École verte à Madagascar : Des leçons à considérer pour les écoles et les partenaires

Entretien jardin d'ecole« Une école primaire déterminée à former, dans un cadre pédagogique inspirant, une génération citoyenne soucieuse de l’environnement ». C’est ce qui qualifie l’école publique primaire (EPP) Avenue Pasteur au regard des travaux d’embellissement que ses membres lui procurent malgré des difficultés techniques et financières. En 2016, des travaux d’embellissement ont été amorcés par l’école, avec la collaboration de l’ONG Azimut et de la société civile Mandresy. Ces travaux ont abouti en la construction de parterres et d’une aire de jeux à partir de matières recyclées. L’expérience vécue par l’EPP Avenue Pasteur en 2016 fournit des leçons à partager avec les écoles intéressées à s’engager dans des projets « école verte » similaires.

Témoignage de Madame Olga Ratsimbaharisoa, directrice de l’EPP Avenue Pasteur, deux ans après la collaboration.

blog - 20 juillet 2018 1de2« Entretenir un espace vert et divertissant est un défi que je me suis fixé pour maintenir l’intérêt des élèves pour l’éducation et l’environnement. » Depuis les premiers embellissements,  Madame Ratsimbaharisoa et son corps enseignant ont pu constater des résultats concrets sur la motivation des élèves à fréquenter l’école : « Ils sont nombreux à venir plus tôt que prévu à l’école pour savourer des moments de plaisir dans des galops parmi les attractions en pneus recyclés ».

Les espaces verts aménagés sont utiles pour mobiliser les enfants autour des principes de l’écologie enseignés dans les classes. Au début, la directrice rapporte qu’il fallait inciter les jeunes à prendre soin des parterres en leur faisant de nombreux rappels à ce propos. A présent, cela fait partie de leur quotidien. Des automatismes ont été créés. Aujourd’hui, si les élèves trouvent des déchets par terre, ils les ramassent.

Une leçon à retenir pour les collaborateurs souhaitant appuyer des projets d’embellissement

blog - 20 juillet 2018 2de2Les aménagements réalisés par l’ONG Azimut en 2016 nécessitent des entretiens périodiques (ajout d’engrais et de fleurs, travaux de peinture) et l’achat de matériels de jardinage. L’école a mis en place un système d’organisation interne qui appelle à l’engagement du personnel et des élèves pour l’arrosage des parterres de fleurs. Chaque classe s’occupe du secteur qui lui est attribué. Cette mobilisation est couronnée chaque fin du mois par la journée statutaire consacrée au nettoyage de l’enceinte scolaire.

Les aires de jeux nécessitent en contrepartie plus d’investissement. « Il y a eu des périodes où les bancs à base de pneus s’étaient détériorés. Or, l’école ne dispose pas de budget propre pour financer ce type d’activités » partage la Directrice. Pour tenter de financer ce type d’entretien, l’école a adopté des options qui n’ont toutefois pas abouties. En voici les raisons :

  • La participation financière libre. Cet appel a été adressé aux parents d’élèves et au personnel. Tenant compte des difficultés sociales et financières à Madagascar, cette option n’aura pas porté de fruits. « Les parents d’élèves eux-mêmes ont encore du mal à payer les charges de scolarité de leurs enfants » selon les responsables.
  • La recherche de partenaires. Le personnel de l’école n’a pas les compétences pour monter un document de projet. En outre, les informations sur les appels à projet potentiels ne leur parviennent pas.

Des facteurs importants à considérer

Avant qu’une école malagasy envisage un projet d’embellissement il faut tenir compte de quelques éléments :

