Melville, Le Village, GG Lamour, La Cambusa, Le Raphia et Le Bistrot Colbert. Chacun d’eux s’est proposé de mettre de côté leurs HAU qui sont collectées une fois par semaine. Le duo d’ingénieurs est parvenu à collecter plusieurs litres d’huiles. Bien que loin de l’atteinte de leur objectif final ils restent motivés et confiants pour la suite de leur projet. En effet, les restaurateurs ne sont pas les seuls à utiliser des huiles dans leur cuisine. La population locale, elle aussi utilise de l’huile pour cuisiner bien qu’elle ne l’utilise pas toujours de manière économe malgré un coût relativement élevé du litre d’huile. Moustapha et Marine savent que pour réussir une collecte efficace des HAU, les facteurs sociaux et économiques de la population de Diego Suarez doivent être pris en compte.

blog - 11 juillet 2016 2de2Afin de commencer à sensibiliser le grand public sur les méfaits de l’utilisation répétée d’une même huile alimentaire, une première campagne de sensibilisation sera initiée par la diffusion d’un court reportage sur le projet (méfaits sur la santé, impacts sur l’environnement, valorisation de déchets…) avec l’intervention de différents acteurs locaux dans le but de pouvoir répondre aux questions du grand public. Cette projection, en partenariat avec l’Alliance française d’Antsiranana, sera diffusée à chaque avant-première de la séance Cinéquartier au courant des deux prochains mois.

Finalement, ce projet permettra de réduire la dépendance au gasoil, de favoriser l’accès à l’énergie dans les zones rurales, de redonner une deuxième vie à un déchet et de réduire l’impact néfaste sur la santé d’une consommation de HAU.

APPEL À PARTICIPATION CITOYENNE

Si vous aussi vous souhaitez participer au projet, un bidon de collecte de vos huiles alimentaires usées sera mis à votre disposition au magasin SCORE de la rue Colbert d’ici la semaine prochaine.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez :
Moustapha Zafilahy, Tél. 032 28 123 19, moussezafy@gmail.com
Marine Ridoire, Tél. 034 16 870 98, marine.ridoire@wanadoo.fr

UN « BIO-DÉCHET », TRANSFORMÉ EN BIOCARBURANT !

Chaque résidu biodégradable liquide ou solide est considéré comme un bio-déchet. Les huiles alimentaires issues de végétaux sont donc assimilées à des résidus biodégradables une fois leur vie utile dépassée.

La technique de raffinage des HAU en biocarburant est simple et non polluante. Une simple décantation/filtration de HAU mélangées au gasoil selon un ratio déterminé peut servir de carburant pour les moteurs diesel. Ce mélange permet une diminution significative des émissions de monoxyde de carbone et de CO2 à la sortie du générateur.

Au final, le bénéfice écologique est double car il ne faut pas oublier qu’il s’agit de déchets auxquels on a assigné une seconde vie !

LES MÉFAITS DES HUILES ALIMENTAIRES USÉES SUR LA SANTÉ HUMAINE !

Les huiles alimentaires contiennent des corps gras. Cependant, la fin de leur vie utile une fois atteinte, les corps gras produisent des acides nocifs pour la santé.

Cela se traduit par des problèmes de circulation sanguine. En effet, les artères peuvent être colmatées par ces acides gras. De nombreuses études montrent que les maladies cardiovasculaires sont causées par une consommation importante de corps gras ou une mauvaise alimentation.

La teneur en acides gras d’une pomme de terre passée à la friture est 100 fois supérieure sa teneur de base d’une valeur de 0,1g. Plus une huile chauffe, plus elle crée des molécules toxiques qui se développent dans le bain d’huile pour se retrouver finalement dans les aliments que l’on ingère.

Tout cela se résume-t-il alors à une simple question de cuisson et de consommation ? Effectivement, on pourra considérer qu’une huile alimentaire peut être utilisable jusqu’à 5 fois avant de commencer à devenir toxique pour le corps humain. Au-delà de 5 utilisations, le risque que les corps gras soient nocifs grandit considérablement.

Billet #2 : stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez !

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Depuis février 2016, l’ONG Azimut s’est ralliée aux efforts des nombreux acteurs de la Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) afin de mobiliser la jeunesse diégolaise et former une relève de citoyens bénévoles investis dans la protection de l’environnement au sein de la commune.

Nous avons amorcé notre démarche en menant des entretiens individuels avec des personnes ressources de la communauté. Ces premiers échanges ont permis de constituer un groupe de réflexion rassemblant différents acteurs de la société de la CUDS. Suite à quoi, une troupe de jeunes bénévoles s’est joint à notre projet.

La finalité de cette démarche est de contribuer à amoindrir les causes sous-jacentes suivantes de l’état préoccupant de l’environnement de la CUDS. Parmi ces causes ont retrouve :

  • La situation politique dont la fragilité perdure, accompagnée d’une perte de confiance dans les autorités ralentit le développement économique.
  • L’accroissement rapide de la population accélère la dégradation et le recours aux ressources primaires.
  • La faiblesse des efforts d’éducation civique et environnementale aux différents échelons de la société.
  • La coordination difficile entre les acteurs sociaux, institutionnels et associatifs.
  • La pénurie de leaders environnementaux et de modèles sur lesquels se fier.

Il ne s’agit pas de se substituer aux programmes d’appui pour les jeunes déjà en place mais plutôt de réfléchir à un modèle différent qui part de nous, citoyens de la Commune.

Joëlle Dio Dize, Astelin Rajoby, Mouna Souleman, Landry Belelahy et Marino Arnaldo Dahy, les cinq stagiaires qui se sont joint à notre équipe, vous présente ci-dessous la mission qu’ils souhaitent remplir au courant des mois de juin et juillet 2016 :

blog - 28 juin 2016 2de3Laissons la voix aux jeunes !

