Laurène Laham : une animatrice bourrée d’idées


Depuis son arrivée à Diego Suarez, Laurène Laham, stagiaire Azimut n’a pas chômé. Elle s’est attaquée à concevoir un système de gestion durable des déchets sur l’îlot Suarez en mer d’Émeraude qui puisse être implanté dans un contexte où les ressources monétaires et matérielles sont rares. L’îlot Suarez est un site de rêve qui accueille chaque année des touristes de plus en plus nombreux. D’une superficie de 41 ha, situé à peine à une heure de barque de Diego Suarez, cet îlot est inhabité durant la nuit.

Les gestionnaires et utilisateurs du site n’ont pas été sensibilisés à la cueillette des déchets abandonnés par les excursionnistes qui arrivent sur l’îlot dans les barques des guides ou celles des agents touristiques. Les déchets sont laissés dans des fosses ou à peine dissimulés derrière la plage sous le couvert de la végétation dense.

La situation sanitaire y est devenue problématique. L’esthétisme du lieu en souffre.

Laurène Laham et les membres de l’équipe de l’Office Régional du Tourisme de Diego Suarez (ORTDS) qui s’intéressent à la gestion communautaire des îlots de la mer d’Émeraude ont rencontré de nombreuses associations qui se préoccupent de l’environnement. Des coopératives d’artisans se sont montrées intéressées à récupérer certaines des matières laissées sur l’îlot pour la fabrication d’objets (bijoux de fantaisies, jouets, etc.). Une petite entreprise nommée Ecologik Mada récupérerait ces matières sur la terre ferme pour les vendre ou les transformer. Il faudra motiver les guides pour qu’ils trient les déchets produits et former l’agent d’entretien présent sur l’îlot pour assurer le compostage des matières organiques.

Laurène prévoit organiser un atelier pour motiver les associations, les coopératives et les quelques entreprises et une journée de fabrication en équipe des poubelles et d’un composteur géant. Elle a prévu le parrainage par les guides pêcheurs d’enfants handicapés pour pérenniser le transfert des connaissances sur la gestion de ces déchets.

Une fraction des droits de 5000 Ariary dont s’acquitte chaque touriste qui se rend sur l’îlot Suarez devrait assurer la mise en place des projets de Laurène. Une réunion de l’ensemble des acteurs est prévue pour le 22 février. Il s’agira de présenter le budget nécessaire pour la réalisation de ces activités et de débattre du schéma de gestion proposé par Laurène et ses collaborateurs de l’ORTDS.