  • Le plan d’aménagement de l’école: Il faut prendre en considération les espaces disponibles pour les parterres et les aires de jeux. Identifier les zones potentielles et penser à segmenter les espaces dédiés (p.ex. : pour les activités d’éducation physique).
  • La sécurisation de la cour d’école: Les zébus, poules et chèvres circulent encore en toute liberté dans les villes et villages de Madagascar. En installant une clôture ou un muret, on évite que les animaux viennent brouter et déraciner le fruit du travail des élèves et enseignants qui s’investissent bénévolement dans l’entretien des parterres.
  • L’accès à l’eau et le choix des plantes : Entretenir un parterre de fleurs requiert des arrosages fréquents. Une école qui ne dispose pas d’accès facile à l’eau, doit s’interroger sur le type de plantes le plus adapté aux conditions environnementales dans sa localité. Attention toutefois aux plantes pouvant porter atteinte à la sécurité et à la santé des élèves.
  • L’entretien des parterres et des infrastructures : Il faut mettre en place une forme d’organisation adaptée au contexte de chaque établissement et considérer devoir s’investir durant les absences du personnel et des élèves.
  • La rentabilité financière : Mettre en place une aire de jeu ou des espaces verts requiert de l’entretien et donc des dépenses annuelles. Celles-ci ont-elles été prises en considération dans le budget par la direction de l’école avant de s’engager dans le projet ?
  • La cohérence avec les activités de l’école : Rallier les initiatives de l’école avec d’autres programmes ou recommandations émanant de l’Etat ou d’autres organisations, permet de consolider les objectifs visés par la mise en place d’embellissements dans la cour de l’école.

Un conseil aux établissements scolaires : Si mettre en place un projet d’embellissement apparaît complexe, démontrer une participation franche lorsqu’un appui est à disposition rassure d’éventuels collaborateurs. Le démontrent l’engagement de l’EPP Avenue Pasteur dans le maintien des embellissements de 2016 et la participation de la Directrice qui prend à sa charge l’achat de nouveaux plants. Ce sont ces facteurs qui ont incité un particulier du secteur à offrir un toboggan et une balançoire pour agrémenter l’aire de jeu.

Mesure de la perception des usagers des services publics à Madagascar : une nouvelle enquête à portée régionale

L’ONG Azimut travaille à la mise en place d’un dispositif d’évaluation de la satisfaction des citoyens des services publics de 17 communes rurales de la Région DIANA.

blog - 14 avril 2018 1de2L’amélioration de la qualité des services publics offerts à la population de la région DIANA, dans le nord de Madagascar, est un enjeu important à la fois pour l’État Malagasy et pour les acteurs du Projet de développement communal inclusif et de décentralisation (ProDéCID).

C’est dans ce contexte que l’ONG Azimut, le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) et le ProDéCID ont contribué à monter une nouvelle enquête pour mesurer la perception d’usagers de zone rurale au sujet des services de base et administratifs dont ils bénéficient.

Chargée de mener cette enquête, l’ONG Azimut compte sur la participation des Comités de Contrôle Citoyen (CCC) mis en place par le BIANCO à Antsiranana dans 17 communes rurales de la région DIANA. La mission qui leur a été confiée par le BIANCO est d’effectuer le suivi de la bonne application des « standards de services administratifs » dans le but d’améliorer la transparence et le traitement égalitaire des citoyens en ce qui concerne l’émission des actes d’état civil notamment.

L’ONG Azimut envisage de confier aux membres des CCC le suivi de la gestion de ces services de base qui regroupent l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable, la gestion des déchets et l’assainissement. Un programme d’accompagnement des membres des comités de contrôle citoyen a été développé pour permettre à ces derniers de mener l’enquête en toute autonomie.

blog - 14 avril 2018 2de2Durant la première semaine du mois d’avril, les questionnaires d’enquête élaborés ont été soumis à une phase « test » auprès de citoyens de la commune urbaine de Diego Suarez. Les animateurs de l’ONG Azimut ont retenu quatre points stratégiques : une école publique, une borne fontaine, la commune et un centre de santé de base. Cette phase préparatoire a pu porter un regard attentif sur les réactions possibles des interviewés et sur leur compréhension des questions. Dans l’ensemble, l’équipe d’animateurs est satisfaite des résultats. Après quelques révisions et recadrages, Azimut est prête à passer à l’action et à prêter main forte aux membres des CCC.

On ne s’attend certes pas que cette enquête puisse répondre à tout. Toutefois, l’éclairage apporté sur le plan de l’organisation des services, complémentaire aux données portant sur la santé, l’accès à l’eau potable, ou l’éducation de la population, saura contribuer à définir les priorités d’action pour améliorer la satisfaction des usagers.

Produire une information statistique pertinente, fiable, intelligible et accessible, c’est là l’engagement « qualité » de l’ONG Azimut d’ici la fin de l’année 2018.

Gestion des services publics en zone rurale à Madagascar : problèmes majeurs et solutions possibles

Monsieur Alain Zomadi, consultant béninois, spécialisé dans la gestion des services communaux en Afrique de l’ouest, a animé un atelier de travail organisé par le ProDéCID-GIZ (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) les 14 et 15 mars 2018 à l’hôtel La Terrasse du Voyageur à Antsiranana.