« Nous allons tenter d’associer de jeunes bénévoles comme nous dans la défense des causes citoyennes et environnementales. Pour y arriver nous souhaitons valoriser la voix des jeunes dans la conception de cette initiative citoyenne. Nous avons déjà intégré le groupe de réflexion constitué pour l’instant d’une vingtaine de personnes ressources où nous avons été amenés à enrichir les débats sur le bénévolat et aussi faire entendre les besoins des jeunes. »

Parlons des bienfaits du bénévolat !

« Le bénévolat on n’en parle pas assez ! Pourtant c’est une activité à laquelle participent des milliers de jeunes au sein de la commune urbaine de Diego Suarez par leur engagement dans des structures associatives en tout genre. Nous souhaitons développer une stratégie de communication autour du bénévolat afin de redorer son statut et démontrer les avantages qu’il confère surtout en ce qui concerne l’insertion professionnelle des jeunes.

Mesdames et messieurs responsables des médias, si vous êtes sensibles à notre cause on vous lance un appel pour nous aider à intensifier cette stratégie! »

blog - 28 juin 2016 3de3Développons des outils pour les jeunes, par les jeunes !

« L’une des tâches de notre mission consiste à développer une série d’outils qui vont permettre de faciliter la prise de contact entre les différents acteurs et simplifier l’organisation des activités par les associations et clubs de jeunes. Il s’agit d’une série de portfolios qu’on aimerait diffuser tous les ans, en plusieurs centaines d’exemplaires, soit en ligne, soit dans les différents bureaux de la ville, soit directement auprès des associations et clubs de jeunes. Nous souhaitons que ces outils se retrouvent partout! Nous espérons à terme contribuer à harmoniser et multiplier les actions bénévoles pour la protection de l’environnement au sein de la commune.

Les défis sont nombreux et nous nous sommes déjà penchés sur la question suivante avec Monsieur Francklin Reydellet, Animateur de la CUDS : Comment assurer la pérennité de la mise à jour de ces portfolios ? Nous vous en dirons plus à ce sujet au courant de nos prochains billets Stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez! »

Billet #1 : stagiaires bénévoles en action à Diego Suarez !

La famille Azimut s’agrandit ! Cinq jeunes stagiaires bénévoles de la Commune Urbaine de Diego Suarez ont rejoint Azimut pour essayer de mettre en place un service citoyen d’orientation et de formation de jeunes bénévoles investis dans la protection de l’environnement.

Nous vous invitons à nous suivre au courant des deux prochains mois, pour apprendre à nous connaître, pour suivre nos activités, pour échanger avec nous et éventuellement pour vous rallier à notre cause !

Maintenant que l’invitation est lancée, commençons par le commencement : les présentations. Pour innover nous vous présentons nos pensées, illustrées par des photos, sur ce à quoi nous aimerions que notre groupe ressemble au terme de ces deux mois de collaboration.

Marino ARNALDO DAHY, stagiaire bénévole

Les fourmis représentent notre groupe car elles ne font pas de distinction entre nos provenances et compétences. Rien de tout cela n’est important. Nous sommes tous utiles à la tâche que l’on doit accomplir. Si nous arrivons à combiner nos forces, ensemble nous serons forts et nous parviendrons à atteindre notre objectif. Enfin il est important d’écouter les autres sans quoi on ne saura pas partager.

blog - 24 juin 2016 4de10

Enrico BOTOUMAMOU, Agent de développement socio-environnemental Azimut

Lorsque je regarde l’horloge murale, je me dis que le temps passe vite en deux mois. Toutefois, j’espère que le temps que nous allons passer ensemble et les expériences que nous aurons vécues auront un effet positif dans votre vie et nous apporteront autant de joie que les enfants de cette photo.

J’aimerai qu’au terme de nos deux mois de collaboration notre groupe ressemble à l’effet « boule de neige » c’est-à-dire que ce que l’on aura créé ensemble dans la bonne humeur s’éparpille ailleurs dans les milieux où nous évoluerons.

blog - 24 juin 2016 1de10Camille MONDON, bénévole

La plume représente l’histoire que l’on s’apprête à écrire tous ensemble. J’aimerai qu’au terme de nos deux mois d’entraide et de collaboration notre groupe ai réussi à atteindre son but commun, représenté dans la deuxième photo par le baobab, symbole de puissance, de force, de robustesse !

J’achève mon séjour à Madagascar d’ici quelques jours et au terme de ma mission je me sens un peu comme la personne qui souffle sur ce pissenlit. J’espère qu’avec ce que j’aurai réussi à transmettre au groupe, vous saurez voler de vos propres ailes et ferez germer de nouvelles réflexions.

blog - 24 juin 2016 9de10Landry BELELAHY, stagiaire bénévole

J’aimerai que les membres de notre groupe soient aptes à travailler ensemble à la réalisation de notre mission, tout comme ces deux hommes sur la photo qui collaborent pour creuser un canal. Les graines qui sont dans le creux de la main de la jeune fille constituent le fruit de notre travail et la main qui les tend, notre capacité à pouvoir le partager aux autres. blog - 24 juin 2016 3de10

Mouna SOULIMAN, stagiaire bénévole

J’aimerai que les membres de notre groupe aiment, prennent plaisir et s’épanouissent dans ce qu’on va réaliser ensemble, tout comme cet homme qui a l’air heureux en faisant son travail. La deuxième photo montre que nous devons suivre le trajet et la trace de nos encadreurs en tant que stagiaire bénévole.blog - 24 juin 2016 5de10

Astelin RAJOBY, stagiaire bénévole

Au cours de nos deux mois de collaboration, je souhaite que notre groupe soit soudé et que nous soyons solidaires. Ce sont les conditions nécessaires pour que nous puissions atteindre notre objectif.blog - 24 juin 2016 6de10

