Suivi du système de gestion des déchets en mer d’Émeraude


Rats et déchets sur l’ilot Suarez

Jusqu’en 2013 les rats proliféraient sur l’îlot Suarez en mer d’Émeraude. Ils se disputaient les déchets déversés dans les décharges sauvages situées à l’arrière des paillottes où s’abritaient les touristes et leurs guides pour le repas du midi. L’augmentation constante du nombre de visiteurs sur l’ilot Suarez en mer d’Émeraude, site écotouristique du nord de Madagascar, s’accompagnait d’un accroissement correspondant des déchets. La population des rats était devenue importante au point de perturber l’excursion des visiteurs. L’état des lieux était devenu un frein au développement harmonieux de l’activité touristique. Tous, touristes, tours opérateurs, et guides souhaitaient une intervention.

Gestion des déchets

En avril 2013, une campagne de nettoyage de l’îlot accompagnée de la mise en place d’un système de gestion des déchets a été réalisée grâce à Laurène Laham, stagiaire à Azimut, et à Julda Milatianjary, animatrice à l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS).

Les acteurs locaux ont été sensibilisés aux dangers que représentaient les décharges sauvages à la fois pour l’environnement et pour la poursuite de leurs activités.

En février 2014, l’équipe d’Azimut au grand complet s’est rendue sur l’îlot Suarez. Accompagnée d’Audrey Gueho, coordinatrice du volet rural et écotourisme au sein du Conseil Général du Finistère, et de Julda Milatianjary, l’équipe a effectué une inspection du système de gestion des déchets mis en place en avril 2013.

Des résultats jugés fort satisfaisants

De bonnes surprises étaient au rendez-vous. À l’emplacement du bac à ordure, les déchets recyclables étaient entreposés dans des contenants séparés. Le sol était propre. On ne retrouvait plus de déchets sous le couvert végétal. Les trous à ordures n’abritaient plus que des déchets destinés à l’enfouissement ou à être brûlés. Le tri des déchets de cuisine mis en place en 2013 était respecté par l’ensemble des utilisateurs du site. Les panneaux de rappel avaient toutefois souffert des intempéries. Les odeurs étaient quasi absentes. Pas un seul rat n’a été aperçu autour des paillotes…

Des nombreux facteurs peuvent expliquer cette diminution de la présence des rongeurs : ou bien c’est la cérémonie du joro, réalisée en 2012, demandant aux ancêtres d’éloigner les rats présents sur l’îlot ou bien c’est la diminution draconienne des déchets derrière les paillotes, ou bien c’est la recrudescence de la végétation due à la saison des pluies…

Le bilan a été jugé fort satisfaisant par le comité de gestion de la mer d’Émeraude qui s’est réuni le 26 février 2014.