Les acteurs du projet d’amélioration de la qualité des services communaux et des représentants de 17 communes rurales ont alimenté les débats autour des problématiques qui endiguent la saine gestion des services de base dans les communes rurales de la Région DIANA.

blog - 05 avril 2018 2de3Dans une ambiance franche et amicale, les échanges ont porté entre autres sur les questions de confiance et de volonté politique, sur les compétences et les connaissances des acteurs communaux pour assurer leurs responsabilités, ainsi que sur les problèmes de financement pour l’entretien et la gestion des infrastructures.

Voici un résumé des débats, un aperçu des recommandations apportées par Monsieur Alain Zomadi et une présentation des perspectives de travail pour l’ONG Azimut dans le cadre de son projet intitulé « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

Des textes hors de portée

Dans la région DIANA, il existe un problème d’accessibilité aux textes de lois et à leurs décrets d’application concernant la délégation de gestion des services publics. Les dirigeants des communes ont difficilement accès à ces références qui définissent les responsabilités et modalités de gestion dans les communes. De ce fait, de nombreux maires ne maîtrisent pas leurs contenus. D’après Monsieur Zomadi, il est nécessaire que l’ensemble des acteurs concernés connaissent et s’approprient les textes réglementaires et légaux sur la délégation de gestion des services publics pour permettre un partenariat équilibré entre les Communes et les Associations de la région. L’ONG Azimut prévoit rassembler et compulser ces documents de référence afin de les mettre à disposition des parties concernées et de les vulgariser dans un souci de compréhension pour tous.

Une compréhension erronée de la gestion

blog - 05 avril 2018 1de3Il existe de la confusion concernant la propriété des infrastructures situées sur le territoire communal. À qui appartiennent-elles ? Précisons que le constat est sombre quant à l’état des infrastructures en zone rurale : environ 90% de ces dernières seraient en « piteux état » selon les résultats préliminaires des travaux sur le Registre des Infrastructures Communales (RIC) présentés lors de l’atelier. Il s’agit d’un symptôme d’une gestion déficiente ou mal comprise. D’après l’étude sur le RIC, il n’existerait aucun répertoire des infrastructures dans les communes et des maires ignoraient même l’existence de nombreuses infrastructures au niveau de leurs localités respectives. Interrogés sur l’identité des propriétaires des infrastructures de base dans les communes, la majorité des personnes enquêtées (communes, citoyens) n’en savait rien.

Un manque de confiance répandu

Un problème récurrent qui limite la coordination des activités au sein des communes est le manque de confiance entre la population, les services techniques déconcentrés (STD) et les dirigeants des Communes. Les causes évoquées lors de l’atelier sont diverses mais elles sont toutes associées au manque de transparence des flux financiers : dépenses non justifiées, promesses non tenues, manque d’explication sur le choix des achats effectués par les Mairies, suspicion de disparition de sommes d’argent au sein des structures de gestion… Cette crise de confiance est fortement accentuée pour la Commune et les STD et, à l’heure actuelle, il n’existe aucune convention de partenariat qui définisse les engagements et responsabilités de chacune des parties dans la gestion des infrastructures communales.

blog - 05 avril 2018 3de3Pour réguler ce « capital confiance », le consultant-invité a proposé de normaliser les procédures de reddition des comptes (notion de redevabilité) dans la Région en développant un guide qui en décrirait les étapes, les procédures et les canevas à compléter. Il s’agit de répéter une expérience qui a profité au Bénin: « on a réglé ce problème de confiance en insistant sur la nécessaire reddition des comptes », selon Monsieur Zomadi. Ce dernier a également insister sur l’importance d’établir des conventions claires pour clarifier l’engagement et la responsabilité des entités dans le cadre de la délégation de gestion des services publics. Pendant l’atelier, trois groupes de travail ont été constitués autour des thématiques de gestion des services d’accès à l’eau potable, d’éducation et d’assainissement (solide et liquide). Le résultat attendu ? Concevoir des conventions de partenariat entre les STD concernés et les communes qui éclairciront les engagements et responsabilités de chacune des parties.