Joëlle DIO DIZE, stagiaire bénévole

Je souhaite qu’on parvienne à utiliser toutes les ressources à notre disposition. D’abord on prendra ce qu’il y a de meilleur. Puis, avec le reste, on pourra quand même construire quelque chose au terme de nos deux mois de travail en groupe.blog - 24 juin 2016 7de10

Maryse Sahondra PARENT, Directrice Azimut

Le cyclone et la grosse vague représentent deux forces de la nature. Je ne veux pas qu’on les considère pour leur caractère destructeur et imprévisible mais plutôt pour leur puissance souvent insoupçonnée et à l’impact considérable. Mon souhait au terme de nos deux mois de collaboration ? Que nous soyons aussi forts que le cyclone et la vague et que suite à notre passage il engendre le renouveau.blog - 24 juin 2016 2de10

Karel LOPES, stagiaire bénévole

J’aimerai qu’il y ait quelque chose qui nous uni au-delà des différences sans modifier l’unicité que l’on a. Je souhaite que nous sachions respecter les différences. La communication est importante dans ce processus et c’est une valeur que je souhaite qu’on porte en tant que groupe.

On peut considérer que nous sommes aujourd’hui des chenilles et que pendant deux mois nous allons nous mettre dans notre cocon pour enfin devenir des papillons en espérant que les battements de nos ailes, nous permettront d’avoir des impacts au-delà de ce que nous pouvions espérer.blog - 24 juin 2016 8de10

Embellissement de deux cours d’écoles publiques de la Commune Urbaine de Diego Suarez

blog - 01 juin 2016 1de2En avril 2016, élèves, enseignants et responsables des écoles publiques EPP Avenue Pasteur et CEG PK3 ont invité la population de la Commune Urbaine de Diego Suarez à faire preuve de générosité pour les aider à embellir la cour de leurs écoles.

L’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement Mandresy (OSC-E Mandresy), la Direction Régionale de l’Education Nationale-DIANA et l’ONG Azimut ont répondu à l’invitation et ont publiquement encouragé la réalisation de cette activité qui s’est déroulée tout au long du mois de mai 2016.

En faisant le décompte des enseignants, des élèves, des citoyens et des membres d’associations et d’entreprises de la commune urbaine qui ont participé à cette activité on a presque atteint le chiffre de 1000 bénévoles. Touchés par cette initiative citoyenne, les membres du Jeunes Reporters Club de la radio Fagniry à Diego Suarez ont contribué à la médiatisation grand public de cet effort collectif.

Objectifs atteints ! Tous les participants sont sous le charme ! Par les encouragements qu’ils ont reçu de la part de la population, par leur engagement personnel, et par les résultats obtenus, les élèves et les enseignants ont assisté à l’amélioration de leur cadre de vie.

Voici les remerciements qui vous sont adressés :

Mesdames et messieurs, chers concitoyens,

Nous,

Déléguée régionale et responsable CISCO Diego 1 de l’Éducation de Masse et du Civisme,

Nous,

Élèves, enseignants et responsables de l’EPP Avenue Pasteur et du CEG PK3,

Nous,

Membres de l’organisation de la société civile pour l’environnement Mandresy,

Tous ensemble, nous tenons à vous remercier pour vos encouragements, votre confiance et votre contribution à la réalisation des activités d’embellissement de deux écoles publiques de la Commune Urbaine de Diego Suarez.

Merci d’avoir exprimé par votre engagement que la réussite et l’épanouissement de nos élèves passe entre autre par un cadre de vie agréable.

Merci à nous tous : SOREDIE (Société de Réparation de Diégo et Manutention Port), Société d’Études, de Construction et de Réparation Navales (SECREN), Association pour l’Utilisation et la Valorisation des Plantes de Madagascar (AVUPMA), Association Jardin du Monde, Menuiserie face au package Ramena, DREN-DIANA, Club 201, ECO-GIZ, Jeunes Reporters Club de la radio Fagniry (JRC Radio Fagniry), OSC-E Mandresy, Crusoé le clown membre de l’Association Papadou, Restaurant le Melville, Restaurant La Bodega, Centre d’Information Technique et Économique (CITE Antsiranana) et ses menuisiers, ONG Azimut, Denis l’entrepreneur de la Dordogne, tous les membres de l’EPP Avenue Pasteur et du CEG PK3, communauté Facebook !


blog - 01 juin 2016 2de2

Débat public: Comment motiver les jeunes d’Antsiranana à participer aux activités qu’on leur propose ?

blog - 25 avril 2016Les jeunes de la Commune Urbaine de Diego Suarez ont été invités à participer à un débat sur la thématique de l’action bénévole le samedi 26 mars 2016 au café Antirouille de l’Alliance Française de Diego Suarez.

Les organisateurs? L’Association des Jeunes Honnêtes et Intègres et l’Association des Journalistes Professionnels d’Antsiranana (AJPRO).

Les participants  ont échangé  avis et opinions sur la question suivante : Comment motiver les jeunes à participer aux activités qu’on leur propose ?

Voici un résumé des échanges :

RACHIDY Ahamada Ali – Directeur Exécutif à la Maison d’Arnaud :

« Beaucoup d’associations créées, rien de concret réalisé.

«Quand j’étais plus jeune j’ai adhéré à des mouvements associatifs qui menaient des actions qui m’ont interpellé et impressionnée.

Suite à une sensibilisation sur l’engagement bénévole on m’avait dit qu’en adhérant à une association de mon choix j’aurais des avantages en retour de mon implication. Je me ferais de nouvelles relations, j’aurais des responsabilités et des opportunités de voyager. Ce sont des avantages que je n’ai pas compris sur le coup et dont je n’ai pas de suite saisi l’importance.