Une communication quasi absente entre les communes et les citoyens

Pour tenter de rétablir la confiance entre dirigeants communaux et la population, l’ONG Azimut prévoit, courant avril 2018, mettre en place un dispositif pour donner une voix aux citoyens afin qu’ils puissent formuler leur appréciation auprès de leurs dirigeants sur les services publics qui doivent leur être rendus. Pour y arriver, Azimut accompagnera des groupes de contrôle citoyens dans 17 communes de la région, pour mener des enquêtes d’évaluation de la satisfaction des usagers sur six services : l’accès à l’eau potable, l’éducation, la santé, la gestion des déchets, l’assainissement de base et la gestion de l’état civil. Au cours de l’atelier, les questionnaires d’enquête ont été révisés et validés par l’ensemble des acteurs.

Les membres de l’équipe de l’ONG Azimut souhaitent adresser leurs vifs remerciements à Monsieur Alain Zomadi et à l’équipe du ProDéCID Antenne DIANA pour l’organisation de cet atelier.

Restez informé sur notre site. Nous publierons d’autres articles sur le projet « Amélioration de la qualité des services communaux pour les citoyens de la DIANA ».

L’ONG Azimut reçoit une subvention pour l’amélioration des services communaux dans la région DIANA

Une subvention locale a été octroyée à l’ONG Azimut en novembre 2017 par le GIZ-ProDéCID (Projet de développement communal inclusif et de décentralisation) pour participer à l’amélioration de services communaux publics de base et de services administratifs ciblés de 17 communes groupées dans les districts de Diego II, d’Ambilobe et d’Ambanja. L’ONG Azimut se propose d’impliquer tous les acteurs clés dans l’atteinte de cet objectif. Les premières étapes ont été entamées.

blog - 26 février 2018 1de2L’amélioration de la gestion et de la qualité des services publics de base au niveau communal fait partie des défis à relever dans le processus de décentralisation à Madagascar. Le manque d’implication citoyenne dans la gestion des services, l’absence de synergie entre les acteurs locaux et l’insuffisance des moyens humains, matériels et financiers, endiguent la capacité des communes à jouer leur rôle de coordinateurs du développement local. De nombreux usagers sont insatisfaits des services publics rendus. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de mobiliser tous les acteurs (population, organisations de la société civile, services techniques déconcentrés) pour l’amélioration de la gestion des services de base. L’implication des Organisations de la Société Civile (OSCs) dans la gestion de certaines infrastructures communales apparaît comme une piste d’amélioration de la situation.

blog - 26 février 2018 2de2Quinze projets de gestion des services publics seront soutenus  financièrement dans la région DIANA. Pour sélectionner ces projets, un concours a été lancé fin 2017 dans les 17 communes partenaires de la région. Suite à une première sélection, 24 projets portant sur l’éducation, la santé, l’état civil et l’accès à l’eau potable ont été retenus pour être approfondis et faire l’objet d’une seconde sélection qui aboutira sur leur concrétisation avec le soutien financier du GIZ-ProDéCID et un accompagnement technique de l’ONG Azimut.

Une formation encadrée par l’ONG Azimut et Genderlinks (ONG impliquée dans la promotion de l’égalité des genres) a été organisée le 07 et 08 février 2018 à l’Hôtel La Terrasse du Voyageur pour renforcer la capacité des acteurs concernés. Y ont participé les maires des 17 communes rurales, les responsables des services techniques déconcentrés et les porteurs de projets. Il s’agissait d’une étape clef pour clarifier le rôle de chacun des participants dans l’objectif d’améliorer la collaboration entre les citoyens et les responsables des communes. Les modes de gestion d’infrastructures communales, la responsabilité respective de chaque entité et l’intégration du genre dans les projets ont été passés en revue. Assistés par des techniciens et des représentants de chaque secteur (éducation, santé, eau et assainissement), les porteurs de projets ont pu remanier certains détails techniques de leurs projets.

De retour dans leurs communes respectives, les 24 porteurs de projets sont à présent en train de peaufiner leur dossier de projet avec l’accompagnement des animateurs de l’ONG Azimut. La sélection finale des projets est prévue au cours de mars 2018. Affaire à suivre.

Formation à l’utilisation du kit MAD’ErE : un bilan positif

blog - 05 janvier 2017 1de2Le programme de formation à l’utilisation du Kit MAD’ErE (MAtériel Didactique pour l’Education Relative à l’Environnement) qui a été ciblé pour le corps enseignant de 6 écoles primaires publiques s’est soldé par une réunion de capitalisation le 01 décembre 2017 en présence des instituteurs et des responsables pédagogiques de la circonscription scolaire du District Diego II. Pour Azimut et ses collaborateurs, cette réunion a été l’occasion de recueillir les principales leçons apprises lors de cette formation pilote et de dégager des principes généraux pour la formation des adultes en milieu scolaire, principes qu’ils pourront réutiliser dans d’autres contextes en milieu rural.

Le programme de formation mis en œuvre par le consortium Azimut/SAGE s’est majoritairement déroulé in situ, lors de leçons données en classe. Le programme complet qui s’est étalé sur une période de trois mois, a été adapté en prenant en considération les conditions difficiles dans lesquelles travaillent ces enseignants en milieu rural. Deux journées de formation théorique avaient au préalable permis de réunir les enseignants à Diego Suarez pour que ces derniers puissent prendre connaissance du kit. Puis les formateurs d’Azimut et du SAGE sont intervenus à trois reprises dans les salles de classe de chacune des six écoles pour que les enseignants puissent observer différentes façons d’utiliser le kit. Les enseignants ont ensuite donné une leçon de leur choix à l’aide du kit auprès de leurs élèves.

blog - 05 janvier 2017 2de2Pour boucler le programme de formation, chaque école a mis en œuvre une action environnementale de son choix (plantation d’arbres fruitiers, création de jardins potagers, réhabilitation et sécurisation de bornes fontaines) afin de renforcer les exemples illustrés durant la formation pour la protection des ressources naturelles environnantes. Les instituteurs témoignent des premières réactions favorables : « Certains de nos élèves plantent des légumes de leur propre volonté dans le potager de l’école et à la maison. Ils sont aussi beaucoup plus impliqués dans le nettoyage de l’établissement ».

« Forger les élèves à devenir acteurs pour l’environnement et sensibilisateurs au sein de leur communauté », telle est l’ambition avec laquelle la promotion du Kit MAD’ErE a été initiée en septembre 2017. Lors de la réunion de capitalisation, les efforts déployés par Azimut et l’ONG SAGE durant le processus de formation ont été salués par les instituteurs qui ont bénéficié de la formation. L’utilisation du kit constitue pour eux une approche pédagogique à la fois ludique, pratique et éducative. Les instituteurs sont unanimes : tous les élèves ont participé aux animations avec attention et enthousiasme.

À présent, les écoles visées désirent s’approprier le kit MAD’ErE. Étant donné leurs ressources financières limitées, une requête collective a été adressée à l’ONG SAGE en vue de les appuyer à financer l’achat de six kits en 2018, au coût de 400 000 MGA chacun.

Kit MAD’ErE : Les enseignants du District Diego II en pleine action pour la première utilisation

Dans le cadre de la promotion du kit MAD’ErE (un outil didactique d’éducation à l’environnement créé en 2007 par le Programme d’Appui à la Gestion de l’Environnement de la coopération allemande à Madagascar) l’ONG Azimut et le SAGE ont effectué un suivi de son application les 15, 16 et 17 novembre 2017 dans six Ecoles Primaires Publiques (EPP) situées près de la Nouvelle Aire Protégée Ambohitr’Antsingy-Montagne des Français (NAP AA MdF). L’objectif poursuivi par Azimut et le SAGE était d’évaluer l’aisance des enseignants dans l’utilisation du kit en classe.

Photo-pour-artcl-Kit-WebEn octobre 2017, une dizaine d’instituteurs et quatre représentants pédagogiques de la CISCO du District Diego II ont reçu une formation à l’emploi du kit MAD’ErE. Les EPP ciblées étaient celles d’Andavakoera, de Betahitra, d’Ambodimanary, d’Andranomanitra, de Mahagaga et d’Ampandriakilandy. Les enseignants de ces six écoles ont par la suite expérimenté l’utilisation du kit dans leurs classes respectives. Des sujets relatifs à l’environnement, concordant avec le programme scolaire national, y ont été traités avec la participation animée des élèves. La particularité des leçons illustrées par les enseignants à l’aide du kit était le lien effectué avec la situation environnementale au niveau local. Parmi les sujets mis en exergue il y avait : le rôle des plantes dans la protection contre l’érosion, la faune et flore dans la NAP AA MdF, les problèmes de l’eau.