Avec le temps, je me suis rendu compte que ma participation associative ne correspondait pas à mes attentes ni à celles qu’on m’avait promises. On organisait beaucoup de réunions qui ne menaient pas à grand-chose. Je me posais toujours la même question : pourquoi se réunit-on tous les jours? Puisque je n’ai pas trouvé de réponse à ma question, j’ai quitté le milieu associatif.

J’ai réalisé plus tard que je m’étais trompé! Mon engagement et les retours que j’en aurai ne dépendaient que de ma volonté d’agir.

Ce phénomène de démotivation que je viens de vous décrire affecte à mon avis la mentalité et la motivation des jeunes d’aujourd’hui à participer à toute activité bénévole. Même si on observe de plus en plus de créations d’associations, très peu de choses concrètes sont réalisées. Les associations ne savent pas où aller et comment procéder ».

NOROZARA Évelyne – Présidente fondatrice de l’Association des Jeunes Formateurs Assistants Conseillers Études :

« Changeons notre stratégie de communication avec les jeunes

D’après moi trois choses affectent la motivation des jeunes à participer à toute activité : les jeunes n’ont pas d’outils ou de système d’accompagnement, ils sont démunis et ils font face à trop de magouilles, ce qui les démotive.

Il faut changer notre stratégie de communication avec les jeunes. Les affichages et la publicité ne fonctionnent pas. Il faut aller vers eux et leur parler clairement de la notion d’investissement de temps dans les actions bénévoles».

KOTOSON Cerveau – Responsable des activités culturelles et artistiques de l’Université d’Antsiranana :

« Les jeunes évoluent dans un monde où tout est polémique et tout est politique.

Mon constat est plus global. Ce sont les adultes qui ont créé les jeunes et ce sont aussi les adultes qui ont créé l’alcool et les drogues diverses que consomment les jeunes. Bien sûr chaque personne relève de l’inné et de l’acquis. Mais un jeune imite ce qu’il voit. Alors n’oublions pas la part de responsabilité qu’ont les adultes envers nos jeunes et arrêtons de leur faire porter le blâme si on doit trouver un coupable sur le problème de motivation des jeunes à participer à toute activité. Il existe très peu de modèles dans le monde adulte sur lesquels les jeunes peuvent se fier. Les jeunes évoluent dans un monde où tout est polémique et tout est politique.

Le bénévolat intégral existe-t-il vraiment ? Comment un individu peut-il être bénévole s’il peine à remplir sa marmite ? Il faut prévenir les jeunes qu’avant d’obtenir des résultats de leur implication à une action bénévole par exemple il y a un travail à fournir et ils vont souffrir!

REYDELLET Franklin – Animateur Jeunesse de la Commune Urbaine de Diego Suarez :

« Le manque d’infrastructure pour les jeunes n’est qu’une excuse pour ne rien faire.

Le manque d’outils et d’infrastructures pour susciter la motivation des jeunes à participer à toute activité ne sont que des excuses pour ne rien faire! La question qu’il faut se poser c’est : A-t-on la volonté ? Prenez la Maison des Jeunes d’Antsiranana par exemple. Elle a été construite et inaugurée il y a deux ans et on ne remarque aucun changement de motivation chez les jeunes malgré la création de cette nouvelle infrastructure.

En ce qui concerne l’organisation de ce débat : Pourquoi les jeunes ne sont pas venus en grand nombre ? Leur participation va leur apporter quoi ? Si on souhaite organiser un événement pour les jeunes il faut tenir compte de quatre éléments :

  1. Du moment qu’on choisit. Ce sont les vacances de Pâques en ce moment, donc pour un jeune le choix est vite fait entre participer à une réunion sur le bénévolat et faire la fête.
  1. Du canal de communication qu’on emploie. La motivation des jeunes à participer à un événement dépendra de la personne qui va les appeler à participer. La radio et la télé sont aussi des bons moyens de communication.
  1. Du type d’évènement qu’on organise. Le spectacle attire les jeunes. Comme par exemple lorsque nous organisons des sketchs avec la troupe d’Etweky, la salle de l’Alliance Française est pleine à craquer.
  1. Du lieu qu’on utilise. Allons vers les jeunes dans les fokontany.»

Maryse Sahondra PARENT – Directrice générale de l’ONG AZIMUT, membre de l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement Mandresy :

« Vous dites que Diego Suarez est la ville où personne ne sait dire « non ». Vous ajoutez que ce comportement serait lié soit à la mauvaise foi soit à la peur des jeunes à prendre des responsabilités et à s’engager.

Une dame du nom de Vavyhely qui s’intéresse beaucoup à la psychologie de l’enfant m’a un jour raconté ceci : un enfant de 2 ou 3 ans qui commence à parler, s’affirme en disant « non ». « Non, je ne veux pas me brosser les dents! » ou « Non, je ne veux pas manger mes légumes! ». Ce « non » serait une forme verbale banale qu’utilisent les enfants pour se différencier des autres, pour s’affirmer. Or pour la majorité des parents à Diego Suarez, lorsqu’un enfant dit « non » à ses parents on le traite de maditry (vilain). Les enfants grandissent en associant le « non » à un comportement vilain. Lorsque vous me dite que le « oui » qu’on évoque tout le temps poserait un réel problème au développement et au réel engagement des jeunes, je vous croîs!

RANAIVO ARIVELO Mc Gordon – éternel éducateur, fondateur de l’Organisation de la Société Civile pour l’Environnement Mandresy :

« Encouragez les jeunes à aimer la chose dans laquelle vous souhaitez qu’ils s’engagent et ils vous suivront !

La motivation on doit la trouver à l’intérieur de soi. Les personnes qui aiment mâcher le katy par exemple vont dépenser 3 000 MGA quotidiennement. Comment est-ce qu’en période de crise et de misère ces personnes arrivent-elles quand même à trouver l’argent pour se payer un simple plaisir quotidien ? C’est parce qu’ils aiment le katy. Mon conseil : encouragez les jeunes à aimer la chose dans laquelle vous souhaitez qu’ils s’engagent et ils vous suivront !

Ne prenez pas modèle sur des adultes qui vous déçoivent. Résistez à ces primates! Ne soyez plus révolté et réagissez! L’expérience c’est ce qu’il vous reste lorsque vous avez tout oublié! Engagez-vous! N’attendez pas des avantages.

Jeune, c’est un genre, une catégorie sociale. Vous êtes le présent de la société. Vous choisissez à travers l’expérience heureuse et malheureuse des adultes.

Il faut impliquer les responsables de la CISCO et de la Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA dans les débats que vous souhaitez organiser».

Une étudiante de l’Université d’Antsiranana :

« La motivation des jeunes d’aujourd’hui c’est l’appât du gain.

Lorsque j’ai dit à mes camarades et collègues de l’université que j’allais participer au débat d’aujourd’hui, ils m’ont demandé ce que j’allais gagner en échange de ma participation. C’est cela la mentalité des jeunes d’aujourd’hui. Ils ne se focalisent que sur l’argent. Quand on organise un concours ou un évènement on demande toujours ce qu’on a à gagner pour participer. »

PILLAR Nino – bédéiste professionnel et membre fondateur du Club D-Sary à l’Alliance Française de Diego Suarez :

« Je ne suis pas convaincu de votre démarche pour attirer les jeunes.

(En s’adressant aux membres de l’Association Jeunes Intègres et Honnêtes) La thématique que vous avez choisie initialement pour votre débat « Jeunes et Bénévolat: l’argent est-il un atout ou un frein à l’initiative et à la participation citoyenne » n’est d’après moi pas inclusive et n’attira pas les jeunes comme vous l’espérez. Les mots que vous utilisez sont trop abstraits comme « bénévolat »  ou « participation citoyenne ». Si le public visé par vos échanges ce sont les jeunes alors il faudrait revoir tous ensemble votre stratégie de communication. Jusqu’à présent, je ne suis pas encore convaincu. »

Promotion du bénévolat malgache pour la protection de l’environnement : une solution ?

blog - 01 mars 2016 1de3Ambition territoriale : des communes éco-citoyennes

Les effets de la déforestation, du changement climatique, de la pollution, de l’érosion de la biodiversité présentent de sérieux problèmes aux habitants qui vivent sur le territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) dans le nord de Madagascar.

En présence de la pauvreté omniprésente, d’une gouvernance défaillante, d’une démographie galopante, de l’augmentation rapide des besoins en eau et énergie, d’une négligence généralisée envers l’environnement par les populations, les ressources naturelles du territoire de l’ACPU D/S font l’objet de pressions environnementales qui ne cessent de croître.

Pour y faire face, l’ACPU D/S s’est dotée fin 2015 d’une stratégie intercommunale de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs est de renforcer le concept d’écocitoyenneté et plus particulièrement auprès des jeunes dont le poids démographique est de plus en plus important sur le territoire (49 % de la population est âgée de moins de 16 ans). Cet objectif vise tout d’abord à la mise en place d’une campagne d’information, d’activités de sensibilisation et de séances de formation à la protection de l’environnement. Toutefois à L’ACPU D/S, on est conscient qu’il faut aller au-delà de cette visée. Il faut inciter les jeunes à prendre en compte, au quotidien, des conséquences de leur comportement négligent vis-à-vis leur milieu de vie.

Formation d’éco-citoyens : des obstacles difficiles à surmonter

D’importantes mesures en matière d’éducation environnementale ont été proposées par le gouvernement malgache depuis 1978 qui ont été suivies sur le territoire national par des activités d’éducation environnementale menées par des ONG tant nationales qu’internationales.

À Diego Suarez, les impacts de ces mesures et de ses activités  ont été fort mitigés pour ne pas dire absents. On peut en observer l’effet dans la raréfaction des pluies et de tarissement des eaux causés par le déboisement, par la négligence dans la gestion des ressources naturelles, et par l’augmentation alarmante des pollutions de tous genres. Des facteurs associés au quasi échec de ces mesures et activités dans le secteur éducatif de Diego Suarez ont été identifiés :

Problématique 1 : Une gestion décentralisée complexe

  • Le suivi des projets lancés à partir de la capitale Antananarivo est difficile à assurer étant donnée la distance qui la sépare de Diego Suarez ;
  • La faiblesse du financement qui est alloué aux projets locaux mis en place en provoque l’essoufflement ;
  • Le peu d’opportunités d’autofinancement des structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement ;
  • Le manque de synergie entre acteurs sur les activités mises en place si bien qu’elles n’ont pas de portée effective sur la population.

Problématique  2 : Un leadership qui s’essouffle

  • Le manque de leaders et d’animateurs locaux spécialisés dans l’environnement et capable d’encadrer des activités auprès des jeunes ;
  • Les leaders environnementaux en poste sont peu nombreux et surmenés ;
  • Le faible taux de recrutement des structures favorisant la préparation de la relève de leaders environnementaux ;
  • Le manque de modèle de bonne conduite à tous les échelons de la société diégolaise.