Les premiers constats sont positifs. Les élèves ont été réactifs par rapport aux problèmes soulevés dans les cours. Ils se sont exprimés correctement avec les supports illustrés du kit. Selon l’agent de développement socio-environnemental auprès de l’ONG Azimut, les enseignants ciblés ont adopté le kit comme outil d’appui à leur enseignement et ce malgré que leurs écoles ne disposaient pas encore de tout le matériel didactique approprié. Ces enseignants sont d’avis que les messages environnementaux transmis par le canal de cet outil pédagogique suscitent chez leurs élèves l’intérêt pour la protection des ressources naturelles et pour leur bonne gestion.

Web4Pour le SAGE, le kit MAD’ErE permet une approche de sensibilisation susceptible de rejoindre les adultes, principaux responsables de la dégradation de la NAP AA MdF. En effet, le kit a été conçu pour inciter les élèves à intervenir auprès de leurs proches et de leurs parents.

Fin 2017, Azimut appuiera le SAGE dans la recherche de financement pour la mise en place d’un programme plus approfondi de suivi et d’évaluation du kit durant une année scolaire complète.

Un exemple de participation bénévole qui profite à tous

blog - 07 août 2017Six jeunes bénévoles âgés de 19 à 24 ans ont prêté main forte à l’ONG Azimut et à la startup CUITOU dans la réalisation d’une étude de marché sur les équipements de cuisson domestiques utilisés par les ménages de la commune urbaine de Diego Suarez.

Après avoir reçu une courte formation dans les bureaux d’Azimut, Anderson Leven Lenda, Jean Jacque Cilu Ramahefa, Jurélie Chamina Georges, Laurent Arimazy, Marielle Tombosoa et Willi Lalaina ont animé l’enquête auprès de quatre associations de femmes de quartier de l’ONG Cœur et Conscience. Grâce à leur aide plus d’une centaine d’enquêtes ont pu être réalisées le 22 et le 23 juillet 2017.

Ces six jeunes travaillent habituellement comme pair éducateur auprès de l’ONG Population Services International (PSI Madagascar).

Leur mission consiste à sensibiliser les jeunes de 15 à 24 ans de Diego Suarez sur les mesures de prévention et de traitement des IST et du SIDA, sur les conséquences de la sexualité précoce et de l’avortement, et enfin sur les méthodes de Planning Familial et de dépistage de certaines maladies.

Un grand merci à vous tous !

Conseil pour accroître son employabilité : Comme ces six jeunes, faire une action bénévole ponctuelle dans son temps libre permet de se démarquer des autres et d’enrichir ses expériences et son réseau de contacts.

Une étude de marché peu coûteuse et innovante pour des start-up à Madagascar

blog - 4 août 2017 2de2Mener une étude de marché sur l’utilisation des équipements de cuisson domestiques à l’échelle d’une ville composée de plus de 33 000 ménages requiert du temps et des ressources humaines considérables. Toujours en quête d’innovation et d’inspiration pour des startups rencontrant des contraintes similaires, l’ONG Azimut a décidé de mener son enquête en contactant différents groupements de personnes à travers la ville de Diego Suarez (Antsiranana).

Au total ce sont 436 personnes qui ont répondu à l’enquête, réparties en 20 groupements différents : associations de femmes, centres de formation, et salariés d’entreprises et d’organismes divers.

Chaque groupe rencontré était divisé en deux sous-groupes. L’un composé de personnes utilisant le réchaud amélioré, l’autre de personnes utilisant uniquement un type de réchaud traditionnel. Une fois le matériel d’enquête distribué, un animateur était assigné à chaque sous-groupe pour guider les répondants dans le remplissage des questionnaires et pour répondre aux éventuelles questions.

blog - 4 août 2017 1de2Mission accomplie pour Azimut et la startup CUITOU dans le cadre de cette étude marketing : la taille de l’échantillon obtenu pour une population composée de 33 000 ménages et un risque d’erreur de 5%, apporte un niveau de confiance d’environ 95%.

À présent, il s’agit d’entrer et d’analyser ces données afin de mieux appréhender les habitudes culinaires des ménages de Diego Suarez, leurs préférences sur la gamme de réchauds proposés sur le marché, et leurs craintes à adopter des équipements de cuisson économes. À l’issu de cette étude, la startup CUITOU espère proposer des produits qui soient conformes aux besoins et aux préférences des ménages de la commune.

Un grand merci est adressé à Félicia Fety, Giorgia Masiello et Mbolanosy Botsilahy, stagiaires bénévoles au sein de l’ONG Azimut pour avoir organisé et mené cette étude avec brio !