Problématique 3 : Un système éducatif défavorable

  • Les progrès en matière d’éducation environnementale ont été limités sur le plan théorique, et sont restés de simples connaissances non mises en pratiques, si bien que les outils développés n’ont pas d’impact sur le comportement des jeunes ;
  • L’enseignement de l’éducation relative à l’environnement n’est pas harmonisé entre les différents milieux où évoluent les jeunes ;
  • Le programme d’éducation relative à l’environnement n’est pas à jour, ne reflète pas les réalités du pays, et ne valorise pas le savoir-vivre malgache ;
  • Les enseignants n’ont pas accès au programme et aux outils développés ;
  • Les enseignants ont peu d’autorité sur leurs élèves et le règlement intérieur des établissements scolaires n’est pas valorisé ;
  • Le non-respect des critères de recrutement en termes de compétences en éducation à l’environnement des enseignants ;
  • L’absence de formation initiale et le peu de formation continue en environnement pour les enseignants ;
  • Les maigres salaires des enseignants qui influent sur leur motivation à participer aux programmes ou activités sans obtenir une compensation financière en retour de leur implication ;
  • Certaines structures décentralisées de l’état en charge de l’éducation relative à l’environnement sont inactives ;
  • L’importante proportion d’enseignants (FRAM) dans la région DIANA qui ne sont pas des fonctionnaires ;
  • L’éducation civique et citoyenne est considérée comme une sous matière ;
  • Le manque d’enseignants, les classes surchargées et les enseignants surmenés qui engendrent des retards dans le programme d’enseignement.

L’ampleur des problématiques évoquées sont si complexes qu’il est difficile de savoir où donner de la tête.

Partenaires_OEMCPromotion du bénévolat malgache pour l’environnement : une solution ?

Le bénévolat pour l’environnement a été identifié comme moteur permettant de transformer le rythme et la nature du développement tout en profitant à l’ensemble de la société et à la personne qui se porte bénévole. Serait-ce là une solution permettant de surmonter les difficultés évoquées ci-dessus ?

Le Ministère de l’Éducation Nationale, à travers l’Office de l’Éducation de Masse et du Civisme (OEMC), est convaincu, qu’associer les jeunes de façon bénévole dans la restauration et la défense des causes environnementales, est un facteur clé de formation et d’apprentissage des futurs citoyens conscients et responsables et est indissociable au processus de développement. Lors de la première célébration de l’année du volontariat à Madagascar en décembre 2014 un appel a été lancé en direction des différents acteurs du volontariat à Madagascar (organisations de la société civile, ONGs, médias, secteurs privés, Gouvernement) afin d’appuyer la structuration et renforcer l’impact socio-environnemental de la mobilisation volontaire sur le territoire. Bien que différent du bénévolat, l’organisation de cette célébration autour du volontariat malgache marque une volonté de l’état à promouvoir l’implication citoyenne au développement du pays.

blog - 01 mars 2016 3de3Plateforme de coordination d’activités bénévoles pour l’environnement

Azimut et la Direction Régionale de l’Éducation Nationale projettent de développer une plateforme de coordination d’activités bénévoles de jeunes leaders au service de l’environnement. Il s’agit de favoriser la participation de jeunes diégolais au processus de développement de leur région. La plateforme poursuit les cinq objectifs suivants :

  • Créer un environnement favorable au développement du bénévolat ;
  • Développer le civisme des jeunes ;
  • Harmoniser et multiplier les activités des jeunes au service de l’environnement ;
  • Consolider l’esprit d’initiative des jeunes ; et
  • Renforcer la société civile pour l’environnement de la région DIANA.

Camille Mondon, qui séjournera chez Azimut de la mi-février au début juillet 2016,  accompagnera la mise en place de cette plateforme. Camille constituera une banque de données informationnelles sur les leaders au service de l’environnement à Diego Suarez.  Il en tirera les modalités de fonctionnement d’un groupe  de bénévoles choisi parmi ces leaders. Elle participera enfin au développement d’activités recrutement et de fidélisation  de ces derniers

Camille, originaire de La Réunion,  est titulaire d’un Master 2 en Génie Urbain et de l’Environnement de l’université de La Réunion. Elle a animé et coordonné des projets associatifs de développement social et de prévention en santé et environnement à la Réunion.

Bienvenue chez Azimut Camille !

Bienvenue chez Azimut Camille !

Vers une coordination des activités d’éducation morale et civique des jeunes antsiranais

blog - 29 février 2016Une enquête réalisée par le Consortium National pour la Participation Citoyenne du 15 mars au 5 avril 2013 sur les perceptions des jeunes malgaches de 15 à 24 ans à propos de la vie nationale, de la conduite des affaires publiques, ainsi que de leurs centres d’intérêts concernant l’éducation, l’emploi, la santé et l’environnement a permis de cerner les principaux problèmes de ces jeunes (alcoolisme, drogue, avortement, cas de grossesses précoces, phénomène de mères célibataires) et de corroborer l’avis de la Direction Régionale de l’Éducation Nationale DIANA et de ses services rattachés au sujet des difficultés que connaît l’enseignement moral et civique au sein des écoles.

Certains des établissements primaires et secondaires de Diego Suarez feraient la part congrue à cette matière. Serait-ce là une part d’explication au manque d’intérêt de la population vis-à-vis de la malpropreté et de la pollution des lieux publics ? Devrait-on y attribuer une des causes de la montée de la délinquance et du décrochage scolaire, du non-respect des valeurs familiales et culturelles, de la difficulté de s’occuper d’autrui et de se préoccuper du bien commun, de la sexualité précoce?

La Grande Ile compte actuellement plus de 22 millions d’habitants dont la moyenne d’âge est de 18 ans. Plus de 13 millions de jeunes du pays sont âgés de 10 à 24 ans. Selon l’Observatoire des Droits de l’Enfant de la région Océan Indien, ce nombre sera multiplié par deux en 2025. La situation de l’éducation à la citoyenneté et au civisme, est préoccupante quand on connaît le poids de la jeunesse dans le développement à Madagascar. D’après le Directeur de l’Institut National de la Jeunesse, il faut que des mesures soient prises pour répondre au mieux aux besoins des jeunes. Les lacunes en information, mais aussi la culture, la tradition, la timidité ainsi que le manque de volonté constitueraient les principaux freins à la participation des jeunes à la vie sociale.

Une réaction à cet état de fait est amorcée. Les programmes d’éducation civique dans les collèges d’enseignement général et dans les lycées sont fixés et appliqués à partir de l’année scolaire 2015-2016, par le Ministère de l’Éducation Nationale. Madame le Délégué Régional de l’Éducation de Masse et du Civisme (DREMC) effectue des démarches de sensibilisation depuis octobre 2014, d’une part, auprès de la population par le biais des médias et, d’autre part, par l’éducation des parents. La Déléguée est d’avis que la promotion du civisme passe aussi par les parents et par les autorités scolaires. Il s’agit d’élaborer un programme favorisant l’apprentissage de notions de civisme autant chez les adultes que chez la jeunesse. Ce programme et les activités qui ont déjà été entreprises entrent dans le cadre de la nouvelle Politique Municipale de Développement Social (PMDS) de la CUDS.

Conscients de l’importance de renforcer le civisme et le sens moral chez les jeunes, Azimut et la DREN-DIANA ont conjugué leurs forces afin de dresser un premier portrait de l’éducation à la citoyenneté et au civisme au sein des établissements scolaires de la CUDS. Les deux parties ont mené conjointement une enquête le 13 mars dernier à l’EPP La Vigerie auprès de 77 enseignants provenant des 21 écoles publiques de la CUDS. Ils ont cherché réponse à de nombreuses questions lors de leur enquête : Enseigne-t-on l’éducation civique dans l’ensemble des écoles publiques de la CUDS ? Comment est dispensé cet enseignement ? Quels sont les supports et les documents utilisés ? La notion d’éducation civique est-elle comprise de la même façon par tous les enseignants ? Que pensent les enseignants du programme d’éducation civique et de l’impact sur le comportement de leurs élèves?

D’après le résultat de cette enquête, 56 % des enseignants n’ont reçu qu’une formation partielle d’éducation civique. En effet, retirée du programme d’enseignement national en 1975, l’éducation civique n’a été réintégrée qu’en 1991 au sein des écoles publiques de la Grande Île. Ces enseignants se disent, en majorité, insatisfaits du programme d’éducation civique et de l’impact de l’enseignement de l’éducation civique sur le comportement de leurs élèves. Ils citent le manque de documentation et d’outils pour assurer l’enseignement des leçons, les lacunes pédagogiques (méthodes d’enseignement et thématiques non adaptées ou désuètes, trop courte durée et faible fréquence des leçons), la faible implication des parents dans l’éducation civique de leurs enfants et le besoin de formation à l’enseignement de cette matière. Les élèves ne verraient pas l’intérêt à appliquer les notions enseignées en classe dans leur vie quotidienne.

Appuyée par la DREN-DIANA, Azimut et de nombreux organismes expérimentés dans le domaine souhaitent dynamiser et harmoniser l’enseignement du programme d’éducation civique national dans les écoles publiques de la CUDS afin de lutter contre les problèmes de comportement civique chez la jeunesse. Dans le but de renforcer l’esprit de solidarité et les échanges d’expériences entre les différents acteurs-clés impliqués dans l’éducation civique des jeunes et ainsi assurer une synergie d’action entre ces différents acteurs, une réunion a été organisée le 29 avril 2015 au bureau Chef de la Région DIANA.

Les manquements aux règles du civisme s’observent à tous les échelons de la société diégolaise. La jeunesse n’est pas épargnée. Comment remédier à cet état de fait ? Quelles actions prioriser pour redresser la situation ?

Un compte-rendu de cette première rencontre se veut un début de réflexion de proposition concrète de coordination des activités d’éducation civique à proposer aux jeunes de la communauté urbaine de Diego Suarez. Puisse-t-il servir à faire vivre le Conseil Régional de l’Éducation mis en place en 2014.

Toutefois, à l’issue de ce travail, une question subsiste : comment passerons-nous à l’action une fois les problèmes identifiés, les données analysées et les axes d’intervention fixés? « Appuyons nous sur ce qui existe localement » et « Soyons pratiques ! » sont les mots d’ordre de l’ensemble des acteurs à l’issue de cette rencontre.

Un bédéiste antsiranais sensibilise les ados aux dangers de la grossesse précoce

Faisant suite à notre précédent billet intitulé « Le Club D-Sary et la lutte contre la grossesse précoce » nous souhaitons vous présenter Gianfranco Henri Houdounou, l’artiste bédéiste auteur d’une planche dessiné sur ce thème en partenariat avec l’ONG Azimut.

Originaire de Diego Suarez, Gianfranco Henri a commencé à dessiner à l’âge de 5 ans inspiré par les dessins animés de Dragon Ball Z. Il s’en inspire dans un apprentissage soutenu des techniques du dessin manga qu’il peaufinera au cours des années. De nombreuses années d’échanges qu’il entretien avec des camarades aussi passionnés que lui de dessins manga alimentera sa flamme.

En février 2015, l’Alliance Française de Diego Suarez a décidé de modifier sa structure d’appui à la culture et aux arts, jusqu’alors fortement orientée vers la danse et le chant, en favorisant l’ouverture du club de bandes-dessinées « D-Sary ». Gianfranco Henri a rejoint les rangs de ce club qui attire tous les samedis de jeunes antsiranais créateurs de BD ou intéressés par l’apprentissage du métier de bédéiste.

L’Alliance Française, en plus de mettre à la disposition du club un local pour les rencontres hebdomadaires, achète les fournitures nécessaires et dispense des formations en techniques de dessin. On y organise expositions, ateliers de professionnalisation et des rencontres avec des artistes reconnus.

Gianfranco Henri cherche sa voie : il veut développer un style personnel proche du heroic fantasy, ces bédés qui traitent d’aventures héroïques dans des mondes imaginaires relevant de l’Antiquité ou du monde médiéval.

La tenue de la 1ère semaine de la bande-dessinée à Diego Suarez qui s’est déroulée à l’Alliance Française du 7 au 12 septembre 2015, a permis à Gianfranco Henri de confirmer son ambition de trouver un éditeur. Il songe à faire du métier de bédéiste son gagne-pain. En attendant, il poursuit des études en techniques bancaires et assurances à l’Institut Supérieur de Technologie d’Antsiranana.

Vous pouvez suivre le travail de Gianfranco Henri en rejoignant sa page Facebook. Son nom d’artiste est Ghot012 et il signe ses dessins sous le hashtag #SHK.

Un jeu d’éducation à l’environnement vers un développement durable: version Diego Suarez

En 1991, Vintsy, le trimestriel malgache d’orientation écologique publie un article alarmant : « La Montagne d’Ambre : Avant qu’il ne soit trop tard ». On y attirait l’attention sur l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Antsiranana. Cette eau provient de sources type lac de cratères situées dans le parc national de la Montagne d’Ambre. Selon le magazine Vintsy, sur les 70 sources recensées dans la Montagne d’Ambre, il n’en restait plus que 18. Un technicien de la JIRAMA, la compagnie nationale qui assure l’alimentation en eau et en électricité à Madagascar, nous informe que le nombre de sources actuelles est de 6.

Or, du fait de la démographie galopante, et partant de l’augmentation concomitante des besoins en eau et énergie, la ressource hydrique du territoire de l’Association des Communes du Pôles Urbain (ACPU D/S) fait l’objet de pressions qui vont s’accroissant. En réaction l’ACPU D/S a élaboré une stratégie de gestion des ressources naturelles dont l’un des objectifs vise le renforcement de l’écocitoyenneté, en particulier auprès des jeunes. Un des moyens pour atteindre cet objectif est de promouvoir des activités qui favorisent l’éducation à l’environnement vers un développement durable. Cette initiative recueillerait l’appui des établissements scolaires. En effet l’ensemble des enseignants et des acteurs locaux impliqués dans l’éducation à l’environnement vers un développement durable s’entendent sur le fait que les sorties scolaires de groupes d’élèves et d’étudiants suscitent l’intérêt de ces derniers et favorisent dans la foulée leur apprentissage à la protection de l’environnement.

Toutefois, organiser de telles sorties n’est pas une tâche de tout repos. Face au budget restreint des établissements scolaires, aux classes surchargées, aux difficultés à assurer le transport des élèves et leur sécurité, l’ACPU D/S a suggéré à chaque commune de désigner sur leur territoire un site où les enseignants amèneraient leurs élèves pour y conduire des séances de travaux pratiques.

La Commune Urbaine de Diego Suarez (CUDS) a arrêté son choix sur le Jardin Tropical, une mini forêt humide située en plein cœur de Diego Suarez. Une équipe, placée sous la houlette de l’ONG Azimut, a monté un jeu qui à la fois intègre les principes de l’éducation au développement durable et de plus épouse les objectifs fixés par la Politique nationale d’éducation relative à l’environnement et au développement durable (P.E.r.E.D.D, décret n°2013-880). Le jeu en question contribue à la mise en œuvre de la stratégie de gestion des ressources naturelles de l’ACPU D/S, répond aux besoins des enseignants et de la commune et est modulable selon les divers groupes d’âge. Il intègre aussi les activités des personnes impliquées dans la gestion de la forêt et de l’eau douce dans la région DIANA.

L’essentiel de ce jeu est de proposer aux élèves des questions à répondre concernant l’origine de cette eau  qui sort des robinets et des puits de la ville dans le but d’expliquer le cycle naturel de l’eau. Le jeu présente des expériences réalisables en classe ou à la maison et des mises en situation pour identifier les causes de la raréfaction de l’eau potable. Il s’agit d’attirer l’attention des élèves sur la gravité des problèmes d’approvisionnement en eau potable et de les inciter à suggérer des solutions pour y obvier. Le jeu pointe le doigt sur des solutions partielles : l’utilisation de réchauds améliorés et du charbon vert. L’activité se termine par une visite du Jardin Tropical et la découverte in situ de l’importance mutuelle de l’eau et de la forêt pour le bien-être de la population.

Le jeu a été favorablement accueilli dans une série de pré-tests par les élèves qui en ont fait l’essai durant les vacances scolaires. Ils ont semblé ravis des interventions de l’animateur. Des observateurs ont assistés à une première séance : Monsieur Aly Ramasilahy ABOUDOU, Conseiller Animateur en Gestion des Ressources Naturelles du Service d’Appui Technique Intercommunal, Madame Alexandra Véronique JAOZAFY MAMY, Chef de division de l’éducation à l’environnement au sein de la DREN DIANA et Madame Sylvia Karany MBOTIANJARY, Déléguée de l’Éducation de Masse et du Civisme DIANA. Ces derniers ont évoqué quelques problèmes : d’une part certaines des expériences proposées seraient difficilement menées à terme à la maison car certains parents ne souhaitent pas que leurs enfants manipulent le matériel de cuisine ; d’autre part le site du Jardin Tropical n’est pas accessible aux écoles situées hors du quartier de la Place Kabary ; en outre certains élèves se sont dits incapables d’oser suggérer à leurs parents d’utiliser charbon vert ou réchauds améliorés.

Le jeu sera proposé aux écoles du quartier de la Place Kabary au courant de l’année scolaire 2016 qui a débuté au début octobre. L’ACPU D/S veut profiter de cette activité pour harmoniser l’enseignement scolaire et les activités que propose le Jardin Tropical.